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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, la voix | Derrida, la voix |
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| Source : |
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Derrida, le dessin | Derrida, le dessin |
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| Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p21-22 |
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La main | L'aveugle, comme le dessinateur, se sert des mains pour échapper à l'obscurité, tandis que les prisonniers de la caverne platonicienne font appel aux idées et à la voix |
La main |
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Restituer la vue | Restituer la vue |
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Derrida rapproche l'aveugle du dessinateur, qui s'appuient tous deux sur la perception, plutôt que sur les idées. L'aveugle bouge, il tend les mains, il met en jeu le toucher et l'ouïe, toute sa sensibilité, il tâtonne, inquiet, il risque la chute ou l'erreur, tandis que le sujet platonicien, enchaîné, immobile, converse avec les autres prisonniers, il cherche dans sa mémoire, dans son âme, tourné vers un savoir qui est visibilité ou intelligibilité, dans la crainte d'être ébloui, il privilégie le langage, la suppléance rhétorique (p23). La main est un lieu de mémoire, tandis que l'anticipation visuelle mène toujours plus loin. |
Ce portrait de l'aveugle qui ne s'aide que des mains est contredit plus loin dans le même livre (pp66-68) par quelques observations que fait Derrida sur le troisième aspect de l'aveuglement du dessinateur : celui qui a rapport au discours, à la rhétorique et donc à la voix, car il n'est pas d'oeuvre sans le regard ou la voix d'un autre, ou sa réverbération dans la mémoire; s'il faut qu'une image soit lisible, on échappe difficilement à la lecture platonicienne. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaVoix DW.ESS DerridaDessinMO.IJH VoixMainED.GAO ArtsRestitKF.LFK |
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