| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, la vue | Derrida, la vue |
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| Sources (*) : |
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Les mots de Jacques Derrida | Les mots de Jacques Derrida |
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| Pierre Delayin - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Idixa, 2004-2009, Page créée le 4 avril 2006 | [Derrida, la vue, la vision] |
Autres renvois : | |||||||||||||||
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Derrida, le dessin |
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Les pleurs |
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Derrida, l'image |
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| Ce que Jacques Derrida dit du visible s'organise autour d'un axiome que lui-même qualifie d'"absolument indéplaçable" : Ce qui rend visible n'est pas visible. La vision est un sens idéel : on ne mange ni ne touche ce qu'on voit. Son objet reste dehors, contrairement à l'objet de l'audition (la voix) qui s'entend au-dedans. Mais cette idéalité n'est pas pure, car la vue suppose aussi l'existence sensible, extérieure de l'objet. Dans la tradition occidentale, la fonction des yeux est d'anticiper, de prévoir. Il faut voir venir une menace, un danger, sur le fond d'un horizon prévisible, afin d'y faire face, d'y répondre par le mouvement et le concept. Mais cette fonction de présence ne révèle pas l'essence de l'oeil, qui n'est pas l'appréhension, mais l'imploration. Contrairement au regard, les larmes sont dissociées de la fonction organique de l'oeil. Elles expriment la prière, la joie, la tristesse, la vérité de l'oeil humain. Quand l'homme perd la vue, alors il pleure, il implore. Tobit, seul aveugle de l'Ancien Testament à recouvrer la vue, reçoit d'un autre (son propre fils ou un ange) la capacité de voir. C'est dans cette substitution que joue la différance et que se pensent les yeux. Il n'y ni vision naturelle ni vision primordiale; la vue se substitue toujours à autre chose - par exemple au toucher. Elle supplée, elle est suppléance, spectrale, comme la main qui supplée chez l'aveugle au manque de vue. |
-------------- Propositions -------------- -Axiome de la vision : Ce qui rend visible n'est pas visible -Les larmes révèlent que la vérité de l'oeil humain est l'imploration plutôt que la vision -L'essence de l'oeil est le propre de l'homme : par l'imploration, les yeux sont dissociés de leur fonction organique afin de pleurer, déplorer -Hypothèse de la vue selon Jacques Derrida : "l'homme commence à penser les yeux en les perdant, et alors il implore" -La fonction des yeux est de voir venir ce qui vient en face, du fond d'un horizon; ils n'ont pas prise sur l'événement qui arrive -La vue est un sens idéel; elle suspend le désir, laisse être les choses, en réserve ou en interdit la consommation, mais maintient leur existence sensible -Un haptocentrisme profond, souvent inaperçu ou inavoué, domine les discours héliocentriques -Le spectre, c'est du visible, même s'il n'est pas présent en chair et en os, tandis que le revenant n'apparaît pas à la vue -La vision de l'oeuvre est conditionnée par le regard ou la voix d'un autre, spectateur supposé qui est, lui, dérobé à la vue -S'entendre et se voir sont deux ordres de rapport à soi radicalement différents -Tobit voit dans son fils qui lui rend la vue et dans l'ange invisible qui l'a guidé l'origine même de la capacité de voir |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaVue AA.BBB DerridaCheminementsVI.SIO AT_DerridaVue Rang = zQuois_VisionGenre = - |
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