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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, la vue | Derrida, la vue |
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| Source : |
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Le non-visible | Le non-visible |
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| Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p128-130 |
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Restituer la vue | L'hypothèse de la vue, c'est que l'homme commence à penser les yeux en les perdant, et qu'alors il implore |
Restituer la vue |
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Cette formulation abrégée ressort des trois dernières pages des Mémoires d'aveugle. La vue, c'est comme si, dès le commencement, je l'avais perdue. J'implore pour qu'elle me soit restituée. Cette imploration est spécifiquement humaine - les animaux qui, eux, n'ont pas peur de l'aveuglement, n'implorent ni ne déplorent. Ils n'attendent aucune restitution. Ils ne savent pas aller au-delà du voir et du savoir. L'homme a un meilleur point de vue qui n'est pas visuel, qui révèle la vérité même des yeux : que la vue est brouillée par les larmes. L'aveuglement revient aux larmes. C'est une apocalypse. L'homme questionne : d'où descendent les larmes? Il entrevoit la différence entre voir et pleurer, et dans cette entrevue, dans cet écart, dans ce qu'il garde en mémoire, il peut faire jouer la différance. Voici la dernière strophe du poème d'Andrew Marvell cité et traduit par Derrida à la fin de Mémoires d'aveugle : En vous laissez ainsi le torrent déborder la source, / Qu'oeil et larme soient un : / Alors chacun porte la différence de l'autre; / Les yeux pleurant, ces larmes voient. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Derrida DerridaVue DV.IMP ArtNonVisibleBV.PER ArtsRestitEE.LEE T.imploration Rang = J |
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