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Derrida, ses livres                     Derrida, ses livres
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Eperons, les styles de Nietzsche", Ed : Flammarion, 1978,

Eperons, les styles de Nietzsche (Jacques Derrida, 1978) [Eperons]

   
   
   
                 
                       

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Table

Ce texte est la seconde version d'une conférence faite lors du colloque organisé à Cerisy en juillet 1972 sur le thème Nietzsche aujourd'hui?. La première version a été publiée en 1973 dans la collection 10/18, avec les autres interventions et la discussion qui a suivi.

Cette même seconde version a aussi été publiée en Italie en 1976. Elle se présente en quatre colonnes, chacune d'elle présentant le "même" texte dans une langue différente (français, italien, anglais et allemand) (Edition de 1976, Corbo et Fiori Editori). [A noter qu'un autre texte de Derrida sera, en 1991, publié en édition quadrilingue : "Che cos'è la poesia?" (cf PDS)].

 

p7 : Coup sur coup (préface de Stefano Agosti).

 

p27 : La question du style

p29 : Distances

p37 : Voiles

p43 : Vérités

p49 : Parures

p53 : La simulation

p59 : "Histoire d'une erreur"

p67 : Femina vite

p77 : Positions

p83 : Le regard d'Oedipe

p89 : Le coup de don

p97 : Abîmes de la vérité

p103 : "J'ai oublié mon parapluie"

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Une des particularités de ce texte est que les sous-titres de chapitres qu'on trouve à la fin, dans la TABLE, sont omis au début de chaque chapitre. Comme s'il fallait que le (sous-)titre s'efface pour que l'écriture commence [ou que l'on revienne à la première version du texte, qui ne comportait aucun sous-titre]. Selon Derrida, le titre commande. Il est associé à un privilège, un pouvoir, une autorité. L'omettre dans ce texte sur Nietzsche et la femme, c'est reconnaître qu'il faut, pour l'opération de la femme comme pour celle de Nietzsche, que ce privilège [viril, phallogocentrique] ait été suspendu.

 

 

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Formulations partir de ce texte (les ttes de chapitre sont entre crochets) :

 

Le christianisme est un castratisme - où la femme se châtre elle-même

"Déjà", c'est le nom de ce qui se soustrait d'avance, de ce qui s'efface en laissant néanmoins une marque

L'urgence que Derrida retient de Heidegger, c'est la nécessité de lire les textes en interrogeant sans cesse l'histoire de l'Occident

Pour la femme, la castration n'a pas lieu; elle ne croit pas en sa vérité mais elle en joue pour séduire, ouvrir le désir

Il n'y a ni essence, ni vérité de la femme : elle écarte et s'écarte d'elle-même, elle engloutit toute identité, toute propriété, dans un écart abyssal

La femme est la vérité, mais en tant que femme elle n'y croit pas, elle ne se laisse pas prendre aux fétiches de la féminité

Après le moment inaugural de l'idée "Moi, Platon, je suis la vérité" vient le devenir-femme de l'idée - qui la rend insaisissable, écarte la vérité, la met à distance

Nietzsche range parmi les artistes, qui sont toujours des experts en simulation, les Juifs et les femmes

Nietzsche tient trois discours sur la femme : il la condamne (phallogocentrisme), la redoute (comme puissance de vérité), l'aime (comme puissance affirmative)

L'homme est le style (le stylet, le poignard, l'éperon), mais la femme est l'écriture : elle (s')écrit, et le style lui revient

Eperons, les styles de Nietzsche (Jacques Derrida, 1978) [Eperons]

 


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Sources
DerridaBiblio

1978_EPERON

YYA.1978.Derrida.JacquesGenre = -