| Jacques Derrida situe le désir du côté de la parole vive, de l'oralité, d'un sujet métaphysique qui chasse son autre et son double, d'un moi qui travaille à réduire la différence c'est-à-dire l'altération produite par l'archi-écriture. Le sujet de désir cherche un point d'appui, un "signifié transcendantal", une cohérence qui mette un terme au renvoi indéfini du langage. Son aspiration à une présence pleine ou à une vie pleinement vécue est indestructible. En Occident, toute structure, toute représentation, toute survivance, toute transmission est commandée par un tel désir.
Le désir est conditionné par un défaut initial, une exappropriation.
Une situation dans laquelle le désir (qui, dans son ouverture, est non présence) se confond avec la jouissance (plénitude de la présence), c'est l'hymen.
A présent, le désir passe par des apparitions spectrales, comme au cinéma.
Ce désir de présence, Derrida le reconnaît en lui-même (malgré toutes ses mises en garde).
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