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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, le pardon | Derrida, le pardon |
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| Source (livre) : | |||||||||||||||||
| Jacques Derrida - "Foi et Savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon", Ed : Seuil, 2000, p108 | Le pardon pardonne seulement l'impardonnable |
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Si l'on ne pardonnait que le pardonnable, il n'y aurait pas de pardon. C'est l'impardonnable qui appelle le pardon. Face au pire crime, à ce que le langage religieux appelle le péché mortel, le pardon n'est possible qu'à faire l'impossible. Il est l'impossible même. Les crimes monstrueux commis au 20ème siècle sont connus, archivés. Leur démesure est telle qu'ils échappent à la justice humaine. C'est leur excès qui appelle le pardon. Le mal absolu détermine une sorte d'horizon transcendantal au-delà du droit, de la politique, de l'histoire, qui a conduit au concept juridique de l'imprescriptible. Ethique au-delà de l'éthique, au-delà de l'horizon d'une rédemption ou d'une réconciliation, tel est le lieu introuvable du pardon. Ce lieu inscrit dans le pouvoir monarchique (le droit de grâce) n'est pas conditionné par un échange. Que le criminel ait ou non demandé pardon, qu'il se soit ou non amendé, peu importe puisqu'on s'adresse au coupable même, au coupable en tant que coupable, indépendamment de tout repentir, de toute expiation. Quand la victime et le coupable ne partagent aucun langage, quand ils n'ont rien de commun, alors on a affaire à l'impardonnable absolu qui est l'élément même de tout pardon possible (p122). |
Ce lieu introuvable est le visage lévinassien. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaPardon CI.LCI |
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