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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le logos, logocentrisme                     Derrida, le logos, logocentrisme
Sources (*) : [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)               [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 14 septembre 2005 [La] matrice derridienne (ce qui va s'en dire)

[Derrida, logos, logocentrisme, phonocentrisme, phallogocentrisme]

[La] matrice derridienne (ce qui va s'en dire) Autres renvois :
   

Derrida, la raison

   

Derrida, le phallus

   

Derrida, la métaphysique

Derrida, l'esprit

                 
                       

1. Qu'est-ce que le logos?

Posée ainsi, la question présuppose un certain type de réponse : on ne peut répondre à une question sur l'être [du logos ou de n'importe quelle autre chose] que par une formulation du type "S est P" [le mot "est", troisième personne du singulier du verbe être - la "copule"]. C'est cela le logos : à chaque énonciation du verbe être, il se déploie comme unité de la pensée et de la voix. En grec, le mot signifie "parole". Il ne prendra que plus tard le sens de raison, jugement, concept, définition, rapport, énoncé, discours. Parler, c'est montrer, rendre manifeste, faire voir quelque chose comme quelque chose, et aussi énoncer oralement, en mots, par la voix (la phonè). Quand on parle, on s'entend-parler. Entre la bouche et l'oreille, on perçoit sa propre intention d'expression. C'est ainsi que le logos apparaît à lui-même. Dans la parole vive, le sens se constitue, l'être se rassemble auprès de soi.

Jacques Derrida nomme phonocentrisme cette proximité de la voix et de l'être où le logos se produit par auto-affection, de son propre chef, dans l'évidence vraie de la présence à soi-même. Quand le logos s'entend, il a toujours raison. Sortant de soi, il se reprend en soi.

Le phonème est le plus idéal des signes. N'ayant pas de sens en lui-même, il est disponible pour l'intention expressive, la conscience. Avec la phrase, le mot ou l'écriture phonétique, il est pris dans une logique de maîtrise d'où le corps sensible s'efface. Avec le retrait du corps, le retrait du signifiant libère la conscience. L'énigme de la voix, c'est qu'elle procure une maîtrise dont l'efficience ne s'explique ni par la physiologie, ni par la phonétique, ni par la phonologie, ni par aucune science objective - car c'est par elle que l'objet se présentifie, se spiritualise, dans un lieu idéal, hors-monde. L'espace phonétique échappe à la finitude, il n'est borné que par ses propres capacités cognitives ou techniques. En ce lieu se loge tout ce qui dit "J'existe" : l'intériorité du cogito, la pensée, l'intellect, l'âme, et aussi, éventuellement, la folie.

 

2. Père/fils, frère, phallogocentrisme.

Par principe, la chose qui parle d'elle-même n'a pas à rendre compte de ce qui rend raison. "Moi, la vérité, je parle", dit-elle. A travers la parole, elle se garantit comme pratique, éthique et institution.

Il n'est pas de logos sans un sujet parlant, présent, avec sa voix qui garantisse en son nom propre la vérité de ce qui se dit. Cette place est celle du père (ou de l'autorité, ou de Dieu), d'un père vivant à côté du fils-logos. Ce n'est pas le logos qui est le père (puisque le logos est le fils), c'est qu'il faut un père, un sujet parlant, avec sa voix, pour qu'il puisse y avoir logos. Cette présence d'un père vivant qui fonctionne comme origine et se tient debout à côté du fils, est une assistance, un garant de la vérité du logos. Pour s'inscrire dans une tradition, une filiation, les fils ne peuvent se passer de son assistance ni de l'organisation hiérarchique qui va avec.

Dans la Trinité chrétienne, l'être, la vie, le père et le fils s'unifient. Par la bouche de Jésus, fils de Dieu, c'est son père, plus grand et plus haut que lui, qui parle. Seul le père peut attester, déclarer ou révéler que cette filiation est légitime. Le père-fils devient logos infini.

A partir du logos, quand quelqu'un répond en son nom propre, on peut penser la paternité, la procréation, la transmission de la vie, la relation père/fils, le rapport cause/effet, etc. Cette figure du père (pater) est aussi celle du bien (agathon), du chef, du capital ou de ses produits. C'est là, en ce lieu idéal qui garde le lien inconscient au désir de l'autre, que s'articulent voix, logos et phallus. Le phallogocentrisme est l'édifice qui préserve la dimension transcendantale du phallus, pure présence, prothèse, spectre, fétiche, supplément absolu et aussi érection du rien. Pour préserver la force de la raison, il faut garder intacte sa puissance, sa vitalité. La foi repose sur l'espoir d'un continuel accroissement de cette présence vivante. Elle exige pour se maintenir une double exclusion : la castration, et la figure de la femme. En idéalisant un phallus indivisible, Freud ou Lacan concourrent à cette exclusion.

La vérité du logocentrisme est circulaire. C'est le discours qui revient au père. Toute semence peut être disséminée, mais pour rester légitime, elle doit pouvoir être réappropriée, revenir à la paternité. Le mot même de signifiant y reconduit.

 

3. Histoire.

S'exposant, s'écrivant, le logos diffère de lui-même. Par le détour d'une écriture, il s'inscrit dans l'histoire. Qu'il s'agisse de politique, d'onto-théologie, de philosophie (de Hegel à Heidegger) ou de linguistique (y compris l'opposition signifiant/signifié de Saussure), l'histoire de l'Occident, devenue histoire de la raison, reste enracinée dans cette métaphysique où la face intelligible du signe, opposée à sa face sensible, est tournée du côté de l'esprit.

Cette construction n'est pas universelle. Elle est propre à une certaine aire historico-culturelle (l'Europe, pour simplifier) où se sont rassemblées les traditions bibliques et philosophiques. Sous le déguisement de la raison, de l'entendement ou de la logique, le logos impose, par la force, sa souveraineté, son autorité, son hégémonie. Avant la problématique du verbe divin, même les textes de l'Ancien Testament sont réinterprétés comme de simples variantes d'un logocentrisme supposé universel.

Ainsi s'est constituée une "zooanthropolitique" (la domination du logos sur la vie), ou encore une "logo-zoïe" : par le verbe, le vivant s'identifie au logos.

Le logocentrisme est le sol à partir duquel nous écrivons tous. Sans logocentrisme, il n'y aurait pas de philosophie (mais il y aurait quand même de la pensée). Sans logocentrisme, il n'y aurait ni idée, ni technique, ni livre, ni même, peut-être, d'objet. L'être serait éloigné du sens et la voix irréductible au langage. La présence à soi n'aurait rien d'évident. La vérité ne s'opposerait pas à l'apparence. On ne serait pas à la recherche d'un signifié ultime.

Pour que le logos devienne possible avec son corrélat, la soumission à la loi, il aura fallu inverser la logique du supplément (ou pharmakon) qui caractérise l'écriture, il aura fallu laisser venir le graphème au premier plan. Ainsi se sont institués des mythes comme celui de la création du monde.

 

4. Où nous habitons.

Comme parole, discours, texte, le logos suppose un archétype, une origine de l'orgine sur laquelle fonder une hiérarchie, un ordre moral et esthétique. C'est la société du logos ou logoarchie où des logoi premiers, transmis par filiation ou analogie, servent d'exemple. L'espace de la phonè est devenu intelligible, dans la tradition gréco-chrétienne, par l'écriture linéaire - au croisement du social, du technique, du religieux. Dans ce systèmeles mains parlent et la voix se voit, le phonè commande la main et oriente l'oeil. Le logos se déploie en espace vocal. Ce dont on parle, il faut le voir. Nous habitons cet espace visible et audible de la mimesis, de la raison, de l'humanisme et aussi de la métaphysique. Dans un espace homogène, géométrique, une économie peut fonctionner.

Cette économie psychique, c'est le lieu de la psyché : là où se stabilise l'"esprit" ou l'"âme" des peuples, là où s'institue le logos des nations, là où la conscience culturelle et scientifique des peuples modernes trouve un appui. Chacune affirme, comme sur le miroir pivotant du même nom, son exemplarité, son unicité. Pour vivre ensemble, il faut cette auto-affirmation fantasmatique, narcissique, qui exige l'oubli des violences originaires qui fondent la nation. Qu'elle ait sa source dans la tradition gréco-chrétienne ou la foi protestante, elle entretient aussi une culture de l'interprétation, du doute, de la responsabilité et du soupçon quant au dogme. Depuis Platon, le logos exige que l'hypothèse (hypotheton) soit soutenue. Il faut en faire l'épreuve par la raison, la vérité, la science. Mais le corrélat de cette affirmation, l'hypothèse de l'hypothèse, non démontrée, non mise à l'épreuve, c'est qu'il faut tendre vers un bien absolu (agathon) tiré de sa propre pensée. Platon nomme anhypothèse ce logocentrisme absolu qui, aujourd'hui, s'est mondialisé. Cette exigence logico-spéculative qui ignore que, sans hétéro-affection, il n'y a pas d'auto-affection, peut tourner à la psychose, au délire. Il y en a eu quelques exemples au 20ème siècle, et encore aujourd'hui. Ainsi s'expliquent certaines haines démesurées.

Dans la société du phallocentrisme politique, le frère occupe une place unique, celle de l'ami qui ne borne pas son amitié à un seul, mais aime l'espèce toute entière, l'humanité en général. La justice, pour lui, est l'égalité. Elle suppose l'acceptation d'une dette, d'un sentiment d'obligation, d'un devoir. C'est la démocratie universelle où tous les amis sont des frères, et où le frère est le lieu de toutes les substitutions. Il faut cette axiomatique pour unifier des nations qui ne sont jamais assurées de leur existence.

 

5. Dislocation.

Le logocentrisme est une tradition fragile, née autour de la Méditerranée. Des brèches n'ont pas cessé de s'y ouvrir. Au 18ème siècle, l'idée d'une science générale du langage et de l'écriture, les progrès des techniques de déchiffrement, menaçaient de suspendre la voix. Cette trace qui émergeait, il fallait la réduire. D'où l'inquiétude de penseurs commme Jean-Jacques Rousseau, qui prolongent la métaphysique (Platon - Descartes).

Que se passe-t-il si le père n'est pas présent? Le fils va chercher sa vérité non pas en lui-même (dans cette présence garantie par le père), mais ailleurs, par exemple dans l'écriture, dont la spécificité est l'absence du père. Il se risque hors de la métaphysique, dans des lieux sans origine. Le graphein, qui se sépare de ses sources, est porteur d'un parricide. Il émancipe.

Nous commençons aujourd'hui à considérer l'époque du logocentrisme de l'extérieur car elle se disloque. En allant vers sa fin, elle ouvre d'autres espaces (dissémination). Même si, avec l'explosion des médias et de la "communication", le vococentrisme est plus exacerbé que jamais, le sol se dérobe, l'écriture est transformée, débordée par les télé-technologies, et par l'image. Les inscriptions qui ouvrent le jeu de la différence se multiplient.

Le savoir absolu, comme histoire du logocentrisme, se clôt. Pour autant nous ne savons pas où nous allons. Cet autre absolu qui s'écarte du logocentrisme est inintelligible (Babel), ou innommable.

Avec cette dislocation, peut-être d'autres figures d'un en-deça du logocentrisme - faisant suite à la khôra platonicienne ou au partage des voix s'actualisent-elles - peut-être.

 

6. Déconstruire, transformer le logos.

Quand le point d'impossibilité d'une présence pleine et absolue du logos surgit, ce qui arrive ne peut venir que comme parricide. Pour faire cesser le silence sur la différence sexuelle qui caractérise le logos, il faut dénaturaliser l'autorité des pères, des frères. La question se pose d'un au-delà du phallocentrisme, un au-delà du politique comme tel.

Déconstruire la question "Qu'est-ce que?", c'est s'attaquer à la racine de la philosophie comme enseignement - elle aussi ancrée dans le phallogocentrisme. C'est s'engager dans sa transformation positive.

 

 

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Propositions

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[Derrida, la voix]

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[Derrida, le phallus]

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La signification fondamentale de "logos" est parole

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Le verbe "être" est l'unité de la pensée et de la voix dans le logos

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Avec le logocentrisme, une opération "européenne" impose une hégémonie, une autorité en rassemblant les traditions bibliques et philosophiques

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Dès les débuts de la philosophie grecque, le logos a violemment imposé sa souveraineté, sous le déguisement de la raison, de l'entendement ou de la logique

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La pensée gréco-judéo-chrétienne unit en un même concept, une "logo-zoïe", le logos et la vie du vivant

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Le logocentrisme est propre à une aire historico-culturelle (l'"Europe"), tandis que le phonocentrisme (autorité accordée à la parole vocale) est universel

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Le logos ne peut se produire comme auto-affection qu'à travers la voix, dans l'évidence de la présence à soi-même

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Le phallogocentrisme est une chose qui parle d'elle-même : elle a toujours raison quand elle s'entend

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Quoique pris dans la présence à soi du logos, le nom propre renvoie toujours à une figuration, une inscription idéogrammatique irréductible à la différence phonétique

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Le logos, qui est la parole comme auto-affection, se produit dans l'histoire par le détour d'une écriture, en rendant la voix à un silence dynamique

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Notre époque est celle de la voix - quand la technè et la phonè s'unissent dans la forme de la présence

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Le logos parle, spontanément, de son propre chef; il parle de lui-même pour rassembler l'être auprès de soi, sans méta-logos

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Déconstruire la question "Qu'est-ce que?", c'est s'attaquer à la racine de la philosophie comme enseignement (le phallogocentrisme), s'engager dans sa transformation positive

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Le logocentrisme structure tout comme un langage - sauf ce qui, arbitraire et violent comme un cri informe, n'a rien à voir avec lui

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[Derrida, signifiant : signifié]

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Khôra donne lieu à l'opposition du logos et du mythos - ainsi qu'à toutes les oppositions, sans y appartenir

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Dans la tradition métaphysique, le logos est l'origine

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Le logos est un fils dont l'origine est son père, et qui se détruirait sans sa présence

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L'histoire de la métaphysique, qui se confond avec celle du logocentrisme, se produit tout entière comme réduction de la trace

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Aujourd'hui l'avènement du jeu déborde le langage; il révèle l'écriture première par-delà la liaison phonocentrique du langage et de la voix

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L'inversion du pharmakon est à l'origine de l'épistémé, du logos et de la soumission à la loi

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Le graphème, que la mythologie fait venir en second, surgit comme origine pour rendre possible le logos

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Dans son essence, la phonè a rapport au logos, à tout ce qui produit, reçoit, dit et rassemble le sens

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Le logocentrisme est le désir irrépressible de mettre un terme au renvoi de signe à signe par un signifié transcendantal

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L'époque du logocentrisme, qui est celle de l'écriture phonétique, est aussi celle de l'effacement mondial du signifiant, dont le retrait libère la conscience

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Avant toute voix, le logos articule le partage des voix, où se donne le sens

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A l'époque de la voix, la maîtrise technique est une mise en présence universelle et illimitée de l'objet idéal

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La différence signifié/signifiant appartient à l'époque du logos, celle de la proximité absolue de la voix, de l'être et de l'idéalité du sens

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Le phonème se donne comme l'idéalité maîtrisée du phénomène

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L'énigme de la voix, c'est que sa puissance ne peut s'expliquer ni par la physiologie, ni par la phonétique, ni par la phonologie, ni par aucune science objective

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L'espace de la phonè ne s'est imposé comme habitat que lorsque l'écriture linéaire est devenue possible au croisement du social, du technique, du religieux, de l'économique, ...

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Dans le système de la parole et de l'écriture linéaire, la phonè commande la main, oriente l'oeil et donne à voir la voix

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Le livre a son origine hors de lui (la restance du hors-livre), et aussi son modèle (la création par le Verbe ou le logos, le Livre de la Nature)

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Dans la société logoarchique, l'analogie est la règle qui soumet le jugement à une loi de supplémentarité

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"Psyché" est le lieu psychique d'une fantasmatique pulsionnelle où se stabilise l'"esprit" ou l'"âme" des peuples, et où s'institue le logos des nations

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Vivre ensemble, rassemblés dans une nation, exige, à même la mémoire, l'oubli des violences originaires qui fondent la nation

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La foi protestante, qui repose sur la responsabilité purement intérieure du logos, structure la conscience culturelle et scientifique des peuples modernes

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Pour celui qui exige la raison, la vérité, la science, une hypothèse absolue ou "anhypothèse" s'impose : "Une économie générale de l'esprit, logocentrique, unifie la culture"

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"Avec quoi l'antisémitisme n'est-il pas compatible?" - Qu'on ne puisse compter sur aucune réponse positive et déterminée annonce la démesure essentielle de cette chose

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Mettre entre parenthèses le reste textuel (Hegel) ou l'anatomie (phallocentrisme de Freud ou Lacan), c'est la même dénégation

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La vérité du logocentrisme, c'est le discours qui revient au père, en refoulant la différance séminale

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En traversant l'être en vue de se dire et de s'entendre parler, le logos se diffère et se produit comme histoire

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C'est à partir du logos que se donne à penser quelque chose comme la paternité

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Penser l'être comme vie dans la bouche, dans l'unité du père et du fils, c'est le logos

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L'inscription produit le fils; en même temps, elle constitue la structuralité du logos et l'entame

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Le point d'impossibilité d'une présence pleine et absolue du logos ne peut s'écrire que comme parricide

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Dans l'horizon du phallogocentrisme politique, le frère occupe une place unique et singulière, celle de l'"ami des hommes", le lieu irremplaçable de toutes les substitutions (khôra)

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La voix est le lieu idéal du phallus - sur sa présence s'édifie le "phallogocentrisme"

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L'effet phallique tient ensemble les deux sources de la religion : ce qui est intact, indemne, automatique (le machinique); ce qui se gonfle de présence vivante (la foi)

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La défense de la raison suppose un tiers exclu, un irrecevable : la femme, la castration

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La communication n'est pas l'échange immédiat et transparent des intentions et de la parole, mais un effet, celui du déploiement historique d'une écriture générale

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Vouloir distinguer le mouvement du langage et l'auto-affection sexuelle est le voeu logocentrique par excellence

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[La dislocation du logocentrisme ouvre un espace de dissémination]

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La clôture du phonocentrisme libère la voix de sa complicité avec le logos

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L'irruption de l'écriture non-phonétique est une crise du logos

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L'écriture alphabétique est finie, terminée, débordée par l'expérience actuelle de l'image

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La dislocation du logocentrisme se présente aujourd'hui comme telle, libérant le projet d'une science de l'écriture (grammatologie) elle-même prise dans cette dislocation

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Ce qui excède l'époque du logocentrisme (celle qui, comme histoire, clôt le savoir) n'est rien : ni la présence de l'être, ni le sens, mais autre chose qui n'a pas de nom

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Le Contemporain compense les blessures galiléennes par un vococentrisme exacerbé

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L'époque de l'opposition de la vérité et de l'apparence est un temps historique déconstructible

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On ne peut rendre compte du silence absolu du politique sur la femme, la soeur ou la différence sexuelle qu'en se portant au-delà du politique

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Une "zooanthropolitique" pour tous les vivants, plutôt qu'une "biopolitique" qui prolonge la domination du logos sur la vie, voilà notre horizon problématique

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Le logocentrisme absorbe l'espace dans la voix

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Dans l'espace vocal se déploie le logos, sa parole et son texte

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Le logos est phonè, c'est-à-dire élocution vocale qui chaque fois place quelque chose sous les yeux

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Descartes n'exclut pas la folie, au contraire; même si je suis fou, le Cogito existe - par l'hypothèse du Malin Génie, la folie est accueillie dans l'intériorité la plus essentielle de la pensée

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Ce qui suscite le dégoût est innommable dans le système logocentrique : c'est l'autre absolu, indicible, auquel aucune représentation ne peut se substituer

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Le cyberespace destitue la suprématie du discours écrit sur les autres modes de communication

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La confusion babélienne se joue entre la parole et l'écriture : la différence phonétique s'entend par la voix, mais la graphie ou la lettre passent l'entendement

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Interpréter "Ehieh acher Ehieh" comme logos, unicité de l'être, c'est faire du judaïsme une simple variante du logocentrisme universel

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