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Mervyn Chally                     Mervyn Chally
Source :                

Page créée par le scripteur le 22 décembre 2001.

[A partir de Mervyn Chally]

   
   
   
                 
                       

Né en Angleterre dans une famille de la petite bourgeoisie, Mervyn a eu une jeunesse ordinaire. Il a appris le métier de dentiste qu'il a exercé quelques mois dans la sinistre ville de Manchester. Il lui a fallu peu de temps pour détester et la ville, et le métier, et pour fuir d'abord à Londres, puis sur le continent.

Mervyn n'est pas l'inventeur de la logologie, il en est le continuateur. Son inventeur est beaucoup plus connu : Jean Dubuffet. Régulièrement, il va se recueillir dans le Cabinet Logologique des Falbalas, à Périgny-sur-Yerres près de Paris, où se trouve l'ancien domicile du peintre et le siège de sa fondation. Dans ce Cabinet, Mervyn médite des journées entières. Il ne fait pas qu'y méditer, il y invite des amis, y discute et parfois s'y masturbe sans restriction, en compagnie de Manuelle Astorba qui partage avec lui le même genre de goût. C'est là qu'il a ourdi la grande controverse connue sous le vocable de délire logologique.

Son autre passion occupe une place assez spéciale dans sa vie et dans l'élaboration du Galgal. Il rédige un journal que chacun peut consulter sur Internet. Pendant longtemps il ne s'en vantera pas beaucoup, mais un jour il laissera tomber le secret, et tous se mettront à la lecture.

 

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La relation de Mervyn avec ce mot, logologie, qui devint son emblème, était ambivalente depuis le départ. Il ne défendait pas la logologie, mais était persuadé qu'on ne pouvait pas y échapper. Cette relation s'est chargée peu à peu d'ironie, d'humour, d'esthétisme, un peu comme le rapport de Schwitters avec le mot Merz, issu de la Commerzbank. Peu à peu, l'idée d'autonomie, à laquelle il avait cru dans sa jeunesse, lui est apparue de plus en plus ridicule. Qu'on l'imagine dans le travail, dans les loisirs, dans la psychologie, dans la vie amoureuse ou sexuelle ou même dans la voix, lui est apparu comme un symptôme, le symptôme d'une radicale inadéquation de l'époque qui était aussi son propre symptôme, dont, par les moyens de la critique et aussi de l'art, autonome ou pas, il allait enfin pouvoir se débarrasser.

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