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Le récit de l'Orloeuvre

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'oeuvre accueille l'autre                     L'oeuvre accueille l'autre
Sources (*) : L'archi - oeuvre               L'archi - oeuvre
Tavleen Elswar - "Tensions vers l'autre appui", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 février 2012

 

Forge sacree (Louis Soutter, 1937-42) -

L'oeuvre allie à "autre chose"

[Une oeuvre n'est oeuvre que si elle accueille l'autre en elle]

L'oeuvre allie à "autre chose"
   
   
   
Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida Un concept d'oeuvre de Jacques Derrida
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Il arrive que l'oeuvre accueille l'autre. Je dis "Il arrive" car (1) il arrive que cela n'arrive qu'une fois, une seule (2) lorsque ça arrive, on n'est jamais sûr que ça arrivera une autre fois.

Parfois ce qui est dit "oeuvre" est une sorte de placement ou de prévente - le signataire la propose dans l'espoir qu'elle plaise au plus grand nombre ou aux faiseurs d'opinion. Il fabrique l'oeuvre pour qu'elle soit accueillie; mais il y a accueil et accueil. Cet accueil-là n'est pas l'accueil de l'autre, c'est l'accueil de soi. [Certains faiseurs d'oeuvre, comme Louis Soutter (voir ci-contre) se moquent des faiseurs d'opinion. Il ont l'art de se maintenir dans un tel état d'indécision que, pour eux, oeuvrer et ouvrir l'oeuvre à l'autre ne fait aucune différence. C'est pourquoi j'évite ce mot, artiste, et je préfère celui de faiseur d'oeuvre].

On ne sait jamais comment l'autre se manifeste ou se manifestera dans l'oeuvre. Ce peut être par une angoisse, une inquiétude, un sentiment de beauté, ou au contraire une confiance excessive, injustifiée. Ce qui surgit alors peut difficilement être repéré, désigné, nommé, car c'est du mouvement même de l'oeuvre qu'il surgit, de son auto-affection. En parlant en son nom propre, l'oeuvre parle aussi au nom d'un autre (d'un étranger, d'un tout autre). Ce qu'on découvre n'était pas déjà là, présent, caché quelque part, mais l'événement même, l'acte de donner qui produit l'autre, qui l'invente, quel que soit le support : poésie, conversation, théatre, geste, promenade, dessin, bricolage, peinture, histoire d'amour, souci de l'autre (care) ou encore photographie (et je ne parle pas ici de la photographie d'"art" ou professionnalisée, mais de n'importe quelle photographie).

 

 

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Propositions

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[Une oeuvre ouvre, en s'auto-affectant, une quasi transcendance, un monde]

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Le poème parle en son nom propre, le plus propre, mais toujours depuis l'espérance de parler au nom de l'Étranger, au nom d'un Autre et, qui sait?, d'un tout Autre

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Dans l'imprévisible surgissement poétique de l'art, de l'artifice ou de la liberté, se produit un événement inouï, impossible : l'invention de l'autre

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Pour peindre ou dessiner, Louis Soutter se mettait dans un état d'indécision qui ouvrait la voie à toutes les transformations imaginables

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[Dans la beauté, ce qui se donne à jouir est un non-savoir irréductible, le secret d'une pure productivité dépourvue de sens et de finalité]

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[L'oeuvre ne s'écrit, ne se lit, ne se voit ou ne s'entend qu'une fois, une seule]

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[Une oeuvre ne se transmet pas, ni ne s'expose, ni ne se présente, ni ne s'explique : elle se donne]

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[Dans une photographie dépourvue de légende, le rapport à l'autre génère une productivité infinie]

 

 

 


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