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Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le quatre                     Derrida, le quatre
Sources (*) : L'Orloeuvre / mouvance derridienne               L'Orloeuvre / mouvance derridienne
Jacques Derrida - "La Dissémination", Ed : Seuil, 1972, p37, texte intitulé "Hors-livre" qui sert de préface Derrida, le livre

[Derrida, le quatre, le texte quatrième (hors-livre)]

Derrida, le livre Autres renvois :
   

Derrida, le texte

   
   
Derrida, texte, hors-texte Derrida, texte, hors-texte
Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida    
                       

La scène de la représentation classique a quatre côtés. Son quatrième côté a une face visible (celle que voit le spectateur ou le consommateur) et une face invisible. Il est simultanément miroir brisé avec et sans tain, écran, scène transparente. Ce qui se produit sur la face invisible est tout-autre. C'est une production séminale, indéchiffrable, qui vient en plus de la représentation classique. L'Occident s'y sépare de lui-même.

Quand Derrida s'interroge sur le genre de préface qu'il peut écrire pour un texte intitulé "La dissémination", il précise qu'elle ne peut être que disséminante : un autre texte à la place de la préface, un "hors-livre" qui s'y substitue. Il ne s'agit pas d'expliquer, de saturer de sens à la façon de Hegel, de Lacan ou du savoir académique [ce qui, souvent, est la fonction traditionnelle de la préface], mais d'excéder le texte, de le supplémenter, de compter à partir du quatre, chiffre de la dissémination.

Il n'y a pas de hors-texte, dit Derrida, mais il y a du hors-livre : du texte qui ne prend pas place dans le livre - voire le détruit -, du discours qu'on ne peut pas envelopper, du récit qui se dérobe à la logique du signe. Lacan, dans la Lettre volée, tient à démontrer que le registre du signe est ternaire - il faut qu'il ignore le reste, ce quart exclu, pour étayer sa démonstration.

Derrida aime le chiffre quatre, ce reste supplémentaire. Son livre La Dissémination contient quatre articles, et La Vérité en peinture en contient quatre + 1 (passe-partout). Il y explique les quatre vérités de Cézanne.

 

 

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Propositions

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Avec la dissémination, on ne peut compter ni par le un, ni par le deux, ni par le trois : c'est une pratique du quatre qui commence par la dyade

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La quatrième surface de la scène représentative est un miroir-écran brisé, avec et sans tain, qui ne laisse passer le fantôme des figures qu'après permutation et transformation

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Il y a une face visible du quatre (la scène de la représentation classique) et une face invisible (la production séminale du tout-autre)

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La scène de la conscience spectatrice et consommatrice n'est que l'effet détourné ou l'écorce d'une production séminale et chiffrée qui l'organise

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En encadrant les pouvoirs de l'être, la quatrième surface de la scène représentative les divise et sépare l'Occident de lui-même

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Le système du signifiant entretient un effet de cadre, une logique du quart exclu où se dérobe la restance du texte

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Pour construire la scène du signifiant et du signifié, la logique du signe doit exclure le problème du cadre, de la signature et du parergon

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S'il y va de la vérité en peinture, elle ouvre à l'abîme

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