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TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Martine Mardolle                     Martine Mardolle
Source :                

Page créée par le scripteur le 16 mai 2001.

[A partir de Martine Mardolle]

   
   
   
                 
                       

Martine n'est ni belle ni laide, ni spécialement bien faite ni spécialement mal faite. Pourtant elle attire les hommes, c'est certain. Pourquoi? A cause de son évidente féminité, de son immédiateté, d'une sorte de dimension brute (une absence d'apprêt) qui, littéralement, fait bander. Evidemment, ce ne sont que les hommes qui bandent. Elle, elle n'en jouit pas, bien au contraire.

Faire bander, ça ne suffit pas à faire une existence, et même pis, ça défait le peu d'existence qu'elle a. Car Martine se demande souvent si elle existe. Partout où elle est, partout où elle passe, elle se pose cette question. Elle interroge son coiffeur, ses copines, son amant du jour (car plus elle attire les hommes, moins elle est capable de les garder), son psychanalyste (Max Uryos), son miroir et même son chat, tous font semblant de la rassurer, mais ils changent immédiatement de sujet, ce qui conforte ses doutes.

A force de connaître échec sur échec, elle a fini par se replier sur elle-même. Elle se considère comme handicapée et touche même une pension pour ça; sa vie se résume à des allers-retours quotidiens entre son domicile et le quai de l'Idve et aux emails désespérés qu'elle envoie quotidiennement à Max dans le cadre de sa cyberanalyse.

 

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Son mot-fétiche son mot favori, c'est le vécu. Pour elle, l'espace vocal de Nimos est le résultat d'une explosion qui s'est produite avant tout dans le vécu des gens. On ne peut pas la décrire, on peut juste la ressentir intimement. Il faut pour cela surmonter ses blocages. Martine se fait une spécialité de ce genre d'engagement. Elle se transforme en une sorte de prêtresse du vécu, pour une nouvelle religion sans livre sacré ni rituel, où toute forme d'affect, d'expérience immédiate, serait dotée de propriétés presque miraculeuses, et où tout support est bon pour les véhiculer. Toute expérience artistique y ramène y compris le web (pour autant qu'il puisse y avoir une expérience artistique sur le web). Pour désigner cela, en utilisant des mots sans trahir le vécu, Martine a inventé un genre de phrase assez spécial, l'assendit, qui se vit dans l'assentiment du vécu. L'enjeu pour elle est immense : sans cela, elle douterait de sa propre existence, sans cela, elle ne vivrait pas dans son époque.

Souvent Martine se présente comme féministe, dans la mesure où elle est prête à s'identifier sur le champ à tous les émois de toutes les femmes. Mais ce type de féminisme en énerve plus d'une.

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