| Jacques Derrida associe la métaphysique, le logocentrisme, le phonocentrisme, à la présence pleine, dont l'origine est le logos. Elle organise la pensée en systèmes d'oppositions, en couples de signes qui tendent à se figer dans son texte. Toute la pensée humaniste en est affectée, y compris la psychanalyse freudienne.
La philosophie est une composante de la métaphysique, et généralement elle la réaffirme. C'est le cas de la phénoménologie. Toute pensée en quête du propre, comme celle de Heidegger, y est engluée.
La métaphysique exclut ce qui ne peut pas être défini dans la présence : la trace, la différence pure, en mouvement. En s'appuyant sur ces concepts-limites, Jacques Derrida laisse l'extériorité (non-présente) infecter le discours occidental. Mais il est impossible de sortir complètement de la métaphysique. Au fond de nous, nous désirons la présence. La clôture ne s'arrête pas.
La clôture de la métaphysique n'est pas sa mort. Elle peut continuer indéfiniment. S'il y a clôture, c'est par épuisement des concepts, par une dislocation qui soustrait le discours à l'autorité de la vérité et de la conscience de soi. Le texte de Mallarmé en est un exemple.
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