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Derrida
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TABLE des MATIERES :

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                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Derrida, la différance                     Derrida, la différance
Source :              
Jean-Luc Nancy - "La Déclosion (Déconstruction du christianisme, 1)", Ed : Galilée, 2005, p164

Le clin d'oeil donne la structure de la différance, dans son excès et son défaut de signification

   
   
   
                 
                       

JL Nancy analyse le "wink" d'Heidegger dans un passage difficile à traduire : "Le dernier dieu : il trouve son déploiement essentiel dans le signe (im Wink), l'accès et l'absence d'arrivée, aussi bien que la fuite des dieux passés et leur secrète métamorphose" (Beiträge zur Philosophie). Il le rapproche de La voix et le phénomène où Derrida définit son concept de la différance.

Derrida évoque le clin d'oeil à propos du dessin. Quand le trait se trace, il y a un temps de battement, d'entrevue, qu'on retrouve entre voir et pleurer. Ce temps d'aveuglement qui précède la vision doit être gardé en mémoire pour qu'il y ait imploration, puissance de pleurer qui est un propre de l'homme.

Dans le portrait de Derrida fait par Valerio Adami (A plus d'un titre, Ed Galilée, p70), il ne cligne pas, ses yeux sont morts. Mais ça cligne quand même, ça ouvre la métaphysique. Dans l'instant qui ferme l'oeil, le clin induit une distance à soi-même, un rapport à soi, une présence à soi. Il se distend infiniment. Il résonne, il se diffère, comme le temps. Il introduit une allitératioin entre soi et soi, une allégorie.

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