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TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Autonomie de l'art                     Autonomie de l'art
Logologie               Logologie  
Mervyn Chally - "Le délire logologique du Contemporain", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 24 septembre 2007

[En se voulant autonome, l'art répète le geste religieux dont il s'émancipe]

Autres renvois :
   

Autonomie, logologie

   
   
                 
                       

C'est probablement l'une des définitions les plus pertinentes de l'art moderne : un art qui se veut autonome. Telle est sa volonté (si l'art peut en avoir une) ou l'impératif auquel il se soumet, quitte à aller pour cela jusqu'à l'anti-art. Mais le résultat n'est pas convaincant. Plus il s'affirme autonome, plus l'art est représentatif de son époque, celle de l'ipséité, de la logologie et des fantasmes d'autoréférence en tous genres, et plus il apparaît comme une expérience de l'hétéronomie ou de l'altérité.

Autonomie est un mot-écran. Il en cache d'autres comme pureté, présence, esthétique, et aussi beauté. Ce mot se rattache à l'un des versants de l'auto-immunité derridéenne : le propre, l'indemne. Il engage dans une logique de type religieux. L'art est de plus en plus épuré, jusqu'au point où il n'est plus qu'un nom propre.

Le désir d'autonomie est une face visible de cette Chose qu'est l'art. Elle masque, ou désigne, ou témoigne de l'existence d'autres faces. Une oeuvre dite autonome se retranche du monde, elle s'en écarte, elle se pose comme hétéronome. Elle témoigne d'une dissonance.

L'autonomie a un coût. Ce que l'art gagne en autonomie, il le perd quelque part : en poids spirituel, en puissance mythique, en influence, etc... S'il gagne quelque chose, par exemple en puissance financière, il perd en autonomie.

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Propositions

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Dans le projet moderniste d'autonomie de l'art, l'art est défini par sa réduction progressive à ses conditions nécessaires et suffisantes

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La pureté de l'oeuvre d'art autonome, auto-affirmée, témoigne de la dissonance d'un monde non réconcilié

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Antinomie du modernisme : plus on accentue le "propre de l'art", plus on est conduit à assimiler ce "propre" à l'expérience d'une altérité radicale

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L'anti-art est le sens absolu de l'art, la preuve de son autonomie et la vraie dignité de l'art pour l'art

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La logique de l'art moderne / contemporain est auto-immunitaire : plus il affirme son autonomie, sa présence, plus il s'auto-détruit

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Le beau appartient à la substance même de l'esprit : il est autonome et originaire et réside dans la création pure

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Par la beauté, qui est intuition sensible, nous saisissons les limites de l'homme, mais aussi sa nature et son destin, qui est de s'affirmer comme être fini, individu autonome

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L'esthétique totalise l'oeuvre d'art en une chose autonome, apparemment close sur elle-même, qui n'a plus d'action dynamique

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En gagnant son autonomie, l'art a perdu sa puissance mythique

     


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