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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le lieu du Galgal | Le lieu du Galgal |
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Ouzza Kelin | Ouzza Kelin |
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| Ouzza Kelin - "Récits épars du Galgal", Ed : Galgal, 1988-2007, Page créée le 3 mai 2006 |
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L'Orloeuvre | [Galgal est le lieu où s'écrit l'Orloeuvre (la grande oeuvre idixienne)] |
L'Orloeuvre |
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Galgal est un mot hébreu dont les sens sont multiples. Dans la bible, il désigne des localités énigmatiques, et aussi les roues du char d'Ezéquel. Pour nous, il est le nom d'un endroit situé à Paris, quai de l'Idve, surnommé le loft. Le scripteur s'y rend parfois pour méditer. Cet endroit a été fondé jadis par Albert Egakis, Bendito Sapintza, Georges Dabouy et Jacques Bardoul. Le cinquième fondateur, Laaqib, a disparu. Depuis des lustres, Valentin Servanne y occupe la fonction du scribe. On y croise des gens de toutes professions et de tous statuts : thérapeutes (Emilia Dengerfeld, Saphira Beilotshill), universitaires (Mahalia Heph, Jonas Cadoudal), médecins (Gérard Sith), traducteurs (Frédéric Chétiac), critiques d'art (Manuelle Astorba, Achille Vanzetti), un poète reconnu (James Bodden) et quelques poètes clandestins, deux flics (Habib Djirouh et Arsène Gaillour) et aussi un franc-maçon (Gaëtan Bertineau) - le seul qui soit ouvertement déclaré. Comme dans tout groupe, on trouve quelques étudiants (John Fergusson et Dick Mullison) et l'inévitable journaliste (Gil Aelligam). Nul ne sait combien d'histoires d'amour se sont nouées entre les caves voûtées, le vaste loft et les petites chambres du grenier. C'est là qu'Angeline Lafauchais a rencontré Prigent Romulart. Bertille n'y vient plus depuis longtemps, mais son amie Sophie Persipeau y passe ses journées. Elena Terblom y a croisé Danel Qilen (le personnage qui fournit le fil conducteur de l'histoire). Péronne Corrillaut et Madou Tafhy N'gorane y ont trouvé un lieu réconfortant. C'est là aussi que Juliette et Eugène Silénius ont à nouveau partagé quelques moments d'amitié après des décennies de séparation. Les origines aussi sont variables. Tjara Omshak et Tavleen Elswar, par exemple, (ainsi que Malavika) viennent toutes deux du sous-continent indien - simple hasard qui n'implique pas d'autre convergence entre elles. Juscelino Pinto est un vrai brésilien (comme Armando et Iemanjo) et Jorge Leonardo un peu moins, bien qu'il en ait la nationalité. D'autres, comme Arno Dengerfeld, vivent encore à l'étranger. Ouarda Ben Zeni est palestinienne. Matricia Dentyar reconstitue dans le Cercle ses communautés d'origine. Le loft n'est pas qu'un lieu, c'est la matrice de l'Orloeuvre. Ceux qui y viennent en sont les acteurs et les auteurs : ils questionnent à la façon de Nadège Tecrine, enseignent comme Guideon Berto ou se prennent pour des prophètes (sur ce plan, Hubert Donoissy est moins crédible qu'Alexandra Darcansse). Peut-être le chroniqueur du lieu (Ouzza Kelin) est-il en définitive son seul vrai prophète. Mais, comme l'affirme et le réaffirme Markus Monyok, chacun reste une personne. Il y a les fous, les allumés, les branleurs et les silencieux (Grégoire Fannis). Garance Miller participe un peu des quatre, ce qui lui permet de remplir sa boîte. Iemanja Omulu dos Santos a l'étrange capacité d'occuper toutes les places à la fois. Le Galgal invite chacun à s'inscrire dans la lignée qu'il s'est choisi. Mais le sens du mot lignée peut être très variable. Pour Gert Binveels, c'est celle des libertins, pour Ruth Shararii, c'est celle d'un peuple, pour Stéphane Eladdus, celle d'un destin familial. Pour ce qui concerne Melissa Makantobina, c'est de hantises qu'il faudrait parler. On peut aussi rencontrer au Cercle de vrais milieux familiaux. Exemple : Ernest Egakis, Estelle, Christelle et Iphianassa, qui sont frères et soeurs, vivent différemment les mêmes drames. Dans le cas du trio de l'image (Ozzy Gorgo, Nicu Oracinescu, Harald Hardrada), le Cercle fonctionne comme une vaste galerie d'art. C'est là que Karen Deryiceu a exposé pour la première fois sa collection. Toutes les initiatives sont les bienvenues. Sébille Auch y défend ce qu'elle appelle l'artSansVoix (en un mot). Nikita Bavel et Pascual Pariselli y ont monté une performance. De tout cela Jean-Yves Davy (un autre genre de chroniqueur) rend compte. Le temps du Galgal est circulaire. La même année (2007) s'y répète, mais jamais identiquement. Ce mystère dont Michael Teelmiss s'est fait l'interprète a quelque chose de musical. D'ailleurs il y a aussi des musiciens au Cercle, dont Armando Benjoz. Iasna Grez s'y efface dans l'harmonie, des cycles entiers s'y achèvent, comme celui de Pauline Nemeau. Mervyn Chally dénonce ce caractère circulaire qu'il désigne sous le nom de logologie. Quelques thèmes traversent le Galgal : la voix, le retrait, le Contemporain. On peut se spécialiser dans l'un d'eux ou tous les envelopper, comme semblent y réussir Nata Tsvirka ou Sergueï Dmytryk. Mais la plupart du temps, il y a une certaine spécialisation. Max Uryos, Jim Livetski et Susuke Shitima s'intéressent aux temps actuels. Nimos Kefa, Nina Messham et Ignace Lequedeur y ont développé leur théorie de l'espace vocal. Aristide Pollano est le scribe du Grand Livre de la Voix. Assez nombreux sont les Galgaliens qui s'occupent d'informatique ou de l'Internet. C'était le cas d'Ingfrid Pollano - qui a fait venir certains de ses anciens collègues, dont Amarante Helavy. C'est aussi le cas d'André Dautierre, de François Damier ou Shutong Quo, qui est le webmaster du Cercle. Parmi les scientifiques, outre Mahalia déjà nommée, il y Yolande Quicherat qui est astronome. Herbert Silinov, cet inventeur fou, ne peut pas vraiment être qualifié d'homme de science. Rien n'interdit d'y mener des combats, individuels ou collectifs. Aïlée Lasqin y lutte contre la solitude, Iphianassa Dentyar en faveur de l'hospitalité. Madjiguène Caffrey y défend ce qu'elle appelle la vie, et Mariline Coopers l'émancipation (de qui? ce n'est pas très clair). Maria Ramos voudrait inventer un nouveau genre de socialisme. Mais le résultat est plus qu'incertain, comme le soutien Charles Marzem. On peut se parler sans aller dans le même sens. Elias Oester dénonce les contradictions du monde, mais les préfère encore à une unité factice. Marcel Teghise pense qu'on peut en tirer quelques avantages, Antoinette Magard en prend acte, tandis que Shanda Lossleev rêve d'une réconciliation. Laurent Cordelier parle de réparation, et agit activement dans ce sens. Malgré la présence de quelques économistes comme Malavika Jibreel, personne ne s'intéresse à l'économie, et les quelques représentantes de la grande bourgeoisie (Carole et Sandrine Hargone ainsi que Jacaline Glevenors de Courtepierre) ont d'autres chats à fouetter. Léo Melbou se contente d'en rire. Mais revenons à l'art. Aelia Laelia a une sorte de complicité intime avec la photographie. Ce n'est pas que ses convictions qui sont impliquées, c'est son corps. Cécile Loth aussi montre sur son corps son goût du kitsch. Son genre d'engagement est aux antipodes des jeux de simulacres qu'affectionne Sherman MacCoy. Au final, que cherche-t-on au Cercle? Lucien Coërmer n'hésiterait pas à donner la réponse la plus banale : la sagesse. Eutocie Neyier, praticienne de la naissance parlerait de soutenir et de prolonger les filiations. |
-------------- Propositions -------------- -Galgal est un mot hébreu qui signifie "roue" et aussi "dévoilement" -Le guél est la pratique mystique de la Cabale qui fait tourner (gal) la voix dans une sphère vibratoire -La même racine hébraïque "gal" signifie l'exil (galout) et la rédemption (gueoula) -L'exil d'Israël (galout) comprend trois éléments : éloignement de la terre, dispersion, perte de l'indépendance -Idve est le point d'absence inoccupé à partir duquel se construit la grande oeuvre idixienne -Le Galgal est meguila (rouleau), et non pas sefer (livre) : il demande pour être ouvert de l'effort et du temps -Le téli est un axe dans le néant et le galgal est la sphère du temps, comme il est dit : "La voix de ton tonnerre dans la sphère" -La Cabale apparaît avec la distinction du galouï (déjà dévoilé) et du nistar (encore caché) -Le gal du dévoilement est la 33ème composante de l'intellect, au-delà des 32 chemins abstraits de la connaissance -Dans Glas, Derrida focalise son analyse de Genet sur la syllabe GL, GAL : syllabe matricielle autour de laquelle résonne la musique du texte -A chaque fois que Saül entre en rapport avec Yhvh, un lieu est désigné : le Galgal (guilgal, ou ghilgal) -Gal (guimel - lamed), composante du Galgal, a pour valeur 33, ce qui correspond à l'âge de la mort de Jésus, qui est mort sur le Golgotha -Aucun Galgalien n'est étranger à l'art -[A partir de Valentin Servanne] |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Ouzza HebGalgal AA.BBB OuzzaParcoursAX.GAO PGFParcoursBC.GAL |
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