Derrida
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Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la loi, le droit                     Derrida, la loi, le droit
Sources (*) : Derrida, auto - immunité               Derrida, auto - immunité
Jacques Derrida - "Force de loi - le "Fondement mystique de l'autorité"", Ed : Galilée, 1994, pp94-95

 

Photo prise a Paris le 12 avril 2011 (P. Delayin) -

Derrida, la différance

Il y a quelque chose de pourri au coeur du droit : une contamination différantielle qui ruine les oppositions, une déconstruction à l'oeuvre

Derrida, la différance
   
   
   
Derrida, la déconstruction Derrida, la déconstruction
               
                       

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Jacques Derrida cite un passage du texte de Walter Benjamin, Critique de la violence : "il y a quelque chose de pourri au coeur du droit"(ou de corrompu dans la traduction de Maurice de Gandillac, Oeuvres 1 p223). Ce quelque chose condamne le droit, le ruine d'avance. Quoi? la distinction entre les deux types de violence, fondatrice et conservatrice, est transgressée. Il en est ainsi, par exemple, pour cette institution ignoble qu'est la police (dit Benjamin, qui écrivait en 1920, après la répression terrible des mouvements révolutionnaires allemands). Mais le problème (dit Derrida), c'est que cette distinction dont Benjamin affirme qu'il faut absolument la préserver est elle-même contestable. La violence fondatrice ne disparaît pas immédiatement après sa mise en oeuvre. Dès son irruption, cette violence s'inscrit dans une structure d'itérabilité qui la garde, l'altère, la promet à la tradition, à l'héritage, au partage. Elle appelle à la répétition, qui est aussi la répétition de la force. Il y a en elle une force de déconstruction, de contamination différantielle, qui la condamne au détournement, à la perversion du droit, voire à une sentence de mort [à ce droit, fondé sur la violence, succèdera un nouveau droit]. La même force qui voudrait préserver l'Etat contribuera à re-fonder un autre Etat.

On retrouve cette corruption dans le droit de grève ou le droit de la guerre. A l'intérieur du droit, la violence hors la loi se déploie. S'il y a transgression, c'est devant la loi.

 

 

Aucune légalité préexistante ne justifie la violence fondatrice, qu'une décision exceptionnelle a imposée, dans l'instant insaisissable d'une révolution, d'une guerre ou d'une grève générale; mais pour cette même raison, elle est difficile à critiquer. Puisqu'il s'agit d'un nouveau droit, sur quelle base pourrait-on la critiquer? Et si un événement exceptionnel a pu l'imposer, pourquoi la violence ne contaminerait-elle pas encore le droit, ne brouillerait-elle pas encore les distinctions actuelles?

- Mariette : C'est à partir de cette corruption, de cette pourriture au coeur du droit, c'est à partir de là qu'il pourrait y avoir aussi un ébranlement de la fidélité. Si tout l'édifice ne tient qu'à cette croyance dans le droit, ce n'est pas au droit qu'il faut s'attaquer, c'est à la croyance.

 


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