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Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la déconstruction                     Derrida, la déconstruction
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida  
Pierre Delayin - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Idixa, 2004-2009, Page créée le 28 août 2005

[Derrida, la déconstruction]

Autres renvois :
   

Derrida, l'indéconstructible

   
   
                 
                       

En entrant dans le langage courant, sous son propre nom ou d'autres comme celui de déconstructivisme, la déconstruction a-t-elle perdu son tranchant? Peut-être pas, car elle est toujours aussi difficile à définir : ni une analyse, ni une critique, ni une interprétation, ni une méthode, ni une thématique, etc... Derrida semble avoir utilisé toutes les ficelles de la théologie négative pour éviter qu'elle ne se fige dans une positivité. La déconstruction n'est rien, en tous cas rien de substantiel, jusqu'au moment où elle produit l'événement qu'on n'attend pas.

Alors : Qu'est-ce que la déconstruction? On ne peut pas l'enfermer dans une question sur l'Être. Certes, elle interroge le logos, les institutions sur lesquelles il repose et tout ce que la voix présente peut charrier : vérité, être, vie, discours, écriture courante, certitude, etc..., y compris les éléments les plus usuels comme le mot ou le signe. Mais ces éléments sont transformés. Il ne s'agit pas d'expliquer, mais de déplier, de rendre compte de l'héritage dont le texte est le gardien. Pour cela Jacques Derrida introduit d'autres concepts : l'archi-écriture (où se défont les significations), la trace, la lettre, le gramme, l'autre.

Pourtant, une fois, il s'est risqué à une définition. La déconstruction, a-t-il dit, c'est Plus d'une langue. En laissant en elle une figure auto-interprétative déployer sa nécessité, sans se soumettre à quelque méta-discours que ce soit, elle s'apparenterait à une sorte de traduction qui ferait, à sa façon unique et idiomatique, survivre les oeuvres de la tradition.

Pourquoi déconstruire? Parce que le processus est déjà entamé. L'événement a déjà lieu, dans notre présent, il affecte l'expérience même du lieu. Ça se déconstruit. On le constate (entre autres) pour la politique, l'art ou la littérature. Dans toute oeuvre, il y a de la déconstruction. La science, la technique, l'informatique, le machinisme et les médias entretiennent les turbulences qui déstabilisent l'écriture. Le cinéma y contribue par sa technique du montage/démontage. Puisque le mouvement est lancé, puisqu'il se passe aujourd'hui, autant le chevaucher et ne pas s'arrêter en route, y compris en déconstruisant la déconstruction.

Comment philosopher en déconstruisant le logos? Par une pratique double, à la fois intérieure et extérieure au logocentrisme.

- de l'intérieur, en s'appuyant sur les coins négligés du texte (une mémoire déjà à l'oeuvre dans l'oeuvre), sur ses apories, sur ses résonances (le commentateur déconstruit le texte en le laissant intact), sur les spectres qui gisent dans le langage, sur les auteurs qui ont anticipé son mouvement (comme Marx ou Freud), sur le potentiel qu'il met en oeuvre, et aussi en critiquant les appareils théoriques qui résistent à la déconstruction (par exemple le structuralisme). Cette phase de renversement est indispensable. Elle fait glisser les éléments du système jusqu'au point où ils s'épuisent.

- de l'extérieur, quand les systèmes sont désorganisés. Il ne s'agit pas alors de déconstruire l'archive, mais le principe même de l'archive. Un seul auteur ni un seul texte n'y suffisent pas. Il faut travailler leurs écarts, déplace et renverser l'ordre conceptuel, intervenir sur des restes, des concepts qui résistent à l'organisation dominante.

La déconstruction accompagne une crise qui semble emporter tous les systèmes d'oppositions. Cette crise est linguistique, et aussi machinique. La volonté moderne de tout calculer, de tout programmer y compris l'invention, ouvre paradoxalement le chemin de l'émergence de l'événement irréductible, singulier.

Plus qu'une critique, la déconstruction est une expérience de l'impossible. Son axiome est l'ouverture de l'avenir. Ses règles sont le respect de la différence de l'autre, le refus de faire du texte une totalité close, la décision de ne rien soustraire aux questions déconstructives. Se laissant contaminer, parasiter par cela même qu'elle déconstruit, elle s'écrit au futur, mais sans maîtriser ce futur. Elle prépare la venue de l'autre, sans l'inscrire dans un horizon préalable.

La déconstruction a toujours été à l'oeuvre. Prendre acte de l'illégitimité des frontières et distinctions, accueillir l'étranger, l'hôte incompréhensible qui arrive sans prévenir et parle autrement, décloisonner, c'est chaque fois nouveau, mais chaque fois un projet infini, quasi messianique. Dans le cas de Jacques Derrida, elle est née d'un "être-juif" exilé, sans demeure, que d'autres avaient déjà exploré comme Aboulafia. Mais elle peut naître ailleurs, dans d'autres contextes.

Et en plus, sans vouloir en faire une ultime justification, on peut ajouter que, quoiqu'éloignée de toute mystique et sans prétendre à l'extase, elle peut donner du plaisir.

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Propositions

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La déconstruction n'est pas une méthode : elle est l'ouverture d'une question, c'est-à-dire rien

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L'axiome de la déconstruction, ce à partir de quoi elle s'est toujours mise en mouvement, c'est l'ouverture de l'avenir

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Si j'avais à risquer une seule définition de la déconstruction, je dirais sans phrase : "plus d'une langue"

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L'émergence d'une écriture non phonétique inaugure la déconstruction de toutes les significations du logos, dont celle de vérité

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La forme du livre est désormais soumise à une turbulence générale : en l'interrogeant pratiquement, le procès d'écriture doit aussi la démonter

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La déconstruction est une pensée de l'origine et des limites de la question : "Qu'est-ce que?"

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On n'explique pas un texte, mais on peut rendre compte de son héritage, le "déplier"

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Si la déconstruction est toujours déjà à l'oeuvre dans l'oeuvre, il suffit de faire oeuvre de mémoire pour savoir déconstruire

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La pensée déconstructrice de la trace se porte au-delà de l'opposition entre le travail vivant et le spectre

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La déconstruction, qui se donne pour tâche l'expérience de l'autre comme invention de l'impossible, ne désire pas le possible, mais l'impossible

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La déconstruction est une stratégie sans finalité qui énonce au futur le sens ou le contenu conceptuel de ce qui a déjà été écrit

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Déconstruire la déconstruction, ce serait pousser aussi loin que possible un discours hyper-athéologique, tout en ne cessant de méditer la culture abrahamique

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Le messianique en général (sans contenu) est la structure formelle, indéconstructible, de la promesse émancipatoire, qui conditionne un autre concept du politique et de la démocratie

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De la déconstruction, il y en a toujours à l'oeuvre dans les oeuvres - elles se déconstruisent elles-mêmes

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Il y a, dans la déconstruction, une figure auto-interprétative [auto-affection] qui n'impose sa nécessité qu'en accumulant les forces qui tentent de la refouler [auto-immunité]

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Le champ textuel marqué par la déconstruction est groupé : un seul auteur est incapable d'y pratiquer l'écart de la dissémination, il est impossible d'y "faire le point"

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[La déconstruction s'apparente à une traduction nécessaire et impossible, interdite et imposée, dont la tâche serait de faire survivre et croître les oeuvres de la tradition]

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Décloisonner, c'est rouvrir la plaie de ma circoncision, cette scission sublime

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La déconstruction est le processus même de l'"avoir-lieu" : l'enregistrement de cette "chose", la trace qui trace, là où l'événement affecte l'expérience du lieu

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Une déconstruction conséquente est une pensée de la singularité, donc de l'événement

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Chaque événement de déconstruction est singulier, au plus près possible d'un idiome ou d'une signature

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Le développement accéléré du cyberespace, de la nouvelle topologie du virtuel, affecte l'expérience du lieu et produit une déconstruction pratique du politique

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L'exercice de la responsabilité, théorique et éthico-politique, prescrit de ne rien soustraire a priori aux questions déconstructives

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La déconstruction s'est construite comme une démarcation à l'égard du structuralisme

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Le mot est l'unité de la phonè et du sens; il fonde le privilège de l'être, qui ne résiste pas à sa déconstruction

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L'époque de l'opposition de la vérité et de l'apparence est un temps historique déconstructible

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"Il faut la vérité", comme "il faut du langage", et comme "il faut parler" -, mais il faut aussi déconstruire la vérité

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Déconstruire, c'est se préparer à la venue de l'autre : le laisser venir, "invenir", hétérogène et incalculable

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La déconstruction est une singulière aporie qui se laisse contaminer, parasiter par cela même qu'elle déconstruit

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La justice est indéconstructible

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Avec la déconstruction, quelque chose arrive à la langue : jouissant d'elle-même, elle accueille un hôte incompréhensible qui l'oblige à parler autrement

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Dans l'événement aporétique, la parole s'affecte du dehors, sa valeur d'acte et de vérité se déconstruit

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En donnant à lire comme symptômes les textes de notre culture, le travail de déconstruction donne un grand plaisir

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Il reste à penser ce qui se passe aujourd'hui, dans la modernité, au moment où la déconstruction devient un motif

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Remettre en question le signifié transcendantal, c'est reconnaître que tout signifié est aussi en position de signifiant; c'est déconstruire, avec le signe, tout ce qui lie notre culture

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Dans la logique spectrale, la déconstruction trouve son lieu le plus hospitalier, au coeur du présent vivant

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La stratégie générale de la déconstruction est double : intervenir en renversant les hiérarchies; désorganiser les systèmes en explorant les écarts

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La déconstruction n'est pas une décision volontaire ni un commencement absolu : elle s'entame selon des lignes de force localisables dans le discours à déconstruire

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Les mouvements de déconstruction ne sollicitent pas les structures du dehors; ils n'ajustent leurs coups qu'en habitant ces structures

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La déconstruction comporte une phase indispensable de renversement afin de s'emparer des moyens d'intervenir dans le système

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Déconstruire, c'est faire glisser les concepts jusqu'à leur point de non-pertinence, leur épuisement, leur clôture

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La déconstruction a une structure de double marque (double lecture, double écriture et double science) : l'une intérieure au logocentrisme (système d'oppositions), l'autre extérieure

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La déconstruction ne consiste pas à passer d'un concept à un autre, mais à renverser et déplacer un ordre conceptuel - qui peut s'articuler à un ordre non conceptuel

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La déconstruction est une intervention qui greffe sur d'anciens concepts des restes résistant à l'ancienne organisation, irréductibles à la hiérarchie dominante

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Les deux règles de la lecture critique : respect du droit à la différence de l'autre; ne pas faire du texte une totalité close et indéconstructible

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[La déconstruction ne revient pas à un sujet, à un moi ou à une conscience : ça se déconstruit, c'est en déconstruction]

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La littérature ou l'art sont souvent porteurs d'une déconstruction générale à quoi résistent les appareils conceptuels

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Dans le mot "déconstruction", les portées grammaticale, linguistique ou rhétorique sont associées à une portée machinique

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La déconstruction se distingue d'une analyse ou d'une critique en ce qu'elle touche à des structures, des institutions et pas seulement à des discours et des représentations

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Le concept même du politique est en cours de déconstruction

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Nul mieux que Freud n'a éclairé et déconstruit le principe archontique de l'archive

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Le discours de Derrida n'est pas psychanalytique, car il touche au fonds textuel auquel Freud a puisé et n'a cessé de se référer

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L'appareil théorique de Lacan, marqué par le logocentrisme de la parole pleine et de la vérité, résiste à une déconstruction générale

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La logique de la spectralité est inséparable du motif de la déconstruction

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Pour rendre compte des effets de virtualité, simulacre et spectralité, il faut que la déconstruction inscrive la possibilité de renvoi à l'autre, hétérogénéité, différance

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Il y a entre l'écriture déconstructive et le cinéma un lien essentiel : couper, coller, composer, monter des textes et des citations

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L'évolution technique (ordinateur, Internet, images de synthèse) entretient une demande de déconstruction inégalée

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La déconstruction d'un texte littéraire n'est pas une traduction, mais un geste qui laisse sonner, résonner, le texte de l'auteur

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Il y a deux façons d'être fidèle à l'esprit du marxisme : critique et déconstruction

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La déconstruction n'a jamais été marxiste, pas plus que non marxiste, quoique fidèle à un certain esprit du marxisme

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Le "messianique", c'est laisser venir l'autre, s'exposer à la surprise absolue de sa décision, sans rien en attendre

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Avec la reproduction photographique, la valeur d'unicité et d'authenticité de l'oeuvre d'art se trouve déconstruite et cesse de dissimuler le politique comme tel

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L'héritage européen n'est pas un patrimoine, c'est un potentiel inépuisable de crise et de déconstruction

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Derrida déconstruit, comme Aboulafia, le nom commun de dieu (Adonaï) pour construire le nom indicible (Yhvh)

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Quand Derrida se réfère à la tradition juive, sa fidélité est celle de la déconstruction

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La déconstruction derridienne résulte de la sécularisation des théories de la Cabale sur le texte

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Il a fallu l'expérience directe de frontières et de distinctions illégitimes pour élaborer la déconstruction

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L'"être-juif" déconstruit la distinction entre authentique et inauthentique, voire toute distinction conceptuelle

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Une exigence interne à la déconstruction conduit Jacques Derrida à se tourner vers l'autre, le tout-autre

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Pour laisser intact le texte qu'il commente, le déconstructeur doit signer son commentaire

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