Projet
Derrida
Art
Auteurs cités
Scripteur
Mode d'emploi
         
 
         
Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'être                     Derrida, l'être
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida  
Pierre Delayin - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Idixa, 2004-2009, Page le 1er septembre 2005

[Derrida, l'être, ontologie]

   
   
   
                 
                       

L'être, dans son sens le plus littéral, "est" l'indicatif présent du verbe être. Il "est" le temps qui "est" maintenant, celui que je verbalise en parlant, celui que j'énonce dans cette phrase affirmative toute simple. L'être est. N'est-ce pas évident?

L'ontologie en général, c'est l'ontologie de la présence. Nous en héritons de nos pères. L'être est un père qui parle, partout et toujours. Il se dit, et en se disant il dit la vérité. Il unifie la pensée et la voix. Il est à lui-même son être propre. Il s'entend. Cette transmission est celle de la métaphysique. La phonè et le logos y sont inséparables.

L'être n'est pas irréductible. Platon déjà, dans le Timée, a montré son anachronie. Il y a plus vieux que lui : la trace. Pour le penser, on peut partir de la question posée par Heidegger, mais à condition de se séparer de lui sur un point : renoncer à la quête du premier mot. C'est ce que tente Jacques Derrida. La différance (avec un "a") dérange et déborde l'être, la dissémination le met à l'écart.

Dans sa fonction de copule, le verbe "être" représente une effraction dans la clôture sur soi de la langue. Il ouvre vers le dehors, vers le non-linguistique. Dans les phrases nominales de certaines langues, il est remplacé par un arrêt de la voix, un blanc, une absence qui est la marque de la présence. La copule des langues occidentales est ce qui reste de cette absence.

A une époque où les pouvoirs de l'être sont divisés, il faut partir de ce qui le hante, ce reste qui résiste à la conceptualisation. Ce qui se construit n'est plus une ontologie, mais une hantologie.

--------------

Propositions

--------------

-

L'indicatif présent du verbe être est la forme pure et téléologique de la logicité de l'expression

-

Le verbe Être, surtout quand on sous-entend "être présent", c'est le mot de l'esprit, son premier corps verbal

-

L'être / parle / partout et toujours / à travers / toute / langue

-

Le verbe "être" est l'unité de la pensée et de la voix dans le logos

-

L'époque de la phonè est celle de l'être dans la forme de la présence

-

En Occident, la "pensée" n'a jamais pu surgir ou s'annoncer que dans son rapport à l'être : comment l'être se dit, comment est dit ce qui est, en tant qu'il est, tel qu'il est

-

Ainsi s'entend l'être : son propre

-

Le travail du deuil, c'est rendre présents les restes, les ontologiser, identifier les dépouilles pour savoir qui c'est et où il est

-

L'être de ce que nous sommes est d'abord héritage

-

Le père est ce qui est

-

Dans le jeu de la dissémination se définit et s'imprime littéralement la mise à l'écart de l'être

-

Le séminal se dissémine sans avoir jamais été lui-même, à perte et à mort; n'ayant aucun sens, il diffère de la polysémie

-

Le verbe "être" avec sa fonction de "copule" représente une effraction dans la clôture sur soi de la langue, il l'ouvre à son dehors

-

Le jeu de la trace, qui appartient à l'âge de la différance, est "plus vieux" que la vérité de l'être

-

La différance précède la métaphysique mais aussi déborde la pensée de l'être, car c'est elle qui rend possible le sens de l'être (avec ses oppositions) et non l'inverse

-

La différance nous donne à penser une écriture sans présence, sans absence, sans histoire, sans cause, sans archie, sans telos, dérangeant absolument toute ontologie

-

L'être, qui se produit dans la métaphysique occidentale comme domination d'une forme linguistique (le mot), n'est pas irréductible

-

En encadrant les pouvoirs de l'être, la quatrième surface de la scène représentative les divise et sépare l'Occident de lui-même

-

L'effacement de la présence lexicale de l'être en Occident témoigne d'un procès de chute, de destruction ou de perte dont il ne reste que le supplément de copule : "est"

-

La forme la plus générale du "supplément de copule" est la phrase nominale où la fonction "être" est assurée par un arrêt de la voix, le blanc d'un espacement

-

Le "reste", qui résiste à la conceptualisation, est l'un des "concepts" d'une ontologie paradoxale, indécidable, déconstructrice, comme celle de Jacques Derrida

-

La khôra n'a pas d'essence : elle est l'anachronie dans l'être

-

Une hantologie (logique de la hantise) serait plus ample qu'une ontologie et abriterait en elle l'eschatologie et la téléologie mêmes

-

Il faut passer par la question de l'être, telle qu'elle est posée par Heidegger et par lui seul, pour accéder à la pensée de la différance

-

Ce qui, dans l'espérance heideggerienne, relève de la métaphysique, est la quête du mot propre (premier mot de l'être), du nom unique

logo


Recherche dans les pages d'Idixa par FreeFind


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 

 

 
   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
DerridaEtre

AA.BBB

DerridaCheminements

ET.REE

AF_DerridaEtre

Rang = zQuois_Etre
Genre = -