| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, le pardon | Derrida, le pardon |
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| Source (livre) : |
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Les mots de Jacques Derrida | Les mots de Jacques Derrida |
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| Pierre Delayin - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Idixa, 2004-2009, Page créée le 26 janvier 2008 | [Derrida, le pardon] |
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| Derrida distingue le pur pardon, concept exceptionnel et extraordinaire, qui n'est prescrit par aucune norme ni pratique sociale, de scènes d'aveu ou de repentir qui visent une réconciliation ou l'expression d'un regret. Le pur pardon n'est pas transactionnel. Il ne suppose ni excuses, ni demande du coupable qui reste un coupable. C'est une sorte de folie qui, sans aucune condition ni obligation, pardonne l'impardonnable. Même si, en pratique, un pardon effectif n'est décidé que sur la base d'un compromis ou d'une négociation, il suppose toujours l'horizon du pardon pur. Les deux pôles du pardon sont indissociables. Le véritable pardon ne peut être décidé par aucune institution, mais seulement par la victime, dans la singularité d'un face-à-face. Le droit de grâce dont dispose le monarque souverain est le modèle exemplaire du pardon pur. Mais il n'est jamais complètement inconditionnel. S'il l'était, il serait porteur d'une aporie : que le pouvoir renonce à la souveraineté qu'il exerce. On peut rapprocher le pur pardon de la pure hospitalité, elle aussi absolument désintéressée, illimitée et inconditionnelle. |
-------------- Propositions -------------- -Le pur pardon est sans limite, sans norme, sans modération ni finalité : il est exceptionnel et extraordinaire, à l'épreuve de l'impossible -Le pardon pardonne seulement l'impardonnable -Le pardon inconditionnel est fou : c'est une surprise, une révolution, un événement hétérogène à la politique et au droit, une éthique au-delà de l'éthique -Ni l'Etat, ni aucune institution ne peut pardonner : seule une victime le peut -L'essence du pardon exige un face-à-face personnel qui n'engage que des singularités absolues -La prolifération mondiale et l'universalisation de scènes de repentance ou d'excuses tend à effacer la dimension du pur pardon qui n'est ni politique, ni social -Pour qu'arrive un pardon effectif, concret, il faut que reste irréductible l'idée d'un pardon pur, inconditionnel, dépourvu de sens, de finalité et d'intelligibilité -Le droit de grâce, modèle exemplaire du pardon pur, incarne le principe transcendantal de la souveraineté -Entre un pardon effectif, qui suppose quelque pouvoir souverain, et un pardon digne de ce nom, inconditionnel, sans pouvoir ni souveraineté, l'aporie est irréductible |
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Jacques Derrida ŕ Ris-Orangis en 2004 Photo Laure Vasconi |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaPardon AA.BBB DerridaCheminementsPA.RDO BP_DerridaPardon Rang = zQuois_DerridaPardonGenre = - |
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