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Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'autre                     Derrida, l'autre
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Galgal, 2004-2013, Page créée le 1er avril 2006

[Derrida, l'autre]

Autres renvois :
   

Derrida, le tout-autre

   

Derrida, l'hospitalité

   

Autrui, l'autre, le prochain

                 
                       

Souvent Derrida évoque l'autre, mais quel autre? Ni le petit autre (le prochain en tant qu'il est présent), ni le grand Autre supposé (il relèverait de la métaphysique), mais l'autre de la différance, l'autre lieu, celui de l'"hétérogène en général".

Un ami mort dont le souvenir résiste au deuil, une feuille qui se replie sur elle-même, un non-lieu à partir duquel penser la philosophie, un espacement, un subjectile, telles sont quelques figures de cet autre. S'il est irréductible, c'est parce qu'il ne peut pas être posé. Son identité ne se ferme pas sur elle-même.

Tout vivant accueille en lui un autre hétérogène, singulier, dont il est incapable de retrouver la trace. Cet autre peut laisser un sillage, mais il peut aussi s'effacer, se perdre. Avant tout lien social, avant la langue, dans un lieu désertique, sans route, sans chemin, il s'adresse à lui, il lui fait crédit, il lui dit "oui", et même deux fois oui. Quand il le combat, il se combat lui-même (auto-immunité).

Cet autre nous angoissera toujours. Il ne sera jamais un prochain. Il est incalculable. Il promet, il donne, il décide de la loi, soutient les croyances et la vision, mais il reste irréductible. On peut toujours tenter de s'y identifier; il est impossible d'en faire son deuil.

Face au texte, voici un autre texte qu'il faut accueillir. Je peux l'accueillir car j'ai fait en moi-même l'expérience de la division et de l'auto-affection. Car si l'autre m'entend parler, je m'entends aussi, et si je me touche, je touche aussi un autre. Il s'imprime en moi comme une autre présence.

L'autre est celui qui ne saurait ni avouer, ni partager avec nous son secret - sauf de manière chiffrée, encryptée, inaccessible, comme un schibboleth.

Présent/absent, l'autre est spectral. Dans la vie courante, on ne s'adresse à lui qu'indirectement, même si la pensée nous y engage. Il faut un autre geste, une hantologie qui anticipe le tout-autre dans sa dissymétrie infinie. Il n'y a éthique que si l'autre est présent comme absence, dissimulation, différance - on peut alors l'aimer.

Dans les concepts dits "éthiques" avancés par Derrida, c'est à cet autre irréductible que j'ai affaire, pas à celui de la vie courante. Par exemple dans la visitation, quand je me transforme pour lui, au risque de perdre mon identité; dans l'hospitalité, quand j'évite toute question sur l'autre; dans l'ouverture messianique à l'autre auquel je dis "Viens", quand je lui ouvre l'avenir; dans l'éthique à venir, quand c'est l'autre qui est ma loi. Quelle est la meilleure manière, la plus respectueuse et la plus donante, de se rapporter à l'autre? Il n'y a pas de réponse générale. Il faut bien vivre, comme Il faut bien manger. Aucune règle définitive, pré-établie, ne donne la réponse. Même quand elle prétend à l'universel, la justice (si elle est inconditionnelle) ne s'adresse qu'à la singularité de l'autre.

Il serait impardonnable d'ignorer l'autre qui implore, dont la demande muette, infinie, insupportable, exige la justice. On ne peut se soustraire à sa loi.

Quand vient l'autre humanisme, celui de l'autre homme indéterminé, j'apprends à vivre. La justice puise sa source dans sa singularité, le respect et la tolérance dans son altérité infinie.

L'autre n'est jamais évident. Il faut l'inventer - par l'émergence d'un mot ou d'une image, comme dans la psychanalyse ou la photographie, ou par l'arrivée d'un événement imprévu, inouï, un surgissement dans la poésie ou dans l'art. L'autre qui surgit alors n'est pas celui qui est déjà inscrit dans la langue. C'est une extériorité incalculable, oblique, qui se dit dans une autre langue, une autre syntaxe.

Entre altérité et itération, il y a un lien qui n'est pas seulement étymologique. Dans l'écriture, la marque porte en elle son autre (re-marque), et c'est l'autre qui la déchiffrera, dans son contexte, selon une autre loi. Il est en elle mais il surgit du dehors, comme un pharmakon.

Si la pensée philosophique - à laquelle Derrida se rattache, même s'il préfererait ne pas en faire le lieu de son travail - est grecque, alors la pensée derridienne ne peut éviter d'invoquer l'autre du Grec : le Juif.

 

 

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Propositions

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L'espacement est l'impossibilité pour une identité de se fermer sur elle-même : c'est l'irréductibilité de l'autre

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La différance est l'accueil de l'autre en-dedans

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Un "oui" primaire, incompréhensible et ineffaçable, marque avant la langue et dans la langue qu'il y a de l'adresse à l'autre

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Il n'y a pas d'éthique sans présence de l'autre comme absence, dissimulation, détour, différance

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Travaillée par une division, l'opération d'auto-affection accueille l'autre

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La pliure est une auto-affection : chaque pli déterminé se plie à figurer l'autre et à re-marquer ce pli sur soi de l'écriture

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L'auto-affection du moi est comparable à l'onanisme : altérer la présence en restituant une autre présence qui n'est que représentation, supplément, altération

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Dans la structure générale de l'auto-affection, l'opération du touchant-touché accueille l'autre

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Un sujet n'est possible que par un double mouvement : une auto-affection qui, en lui, produit le monde - et la répétition immédiate en l'autre du "s'entendre-parler"

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On ne peut retrouver la trace singulière, originaire, archivante, celle de l'autre en soi, car à l'instant de son impression, elle ne se distingue pas encore du support

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Le moi vivant est auto-immune : il accueille l'autre en-dedans et dirige, pour lui-même, ses défenses contre lui-même

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Le spectral, ce sont ces autres, jamais présents comme tels, ni vivants ni morts, avec lesquels je m'entretiens

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En disant "Oui", je m'engage et je signe, je réponds à l'interpellation d'un autre en lequel je crois

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[Derrida, l'identification : une structure parergonale hantée par le double, le Je et l'autre Je]

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"Apprendre à vivre", c'est respecter la loi de l'autre (promesse et fidélité) selon la triple anagramme : respect, spectre, sceptre

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L'arrivée de l'autre est toujours incalculable

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Il y a deux sortes de justice : celle qui fait droit (calculable); celle qui ouvre la dissymétrie infinie du rapport à l'autre (incalculabilité messianique du don)

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Pour que l'autre reste l'autre en moi, il faut que le deuil soit impossible : ni incorporation, ni introjection

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L'autre est celui qui ne partage pas avec nous son secret

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La philosophie de Jacques Derrida est la philosophie de l'"hétérogène en général", qui est la condition de l'hospitalité

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Une écriture est une marque déchiffrable par un autre : elle est constituée par son itérabilité

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La tâche urgente, c'est d'inscrire une trace dans le texte tout en faisant signe vers un autre texte

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L'itérabilité de la marque ne laisse intacte aucune opposition; elle porte en soi son autre, sa re-marque qui la parasite et lui interdit de sa rassembler auprès de soi, de se réapproprier

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Par une extension réglée du concept de texte, la dissémination inscrit une autre loi des effets de référence : dans le texte, le réel sort de son trou

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Jacques Derrida s'efforce d'interroger la philosophie depuis le lieu où elle se réfléchirait comme autre qu'elle-même, un non-lieu qui lui serait radicalement irréductible

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Pour parler du nom de Dieu, il faut inventer une autre langue et une autre syntaxe

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[Derrida : le "pharmakon" est ce qui, surgissant du dehors, force le vivant à avoir rapport à son autre, au risque d'un mal d'allergie]

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"Oui oui"; tout discours est entre deux "oui", celui qui s'adresse à l'autre pour lui demander de dire oui, et le oui d'un autre, déjà impliqué dans le premier "oui"

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La pensée, comme mémoire pensante, défie toute appropriation; préoccupée par un autre irréductible, elle pense à la limite de l'intériorité

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Dans l'imprévisible surgissement poétique de l'art, de l'artifice ou de la liberté, se produit un événement inouï, impossible : l'invention de l'autre

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L'espacement ne désigne rien : c'est l'index d'un dehors, d'une hétérogénéité, d'un mouvement qui indique une altérité irréductible

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Dès lors que l'autre résiste, qu'il apparaît comme autre en-dehors de nous et en nous, nous sommes voués à la mémoire

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"Autre" n'est ni une forme de présence, ni un être : c'est l'inscription de ce qui ne peut pas être posé

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Le subjectile est une figure de l'autre, il figure l'Autre

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Un lieu désertique d'extrême abstraction rend possible, ouvre et infinitise l'autre par un lien fiduciaire

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Le concept de trace est coextensif à l'expérience du vivant en général : dès qu'il y a renvoi à l'autre ou à autre chose, il y a trace

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En photographie, l'effet de réel tient à l'irréductible altérité d'une autre origine du monde dont émane un regard, en un point zéro de l'apparaître

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La justice s'adresse toujours à des singularités, à la singularité de l'autre, malgré ou en raison même de sa prétention à l'universalité

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Il faut penser l'événement à partir du "Viens" qui se dit à l'autre et qui ouvre un espace messianique

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La justice puise sa source dans ce qui doit se rendre à la singularité de l'autre : antérieure à tout présent, plus ancienne que la mémoire même, elle vient comme l'avenir

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Dans l'hospitalité sans condition, l'hôte qui accueille évite toute question sur l'identité de l'autre

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La question posée par la loi d'hospitalité infinie : "Il faut bien manger", c'est : "Quelle est la meilleure manière, la plus respectueuse et donnante, de se rapporter à l'autre?"

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Il y a "visitation" (hospitalité pure) quand l'autre n'est ni invité, ni attendu, et que je dois me transformer pour lui

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Quand le visiteur arrive (au sens messianique), un autre absolument inattendu m'expose au danger de perdre mon identité

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On peut désormais penser une "autre tolérance" comme scrupule, retenue, respect devant la distance de l'altérité infinie

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Là où s'achève un concept de l'homme, l'humanité pure de l'autre homme ou de l'homme autre commence comme loi de la loi - promesse messianique sans contenu

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La loi est fondée sur un événement performatif, une décision de l'autre dans l'indécidable, qui ne peut appartenir à ce qu'elle institue

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La topique de la crypte suit une ligne de fracture qui va d'un lieu où le mot-chose exclu, innommable, est gardé (non-lieu, hors-lieu, for) vers un autre lieu

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La demande de l'autre - muette, infinie, insupportable - n'est pas seulement une imploration, c'est aussi une figure de la loi qui exige la justice

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Pour Lévinas, l'altérité de l'autre est absolument irréductible, tandis que pour Derrida, il n'y a pas de concept d'autrui

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Pour Rousseau, l'origine métaphorique du langage renvoie nécessairement à une situation d'angoisse, de déréliction et d'effroi devant la rencontre d'un autre menaçant

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Dès la naissance, on porte la responsabilité du crime de l'autre, d'un mal que personne ne saurait avouer, sauf à se confesser en confessant l'autre

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L'altérité ou l'extériorité sont des concepts qui à eux seuls ne débordent pas la philosophie : il faudrait pour cela le mouvement inouï d'un autre qui ne serait pas son autre à elle

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La circoncision, on peut la mettre en oeuvre : c'est aimer l'autre absent (le prépuce)

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La déconstruction, qui va toujours "avec" quelque chose d'autre, introduit dans tous les champs un principe de contamination, de transfert ou de traduction

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Schibboleth est la marque chiffrée du pouvoir différentiel que nous partageons avec l'autre

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La vision de l'oeuvre est conditionnée par le regard ou la voix d'un autre, spectateur supposé qui est, lui, dérobé à la vue

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S'il y a un art de la photographie, il donne droit à l'autre, il l'invente

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L'autre du portrait reste irréductible, il résiste à toute intériorisation, subjectivation, idéalisation

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Le "messianique", c'est laisser venir l'autre, s'exposer à la surprise absolue de sa décision, sans rien en attendre

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La pensée de la déconstruction n'est ni grecque, ni juive; et pourtant c'est une pensée de cet autre du Grec : le Juif en tant qu'autre

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Le mot circoncis "Schibboleth" est promis à l'autre, dans son absolue dissymétrie, pour qu'il passe la porte

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