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Derrida, ses livres                     Derrida, ses livres
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Séminaire 1997-98 "Le parjure et le pardon" Volume 1", Ed : Seuil, 1997,

Séminaire "Le parjure et le pardon" Volume 1 (Jacques Derrida, 1997-1998, publié en 2019) [Sem1997]

   
   
   
                 
                       

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Table

p7 : Introduction générale

p9 : Note des éditeurs

p27 : Première séance, le 12 novembre 1997. Cette séance a été reprise oralement au moins six fois par Derrida, par une série de conférences données entre décembre 1997 et janvier 1998. Elle a ensuite été publiée dans le Cahier de l'Herne (2004) et rééditée après sa mort dans un livre sous le titre Pardonner - l'impardonnable et l'imprescriptible (2012).

p77 : Deuxième séance, le 26 novembre 1997. Une partie de cette séance (pp81-100) a été publiée sous le titre "Qu'est-ce qu'une traduction "relevante"?" dès 1998 dans Quinzième assises de la traduction littéraire (Arles 1998) et reprise avec certaines modifications dans le Cahier de l'Herne (2004). [À Arles, en novembre 1998, une conférence inaugurale de Jacques Derrida a ouvert ces Assises. Il a "relevé", dans Le Marchand de Venise, la formule de Portia, "Mercy seasons justice", où le pardon "relève" (tempère ? assaisonne ?) la justice. Neuf de ses traducteurs, souvent philosophes eux-mêmes, étaient venus - de Grèce, d'Angleterre, d'Espagne, des Etats-Unis, de Lettonie - et ont travaillé ensemble sur les difficultés de traduction d'un texte bref et dense de novembre 1988, Che cosè' la poesia?, texte qui "parle d'avance de sa propre traduction à venir"].

p103 : Troisième séance, le 3 décembre 1997

p127 : Quatrième séance, le 14 janvier 1998. Une version préliminaire de cette séance a été prononcée sous forme de conférence à Jérusalem le 5 janvier 1998.

p161 : Cinquième séance, le 28 janvier 1998

p199 : Annexe, séance de discussion, le 4 février 1998

p215 : Sixième séance, le 11 février 1998

p253 : Annexe 1

p257 : Annexe 2

p259 : Septième séance, le 25 février 1998

p297 : Huitième séance, le 4 mars 1998

p329 : Neuvième séance, le 11 mars 1998

p367 : Dixième séance, le 25 mars 1998

p409 : Annexe, séance de séminaire restreint, le 3 juin 1998

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

["Pardon, oui, pardon" - il faut un acte de langage, un performatif, pour s'engager dans l'étude du pardon; pardonnez-moi si je m'y risque]

L'enjeu du séminaire de Jacques Derrida, c'est la mutation qui fait du possible un im-possible, de l'affirmation d'un pouvoir plus qu'un impossible : un possible d'un autre ordre

En son essence, le pardon est relève, Aufhebung

Une alliance engage inconditionnellement - dans et au-delà du contrat entre humains, dans et au-delà de l'économie de la langue ou du droit

La vérité première, inconsciente, du don, c'est qu'on doit toujours, a priori, demander pardon pour le don même, pour la souveraineté ou le désir de souveraineté du don

Entre l'imprescriptible, qui s'inscrit dans le droit, et l'impardonnable, qui le suspend, il y a hétérogénéité et aussi relation mutuelle, inscription l'un dans l'autre

La question juive s'impose à nous, elle est de notre temps et de tous les temps, de façon ni fortuite ni conjoncturelle

Avec la conférence "Pardonner. L'impardonnable et l'imprescriptible", réitérée 6 fois dans les 2 mois qui ont suivi le séminaire de novembre 1997, un parjure est mis en abyme

Une double axiomatique coexiste dans le même héritage : 1) pas de pardon sans demande (éthique...); 2) même à qui ne le demande pas, on peut accorder le pardon (...hyperbolique)

Il faut faire son deuil du pardon car il est par essence impossible, illusoire, mensonger : la blessure doit rester ouverte, dans sa cicatrisation même

Comme le droit de grâce, le pardon est un acte souverain placé au-dessus des lois, dans une logique d'exception infinie et absolue

Là où, dans l'histoire, le pardon paraît finir, là où il paraît impossible (le mal radical, les génocides, la Shoah), commence la possibilité du pardon comme tel

Un pardon fondé ou justifié par la pitié, la miséricorde, s'inscrit dans un système de reconnaissance, d'échange, de rachat, d'expiation, dans une économie circulaire

Dans l'expérience temporelle du pardon (pardonnéité), c'est le mouvement même de constitution ontologique du sujet, entre passé ineffaçable et dette inexpiable, qui est en jeu

L'expérience du pardon suppose un Qui (le fautif) et un Quoi (la faute), sans qu'on puisse les dissocier ni même peut-être les distinguer

Le parjure n'est pas un accident : il est d'avance inscrit dans la structure de la promesse, du serment, dans l'espoir d'exister et dans le désir de justice

Le pardon est à la fois impossible et essence du possible, pouvoir absolu, puissance au-delà de la puissance, verticalité du haut vers le bas

Il y a entre la prière, la bénédiction et le pardon une affinité essentielle : il s'agit de s'élever au-dessus du droit, du pouvoir humain

Le serment est la transcendance même, un lien dans la langue humaine que celle-ci ne peut pas défaire, un engagement qu'il n'est pas en son pouvoir de délier

Séminaire "Le parjure et le pardon" Volume 1 (Jacques Derrida, 1997-1998, publié en 2019) [Sem1997]

 


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