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Jean-Yves Davy                     Jean-Yves Davy
Source :                

Page créée par le scripteur le 9 août 2001.

[A partir de Jean-Yves Davy]

   
   
   
                 
                       

Il est marié avec Estelle, une des filles d'Albert Egakis, dont il est donc le gendre; mais il n'a jamais eu beaucoup de sympathie pour lui.

C'est un beau garçon, grand, blond, habillé de manière souvent extravagante, une sorte de dandy comme on n'en fait plus.

On ne sait pas exactement ce qui l'a prédisposé à devenir un écrivain à succès. Peut-être simplement le désir d'être célèbre. Ou bien son imagination, débordante, qui devait trouver un exutoire.

Son comportement est assez paradoxal : à la fois opportuniste, prêt à tout pour se faire valoir, et en même temps positif et créatif quand il en a envie. A la fois propre et correct dans le cadre de son système et incroyablement audacieux quand il s'est mis à écrire et qu'il lui a paru évident qu'il devait, à chaque fois, changer de nom de plume (ce qui ne l'a jamais empêché d'écrire toujours au même endroit, dans le même café du quartier de la Bastille).

Il ne prémédite pas ce qu'il écrit. C'est comme ça. Un jour il écrit d'une façon, le lendemain d'une autre, il n'y peut rien. Il écrit et entasse ses manuscrits dans une malle. Après, il les donne à éditer sous des noms différents, ceux qui lui passent par la tête. Ou il les publie directement sur des sites Internet. Le plus surprenant est que ça marche : il y a des lecteurs. On ne compte plus ses pseudonymes (ou hétéronymes?). Il y en a 72 recensés. Albert Carigne, Richard Roa, Alphonse de Campagne, Bernard Sarosse, le baron Teitigneux, chacun a une personnalité différente. Il y en a même qui ont lancé des mouvements littéraires, le recoupementisme par exemple, d'autres qui ont créé des revues au titre peu clair (Eurydice). Derrière, il y a toujours le même écrivain prolifique : Jean-Yves Davy, qui ne signe presque jamais de son nom mais qui finit quand même par être connu, on ne sait trop comment, et par gagner beaucoup d'argent. Son encrier percé est une source inépuisable.

 

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Jean-Yves a autant d'idées qu'il utilise de pseudonymes dans les romans qu'il écrit. Il faut que ça circule! dit-il. Il est un geyser perpétuel. Pour lui l'Orloeuvre est une vaste construction auto-créée et auto-entretenue, dont il se fait le commentateur. Dans cette fonction, il ne concurrence ni le scribe Valentin, ni le narrateur Ouzza, car c'est uniquement sous l'angle de l'art qu'il se place. Il s'émerveille que tout l'art contemporain puisse s'incarner dans une dimension du Galgal, et que chaque Galgalien y ait sa part unique. Il s'émerveille qu'il y ait tant d'interprétations, d'analyses et de critiques possible. Puisqu'à toute oeuvre il faut un cadre, alors soyons ce cadre.

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