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| Le récit de l'Orloeuvre | |||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le retour de Danel Qilen | Le retour de Danel Qilen |
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| Sources (*) : |
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Fables orloviennes | Fables orloviennes |
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| Ouzza Kelin - "L'Orloeuvre, dont nul ne répond", Ed : Galgal, 1988-2012, Page créée le 21 décembre 2004 |
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Danel Qilen | [Le Retour de Danel Qilen] |
Danel Qilen |
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Autres renvois : | |||||||||||
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L'Orloeuvre, dont nul ne répond |
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Après une longue absence, voici Danel Qilen de retour à Paris. Heureux de retrouver cette ville où il a vécu autrefois, il ne sait pas ce qu'il va faire, n'a aucun projet précis. Il commence par marcher sans but, à l'aveugle, dans des rues qu'il ne reconnait pas, repérant parfois un immeuble vaguement familier mais incapable d'établir une connexion avec ses souvenirs, jusqu'au moment où, par le plus prévisible des hasards, c'est devant la maison où il avait vécu qu'il finit par passer. Il hésite, se dit que c'est une mauvaise idée, mieux vaut ne pas faire le fantôme où le spectre en ces lieux débarrassés de toute trace de lui, mais la porte est ouverte et la tentation trop forte, il entre et découvre avec stupéfaction, dans son ancien atelier agrandi et transformé en loft, une foule de gens discutant à voix basse, certains debout, d'autres assis autour de tables en bois, d'autres encore couchés sur des lits de camp. Un homme âgé, tout plissé de rides, lui souhaite brièvement la bienvenue et l'abandonne sans lui donner aucune explication. La maison qu'il avait habitée est devenue un vaste forum où tous ces gens semblent débattre de sujets sans relation entre eux. Qu'est-ce que ça veut dire? Soudain un lit de camp se libère, il se couche et écoute. Le temps passe, une heure, deux heures, dix heures, il se rend compte qu'on peut rester ici aussi longtemps qu'on le souhaite. Il ressort une fois, deux fois, fait le tour du pâté de maisons et revient, d'abord un jour, puis deux, puis trois, puis ne songe plus à trouver un autre endroit. Au début personne ne s'occupe de lui. Peu à peu certains s'habituent à sa silhouette, d'autres le reconnaissent, sympathisent avec lui comme Garance. Il est tellement habitué à la solitude que ces échanges le perturbent. Il ne se dévoile pas, comme s'il devait absolument cacher qu'il avait vécu là, dans le temps. (Danel) A la première parole, ils entendent mon accent, ils se demandent d'où je viens mais ils n'osent pas me le demander. Je ne les encourage pas, je temporise, jusqu'au moment où je laisse entendre que je viens de quelque part, là-bas, en Asie centrale. Ils voudraient plus de précisions, alors je dis un mot, Ouzbékistan. Ils reconnaissent vaguement le nom mais ne savent pas où c'est et n'ont jamais entendu parler de la langue qu'on y parle. J'évoque Samarcande où j'ai traîné mon ennui. Ah! disent-ils. Je suis soulagé, leur curiosité paraît satisfaite. - Ouzza : Garance lui servira d'entrée en matière, avant que quelques autres ne lui filent dans les doigts. Quand elles lui demandent de raconter son enfance, là-bas, il les contente avec des anecdotes - et son français suffit pour qu'il puisse prétendre avec une certaine crédibilité qu'il vit ici depuis longtemps, qu'il n'a plus de nouvelles du pays natal, que ce pays lui est devenu plus étranger encore que la banlieue de Paris. (Danel) Ne comptez pas sur moi pour vous donner le détail de ma biographie. D'abord, quand je dis que j'en ai oublié la plus grande partie, je ne mens pas; et ensuite, qui me prendrait au sérieux? Je suis comme un fou échappé de l'asile. - Ouzza : Pendant deux ou trois semaines, Danel restera passif, réticent à prendre part aux discussions, jusqu'au jour où, après une controverse où la chycalyse aura été vigoureusement mise en question, il s'isolera avec Albert. C'est alors qu'il commencera à s'inscrire dans le flux, à prendre part aux discussions. (Danel) De toute ma vie, je n'ai jamais rien eu à proposer. Aucune orientation, aucun choix, aucune décision. Je ne me sentais ni motivé, ni engagé à quoi que ce soit. Certains ont cru qu'en participant aux débats du Cercle, je me transformais, j'évoluais. Mais c'était exactement le contraire : je m'installais sur le bord de la rivière, les pieds dans le courant, et je donnais l'illusion de me laisser entraîner. - Albert : Je me suis tout de suite aperçu que quelque chose clochait. Quand je lui ai demandé quelle était sa langue maternelle, il a cafouillé. Son accent était bizarre, indéfinissable, je n'ai pas cru un instant à son origine ouzbek, et il n'a pas cru un instant que je le croyais. Ce grand gars blond, plutôt malingre, n'avait pas non plus l'air d'un russe. (Danel) Jusqu'alors, le temps ne m'avait jamais affecté. Il ne s'arrêtait pas. J'étais persuadé que rien de nouveau ne pourrait arriver, que chaque recommencement ne ferait que reprendre le précédent et qu'il ne se passerait rien. Et voilà où nous en sommes : ça s'est interrompu. Il n'y a rien eu d'autre que ça, rien à penser que l'arrêt d'un arrêt. - Ingfrid : Le plus étrange dans son aventure est qu'elle finisse par se confondre avec celle du Cercle. Comment expliquer ça? Rien ne l'explique, rien ne le justifie. Le voici qui, sans le savoir, s'inscrit dans l'Orloeuvre, le voici qui voit d'un autre oeil la collection de Karen. Le voici qui prend part à cette fabrication à laquelle il ne s'intéressait pas, à ce projet auquel il ne croyait pas. Le voici qui s'interroge sur ce temps où il vit, un temps qui devient subitement, à sa grande surprise son Contemporain. (Danel) Je serais, selon eux, le seul ici à pouvoir être son propre narrateur. Non seulement je parlerais pour moi, mais en plus je raconterais de l'extérieur ma propre histoire. Cela est-il possible? Est-ce qu'ils réussiront à m'imposer cette première personne qui m'est complètement étrangère - et qui d'ailleurs, peut-être, n'existe même pas? |
-------------- Propositions -------------- -Nous supposerons que le premier jour est vide. Ce sera notre superstition -Les ruminations de Danel Qilen, extrait n°1 -Les ruminations de Danel Qilen, extrait n°2 -La réception de Bendito Sapintza -Bienvenue dans l'Orloeuvre! où la brisure se fait voix -Les touristes sont des êtres invisibles qui rendent visite au néant -[Je suis égaré dans l'espace. Qui m'accordera l'hospitalité?] -Tous ceux à côté desquels tu es passé, tu t'efforceras de les rencontrer -Le sac de Garance -La musique est une louange, qu'on écoute avec les lèvres -La psychologie amoureuse de Danel Qilen -Les fantasmes sont des objets clos qu'on peut enfermer dans une boîte -Toute controverse ou postulation, quelle que soit sa source, s'inscrit dans la généalogie de l'Orloeuvre -Danel Qilen trompe la solitude de la nuit -La solitude est monstrueuse, car elle invente un vide que Dieu n'a pas conçu -Garance et Danel enlacés -Danel prend conscience de son désoeuvrement -[La chycalyse est une cure analytique, qui tire sa dynamique de la production d'oeuvres] -Le loft est hanté par des spectres qui n'ont laissé aucune trace visible -L'histoire de Laaqib -Le repas de Matricia Dentyar -Prémonition -J'habite où on me fait entrer -L'errant n'appartient qu'à une terre peuplée, car on ne peut errer sur la mer -En finir avec l'errance (Danel Qilen, 2007-2012) [CDH] -Un visage connu -La personnalité de Gert -L'Agence MultiLingues -On ne revient pas dans une terre maternelle, ce serait un inceste -Le fou rire de Garance -Je suis l'errance; l'errance de l'errance; la seule errance, l'errance seule -"Que veux-tu?" -Que suis-je pour toi? -La conception involontaire -Aucun homme, individu ou collectivité n'a de droit sur quelque terre que ce soit -Danel croise Liliane, déjà porteuse et pas encore mère -J'ai porté le fardeau d'une voix incorruptible -Retrouvailles |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Sources RDQParcours AV.RCI RECEGParcoursCB.RCI DanelParcoursBB.PFA ZX_RDQParcours Rang = ZZ_BIB_Qilen_DanelGenre = - |
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