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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, religion                     Derrida, religion
Sources (*) : [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)               [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 22 novembre 2005 La religion, il faut l'excéder

[Derrida, religion, théologie]

La religion, il faut l'excéder Autres renvois :
   

Derrida, latinisation, christianisme

   

Derrida, athéisme, athéologie

   

Derrida, le judaïsme

Derrida, Dieu

                 
                       

1. Rome.

Pour analyser "la" religion, une première difficulté tient au mot. Le mot religio vient de Rome. Il est indissociable d'une date, d'un lieu, d'une situation, d'une langue, d'une histoire - voire d'une nation ou d'un peuple. Sans équivalent dans les autres langues, y compris indo-européennes, il se dit en latin et circule en anglais. Mais que reste-t-il des autres cultures? Dans le monde d'aujourd'hui (planétaire, mondialisé, mondialatinisé), la notion de religion tend à se généraliser, y compris pour les traditions qui l'ignoraient. Bien que toute religion soit singulière (datée, déterminée par un idiome et une situation), chaque religion promet, à sa façon, une vérité (veritas en latin), chaque religion appelle une réponse, une foi jurée.

 

2. Deux sources.

D'une part, comme on le développe dans ce paragraphe, dans la religion se croisent deux sources, deux veines irréductiblement distinctes. Mais d'autre part, comme on le développe dans le paragraphe suivant, ces deux sources renvoient au double mouvement, pré-originaire, d'un lieu unique.

On peut présenter chacune des deux sources comme une injonction, ou encore en repérer la trace dans les étymologies - supposées ou reconstituées - du mot "religion" :

 

a. Préserver, par auto-immunité, l'intégrité du propre.

La religion (relegere en latin = recueillir scrupuleusement, rassembler) [étymologie plus probable, qui vient avant religare = relier] incite au respect. Une religion promet toujours de restaurer ou de restituer une pureté, une sacralité ou une authenticité originelles. Il faut faire scrupuleusement halte devant le pur, l'intact, le divin, le vivant ou le saint (heilig, holy), préserver son immunité, son indemnité, son intériorité, la protéger contre la corruption ou la contamination. L'essence de la religion, sa chose même, c'est qu'il faut garder intact son propre. Cela ne peut se dire qu'avec retenue, pudeur, scrupule, en respectant la distance des singularités. Pour se préserver des impuretés, des infections, des discordances, des erreurs et des agressions en tous genres, la religion doit, comme la science, mettre en place des mécanismes de protection de type auto-immunitaire (s'en prendre à un ennemi intérieur comme s'il était extérieur afin de le détruire, au risque de se détruire soi-même). Pour éliminer ce qui pourrait léser ou blesser le propre, il faut le sacrifier effectivement, il faut déclencher, dans la présence, la chaîne des engagements et des endettements.

 

b. Faire confiance au témoin, au tout autre qui assure la croyance.

Encore faut-il que la religion donne crédit à ces protections et ces rituels. Sans cette crédibilité, cette confiance, il n'y aurait de lien social ni entre les hommes, ni entre les hommes et Dieu (religare en latin - une étymologie probablement reconstruite a posteriori). La confiance ne peut s'instaurer que si un témoin la garantit. C'est la place du tout autre, qui n'a pas à être présent. Que cette place reste vide ou innommée, qu'elle soit nommée Dieu, d'un autre nom ou d'un nom imprononçable, cela ne change rien. Dans la foi, la louange, la prière, dans tout appel au-delà de la preuve, le tout autre reste absent, inaccessible. La prière s'adresse à l'autre comme tel, l'autre comme autre, en ne lui demandant rien d'autre que de donner la promesse de sa présence. Son contenu importe peu : ce qui compte, c'est l'adresse. La réponse invoquée ou convoquée atteste performativement du gage ou du serment. Elle promet la vérité. Celui qui lui accorde crédit présuppose sa bonne foi, dans une logique qui n'est pas seulement celle de la religion, mais aussi de la science, de l'université (ce lieu où s'articulent la foi et le savoir), du fonctionnement des machines et des télé-technologies. Quelle que soit l'institution religieuse, et même en l'absence d'institution, il faut acquiescer à ce tout-autre qui fait la loi. Cette machine transcendantale, répétitive, suffit pour engendrer Dieu. Ainsi la réponse et la responsabilité précèdent-elles toute religion constituée.

Une religion repose sur la croyance en un (ou des) axiomes, et peut être ensuite critiquée, combattue ou rejetée au nom de ce(s) même(s) axiome(s). Quant à cette croyance, elle repose sur l'expérience testimoniale. Sans la place du témoin, il n'y aurait ni foi, ni rapport à l'autre, ni interruption ou crise dans ce rapport à l'autre - et sans crise, sans possibilité de déliaison interruptive, il ne peut pas y avoir de foi. Acquiescement ou refus de la croyance reposent sur les mêmes mécanismes.

 

3. Un lieu d'avant l'origine.

Ces deux sources, distinctes l'une de l'autre, étant irréductibles, le phénomène religieux est double dès le départ. Il reste double bien qu'il prenne naissance en un "lieu" unique, un lieu elliptique, pré-originel, dont elles sont les deux foyers. Jacques Derrida nomme révélabilité ce lieu d'origine abstrait, sans localisation ni contenu, où s'engage, avant tout lien social et en-dehors des systèmes religieux, un mouvement indépendant des croyances constituées. Ce lieu désertique, archi-originaire, le plus anarchique qui soit, où ne se croisent que de pures singularités, dépourvu de tout chemin et de tout horizon, est un lieu de retrait qui ne peut être désigné ni par un seul mot, ni par un seul concept. Tout peut à tout moment y arriver, sans prévenir. En lui se produit à la fois l'extrême abstraction et l'acte de foi qui, dans le risque absolu, au-delà de toute norme et de tout savoir, ouvre l'autre, l'infinitise. (Croire abstraitement, c'est croire sans savoir ce qui en sortira, sans conscience, ni prévisibilité, ni calculabilité). Cet acte est performatif par essence, et chaque acte de langage, chaque lien social, engage ce performatif originel, élémentaire, rudimentaire, aveugle. Toute fiabilité, tout crédit se fonde en ce lieu déroutant, étrange, où il n'y a rien. Mais c'est là aussi que le principe le plus abstrait, absolument invisible, déracinant, délocalisant, aporétique, ouvre la possibilité du mal radical. Il s'agit aussi, avec la religion, de cruauté, de violence et de surenchère, dont elle protège tout en les produisant, comme la machine, la technique et les technosciences.

Quand ce fondement se dérobe (et il se dérobe toujours) commencent (et recommencent) les religions. Ce sont elles qui répondent de ce lieu, qui attestent de la vérité de ce lieu vide. Le Dieu qu'elles engendrent, qu'elles prennent à témoin, est déjà mort, déjà contaminé. Il faut qu'elles se défendent, qu'elles répliquent, qu'elles ripostent, qu'elles menacent, qu'elles entrent dans l'économie du sacrifice.

Les deux sources coexistent dans une même axiomatique qui rend possible et crédible la logique d'auto-immunité, la raison, le savoir et la pensée en général. Il faut, d'un côté, mettre en place les mécanismes, y compris sacrificiels, qui préservent le "propre"; et d'un autre côté instaurer, par un acte de foi, la croyance en la nécessité du "propre". La première source appelle la présence, invite à la restitution, à la restauration d'une intériorité, au salut, tandis que la seconde appelle l'absence et invite à l'engagement envers l'autre ou envers l'extériorité. Les deux sources entrent en opposition, en contradiction, elles se rejettent ou se suspendent l'une l'autre.

Dans le champ indo-européen, le lieu d'origine de la foi est associé à la lumière (le mot Dieu, commun à toutes ces langues, signifie étymologiquement lumière) ou, chez Platon, à l'action du Démiurge. Utilisant les mots de la tradition (mais s'en écartant dans le contenu), Jacques Derrida situe ce lieu pré-originel entre khôra et messianique. Messianique, car la croyance, qui repose sur le témoignage de l'autre, s'inscrit dans la promesse qui habite tout acte de langage. Khôra car en ce lieu abstrait, sans âge ni histoire, sans foi ni loi, ni sanctifiable, ni humanisable, ni sacralisable, immémorial, impassible et sans visage, désert dans le désert, dans le risque de la nuit absolue, qu'aucune instance théologique, ontologique ou anthropologique ne domine, les deux sources de la religion bifurquent, avant de se combiner de multiples façons.

 

4. Aujourd'hui.

Avec ses concepts de République, de souveraineté, de démocratie, de laïcité ou de sécularité, qui se présentent comme des conventions, la modernité prolonge l'onto-théologie classique. Entre le calculable et l'incalculable, le christianisme et le capitalisme télé-technoscientifique, le savoir et la foi, elle instaure un autre type d'alliance où la mort de Dieu universalise la religion. C'est la "mondialatinisation", avec sa surenchère de rigueur et d'abstraction, la multiplication des fétiches gonflés d'une quasi-présence vivante (effet phallique). Ce désenchantement, qui se présente parfois comme un athéisme radical, est la ressource même du religieux. Il entretient cette logique d'auto-immunité qui, dans le même mouvement d'exappropriation, attache et arrache à la religion, à la famille, à l'identité, à l'idiome, etc. Tout ce qui est familier, domestique, propre, est conditionné par la double source du religieux. Marx ne s'y était pas trompé, il en avait fait son paradigme de référence.

Mais cette continuité ne doit pas masquer les mutations majeures du rapport à l'autre. On peut soutenir, désormais, que tout autre est tout autre. N'importe quel autre, dans sa singularité absolue, humain ou pas, peut être à la place du tout autre. On ne distingue plus entre l'altérité infinie de Dieu et l'altérité infinie de chaque homme. Il en résulte que la religion ne se distingue plus de l'éthique, de la politique ou du droit. Quand le concept de responsabilité flotte, quand il devient introuvable, alors la bonne conscience ne peut plus dissimuler l'absence de fondement. Il faut en tenir compte pour analyser l'actuel retour du religieux, original et sans précédent. Des voyages médiatisés du pape aux pélerinages à La Mecque, ce retour est lié à la raison critique comme à l'efficacité des technosciences. Passant par le biais des nouvelles technologies, des réseaux, du cinéma (dont l'essence est la foi en l'autre), etc., une nouvelle puissance de témoignage tente une relance accélérée des spectres fondateurs. Mais les guerres de religion, réelles ou numériques, la violence et les génocides, pourraient au contraire témoigner d'une destruction radicale du religieux.

 

5. Christianisme.

Revenons au christianisme, cette religion dont l'article de foi prend aujourd'hui le nom de responsabilité. Elle repose sur une thématique du don : bonté, amour infini, oubli de soi, péché, repentir, sacrifice, salut. Chaque fois, un mouvement de don s'opère, mêlant la dette (propice au calcul) à l'au-delà du calcul, jusqu'au don de la mort qui pose l'individu comme irremplaçable. Cette logique peut s'installer dans le discours, même sans révélation, même sans religion instituée. C'est ce qui est arrivé avec la Révolution française, qui n'a pas rompu avec l'amour chrétien. Au contraire, le rapport d'égalité et de réciprocité qui lie les frères en est le prolongement.

 

6. Á-Dieu.

Parfois se disant athée, parfois insistant sur son athéologisme (qui n'est pas nécessairement un athéisme), Jacques Derrida n'élimine ni Dieu ni le nom de Dieu de son vocabulaire, mais il prend soin d'éviter toute réappropriation théologique. S'il lui arrive de prier, c'est un Dieu absent parfois comparé à celui de la théologie négative. On ne s'y confronte pas sans crainte ni tremblement, mais dans un mouvement d'adieu ou d'à-Dieu, un salut qui restera toujours complexe, ambigü et inconfortable, aussi inconfortable que son étrange judaïsme de sortie de la religion.

 

 

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Propositions

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La religion croise deux veines irréductibles l'une à l'autre : croyance en un tout-autre auquel on peut accorder foi, crédit; expérience de l'indemne, du sacré ou du saint

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Un mouvement quasi-machinique d'exappropriation attache et arrache, selon une logique d'auto-immunité, à la religion, la famille, l'identité, l'ethos, le lieu, l'idiome, etc...

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Il y a deux sources étymologiques du mot "religion" : relegere (cueillir, rassembler) et religare (lier, relier)

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Le témoignage est à la confluence des deux sources de la foi : en promettant la vérité par-delà toute preuve, il atteste de l'indemne (sacralité) et du fiduciaire (croyance)

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L'effet phallique tient ensemble les deux sources de la religion : ce qui est intact, indemne, automatique (le machinique); ce qui se gonfle de présence vivante (la foi)

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Khôra n'est rien : le lieu d'une restance infinie, d'un immémorial désert dans le désert, impassible, sans visage, tout-autre

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Khôra, lieu abstrait de l'espacement, ne se laisse dominer par aucune instance théologique, ontologique ou anthropologique

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Une structure universelle de la religiosité est l'arrêt, la halte respectueuse devant ce qui doit rester sain et sauf

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La religion et la raison ont la même source qui se divise en s'opposant à elle-même : le lieu de la croyance, de la fiabilité, de la fidélité, du fiduciaire et de la foi

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[Science et religion sont indissociablement liées, dans une logique d'auto-immunité de l'indemne]

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L'indemne, le propre, n'est-ce pas la chose même de la religion?

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De la Shoah, aucune institution religieuse au monde ne sortit indemne, immune, saine et sauve

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En un lieu désertique, d'extrême abstraction, s'ouvre la possibilité du lien à l'autre en général, du lien fiduciaire qui précède toute communauté ou religion positive

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L'aporie de notre temps, son anachronie absolue, c'est qu'un même principe abstrait conduit aux surenchères les plus opposées : des technosciences aux intégristes

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Pour penser la religion aujourd'hui, il faut la relier à un mal d'abstraction, un déracinement dont les lieux sont : la machine, la technique et la technoscience

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Responsabilité et foi vont ensemble : toutes deux doivent répondre d'un rapport à l'autre, dans le risque absolu, au-delà de toute norme et de tout savoir

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L'archi-originaire de la religion se tient en un lieu de retrait où tout crédit se fonde : désert dans le désert, origine qui est la duplicité même, entre khôra et messianisme

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Un lien entre singularités (relegere) fait de scrupule et de respect précède toute religion positive qui lie les hommes entre eux ou avec Dieu (religare)

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Une révélabilité, plus originaire que la révélation, indépendante de toute religion, est peut-être le lieu d'origine de la foi

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S'il y a une religion, c'est celle par laquelle, en héritant du Démiurge, "nous nous promettons" d'y survivre

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L'expérience de la croyance présuppose celle du témoignage, du crédit qu'on accorde à la "bonne foi" du tout autre

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Aujourd'hui, la question de la religion arrive machinalement à revenir, pas comme question de la religion elle-même, mais comme question de la question - celle du mal radical

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Dans la religion, le tout autre fait la loi et prescrit la réponse et la responsabilité

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Le secret de l'expérience testimoniale se livre dans l'interruption absolue du rapport à l'autre : en déjouant toute contemporanéité, elle ouvre l'espace même de la foi

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Quand le fondement de la croyance se dérobe, quand il perd la trace de lui-même, la religion ne peut que commencer et recommencer

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Il y va, dans la religion, d'une résistance à la disjonction, à l'altérité absolue - d'une production insistante du "même"

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Toute sacralité, croyance, pensée ou autorité - religieuse ou non - reposant sur un axiome peut être critiquée, combattue ou rejetée au nom de ce même axiome

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Une religion commence, avant la religion, à la bénédiction des dates, des noms et des cendres

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Comme la bénédiction, la prière se tient au-delà du vrai et du faux; elle appartient au régime originaire de la foi testimoniale

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Dieu est le témoin absolu que, même en son absence, on prend à témoin; le nommer, même d'un nom imprononçable, c'est l'appeler

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Jacques Derrida investit les thématiques théologiques et religieuses à partir d'un lieu inconfortable, insituable et irrécupérable

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Pour ouvrir la dimension de la foi ou de la responsabilité, il faut l'invisible absolu, secret au-delà du secret : ça me regarde, par la voix d'un autre, même là où je ne vois rien

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[Dans la notion indo-européenne de Dieu (le lumineux, le céleste), la lumière commande et commence le discours]

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Dans sa duplicité, son ellipse originaire, la religion exige et exclut le sacrifice et la prière

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Le messianique, ou messianité sans messianisme, est une structure irréductible, une expérience de la croyance qui fonde tout rapport à l'autre dans le témoignage

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La langue et la nation forment le corps historique de toute passion religieuse

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Le mot "religion" circule dans le monde en latin, en anglais, comme l'événement unique, intraduisible, d'une "mondialatinisation"

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La mondialatinisation est une alliance étrange du christianisme, comme expérience de la mort de dieu, et du capitalisme télé-technoscientifique

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Si "tout autre est tout autre", la responsabilité est privée de fondement, on ne peut plus distinguer entre éthique, politique, droit et religion

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Il faut penser ensemble - mais autrement - savoir et foi, technoscience et religion, calculable et incalculable

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L'actuel retour du religieux, original et sans précédent, est aussi porteur d'une destruction radicale du religieux

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Dans l'université s'articulent de façon originale des mouvements performatifs et constatifs, la foi et le savoir

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Dans la religion comme dans la raison, un "Je promets la vérité" est toujours à l'oeuvre, où déjà la place de Dieu - celle du témoin - est invoquée ou convoquée

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La prière, expérience essentielle du discours chrétien, s'adresse à l'autre comme autre, en ne lui demandant rien d'autre que de donner la promesse de sa présence

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Les guerres de religion d'aujourd'hui et leur diffusion audiovisuelle dans le cyberespace témoignent puissamment de la relance accélérée des spectres fondateurs

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La Révolution française a sécularisé et mis en oeuvre la promesse d'égalité et de réciprocité qui, dans l'amitié chrétienne, lie entre eux les frères

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On ne peut jamais être assuré d'un athéisme radical, car le désenchantement est la ressource même du religieux

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La souveraineté étatique moderne, qui se présente comme une convention humaine ou un artefact, est fondée sur une ontothéologie profonde

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Par la crainte et le tremblement, on dit adieu ou à-Dieu à l'Autre, au tout autre absent, silencieux, séparé, secret, qui, dans la solitude absolue, ordonne d'obéir

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La thématique chrétienne du don - amour infini, bonté, oubli de soi, péché, salut, repentir, sacrifice et don de la mort - se retrouve, en Europe, dans le concept de responsabilité

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On peut dire "religieuse" une logique qui, sans dogme institué ni l'événement d'une révélation, pense la possibilité d'un tel événement

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La différance relève d'une théologie négative, irréductible à toute réappropriation ontologique, théologique ou philosophique

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L'essence du cinéma est la foi en l'autre

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La religion n'est pas chez Marx un phénomène parmi d'autres, c'est son paradigme de référence

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Le spectre est irréductible dans le texte de Marx, et la religion est irréductible dans sa construction du concept d'idéologie

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Jacques Derrida inaugure un judaïsme de sortie de la religion, hérité de son peuple mais détaché de lui

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Foi et Savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon (Jacques Derrida, 2000) [FS]

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