Projet
Derrida
Art
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
         
 
         
Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la métaphysique                     Derrida, la métaphysique
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Galgal, 2004-2013, Page créée le 18 octobre 2005

[Derrida, la métaphysique, sa clôture]

Autres renvois :
   

Derrida, la vérité

   

Le logocentrisme

   

Derrida, la folie

Derrida, le logos

                 
                       

Qu'est-ce que la métaphysique? Une longue tradition dont nous sommes les héritiers. Certes, tout héritage peut être refusé, y compris celui-là, et Jacques Derrida revendique ce refus quand il qualifie la métaphysique de logocentrisme, phonocentrisme, phallogocentrisme ou autres noms plus ou moins flatteurs. Mais on ne peut pas se débarrasser d'un seul coup de cette pensée humaniste dont les racines plongent dans le logos grec. Il y faut une stratégie de déconstruction des systèmes d'oppositions, des couples de signes, de cette quête obstinée du propre porteuse d'un désir de présence pleine qui revient toujours, même quand on cherche à le réduire [le désir].

Tout ce qui ne peut pas se stabiliser dans la présence, la métaphysique le refoule et l'exclut : la trace, la différence pure, la folie ou encore l'écriture psychique que décrit Freud. Et pourtant, dans les textes qu'elle produit, ces traces quoique scellées, effacées, gardées comme dans un tombeau, restent irréductiblement actives. Qu'il s'agisse de la phénoménologie ou de Heidegger, elles l'infectent, elle l'affectent par l'extérieur et par l'intérieur.

La tradition métaphysique est fondée sur le privilège absolu du présent, qui produit le sens, la raison et la vérité. L'espace est pensé à partir de l'instant ponctuel, en éludant toute question sur l'être du temps, dont pourtant Aristote avait repéré le caractère aporétique.

Peut-on sortir de la métaphysique? Freud, par exemple, s'est arrêté au bord du chemin en conservant de nombreux concepts qui en sont issus. La stratégie que Jacques Derrida propose est complexe. Il s'agit de prendre appui sur l'épuisement de ses concepts-limites, sur ce qui en elle se disloque ou soustrait le discours à l'autorité de la vérité et de la conscience de soi. On ne produit pas l'extériorité, on la laisse infecter le discours par l'analyse ou l'écriture. Le texte de Mallarmé en est un exemple.

Mais la clôture (s'il y a clôture) n'est pas la mort de la métaphysique. Elle peut continuer indéfiniment - et elle ne s'en prive pas.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

La métaphysique est l'exclusion de la non-présence

-

Tous les discours destructeurs de la métaphysique habitent les structures qu'ils abattent et abritent un désir indestructible de présence pleine

-

Le Cogito est un point-zéro où la raison et la folie, le sens et le non-sens se rejoignent en une origine commune

-

Dans la tradition métaphysique, le point et l'espace sont pensés ensemble, dans la même circularité, à partir de l'espacement du temps

-

L'omission de la question sur l'"être du temps" constitue la métaphysique comme telle

-

Dans la tradition métaphysique, le logos est l'origine

-

Comme la métaphysique, la phénoménologie affirme un lien d'essence entre le logos et la phonè

-

Le signe n'est soumis à aucune logique - contrairement à ce que croit la métaphysique, il n'est ni précédé ni justifié par le logos

-

Ce qui, dans l'espérance heideggerienne, relève de la métaphysique, est la quête du mot propre (premier mot de l'être), du nom unique

-

La métaphysique humaniste ne se demande jamais "en quelle manière l'essence de l'homme appartient à la vérité de l'être"

-

Tous les concepts de la métaphysique recouvrent l'étrange mouvement de la différence pure - ou auto-affection

-

L'histoire de la métaphysique, qui se confond avec celle du logocentrisme, se produit tout entière comme réduction de la trace

-

Dans le texte sans voix de la métaphysique, la trace est scellée, innommable; on ne peut que l'affirmer dans un certain rire, partout et toujours

-

L'histoire de l'être comme présence et conscience de soi est close

-

Le texte de Mallarmé est exemplaire d'une rupture, une dislocation qui soustrait à l'autorité de la vérité

-

Aujourd'hui le livre ne meurt pas, il perd son unité

-

Déconstruire, c'est faire glisser les concepts jusqu'à leur point de non-pertinence, leur épuisement, leur clôture

-

La pensée freudienne de l'après-coup, ce supplément originaire, est la seule qui ne s'épuise ni dans la métaphysique, ni dans la science

-

Tous les concepts freudiens appartiennent à l'histoire de la métaphysique, c'est-à-dire au système de répression logocentrique qui exclut ou abaisse le corps de la trace écrite

-

Artaud accomplit la métaphysique occidentale en en montrant la clôture

-

Au fond de moi, je suis plus que tout autre un métaphysicien de la présence : je ne désire rien de plus que la présence, la voix, toutes ces choses auxquelles je m'en suis pris

logo

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   
Follow @pdelayin

 

 

 
   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
DerridaMetaphysique

AA.BBB

DerridaCheminements

ME.TAP

AM_DerridaMetaphysique

Rang = zQuois_Metaphysique
Genre = -