| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
| Pour les titres annoncés dans l'index, voir la liste bibliographique. | |||||||||||||||||
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Retrait du trait | Retrait du trait |
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| Source : |
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Derrida, l'écriture |
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Derrida, l'écriture |
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| Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, pp58-60 |
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Derrida, sa Cabale cachée | [Derrida : Un retrait du trait est à l'origine du dessin comme de l'écriture] |
Derrida, sa Cabale cachée |
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Derrida, le dessin | Derrida, le dessin |
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Derrida, retrait, effacement |
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Derrida, retrait, effacement |
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Restituer la vue | Restituer la vue |
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| Quand il veut désigner à la fois le dessin et l'écriture, Derrida parle de graphein. Ce mot grec, qui signifie "écrire" mais aussi "peindre", lui sert pour désigner l'archi-écriture, cet effacement du propre qui ouvre la possibilité du langage. Dessin et écriture renvoient à la même archive, mais laquelle? Dans Mémoires d'aveugle (p58), il parle de théologie négative, et aussi "des discours occupés à nommer le retrait du dieu invisible ou du dieu caché". De quels discours s'agit-il? Le retrait intervient quand le dessin est devenu visible. Qu'est-il advenu du trait? Dans l'acte de tracer, c'est le trait qui a séparé. De même que le mot graphein signifie originellement "entaille", le trait a différencié (ou différancié), il a ouvert l'espace, il a espacé. Après l'achèvement du dessin, il ne reste rien de cet acte, à peine un clin d'oeil. Il s'est éclipsé - comme le petit cercueil de Gérard Titus-Carmel. Il est devenu inaccessible (comme Dieu). Quant à l'écriture, elle est associée à la trace, c'est-à-dire à la disparition irrémédiable, à l'effacement de la présence. Ce retrait du trait évoque la Cabale de Louria. Derrida y pensait-il? Souvent on la flaire, elle est sous-jacente (comme le dieu caché ou le grand dessinateur ), mais il ne l'appelle pas par son nom, il cite autre chose (usant d'une méthode fréquente chez lui de décalage et de contournement). Ainsi dans Mémoires d'aveugle (p59-60), quand il est question d'un trait qu'on pourrait appeler créateur, un trait "d'avant" les "tâches aveugles" (p59, curieuse faute d'orthographe : s'agit-il d'une tache aveugle ou une tâche - un devoir - accompli dans l'aveuglement?), "d'avant" tout ce qui peut arriver à la vue, d'avant ceci ou cela, il parle d'une contraction aboculaire, une sorte d'aveuglement primordial grâce auquel un ordre se dessine dans le temps et l'espace. N'est-ce pas trop évident? ajoute-t-il. Mais qu'est-ce qui est trop évident? C'est qu'il faille, y compris pour dessiner, un retrait augural qui laisse place au dessin. Telle serait l'essence du trait qui exige fidélité. |
-------------- Propositions -------------- -Le "graphein" (archi-écriture) est effacement originaire du nom propre, oblitération du propre qui se produit dès le premier matin du langage -Le trait du dessin se retire dans l'acte de tracer; dans ce qu'il sépare ou différencie, rien ne lui appartient, pas même sa propre trace -Le mot grec "graphein" veut dire à la fois "écrire" et "peindre" -"Cela" (le modèle ou paradigme du dessinateur) qui reste sans exemple, s'est tiré (retiré) pour laisser place à la lignée des dessins -A l'origine du graphein (écriture ou dessin), il s'agit d'observer la loi, d'ordonner la vérité à la dette par la grâce du trait -Pour donner lieu à la vérité en peinture, il faut entamer l'espace : le trait commence par se retirer, il ouvre sans initier -Dans le battement d'un clin d'oeil se trace le trait du dessin, entre la vision et son retrait -La trace est l'angoisse de la disparition irrémédiable, de l'effacement de soi |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida TraitRetrait AA.BBB DerridaEcritureFJ.DOL MQiDerridaCabaleWD.ESS DerridaDessinBD.GAO DerridaRetraitFO.LAZ ArtsRestitCD.LCD GR_TraitRetrait Rang = I |
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