| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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La voix coupée du corps | La voix coupée du corps |
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| Source : |
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La limite | La limite |
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- Définitions recopiées dans le Trésor de la Langue Française (http://atilf.atilf.fr/dendien/) le 14 mars 2007. |
Double sens de l'hymen : il est la membrane à déchirer et l'union nuptiale |
Autres renvois : | |||||||||||||||
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Voir ici ce qu'en dit Derrida |
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HYMEN, subst. masc. A. ANAT. Mince membrane de forme variable, qui obstrue partiellement le vagin des vierges. L'hymen, repli membraneux, plus ou moins large (...) qui forme une cloison incomplète entre le vagin et la vulve, et rétrécit plus ou moins l'entrée du premier (CUVIER, Anat. comp., t. 5, 1805, p. 122). B. BOT. ,,Pellicule de la corolle qui se déchire lors de l'épanouissement`` (Ac. 1935). REM. Hymén(é)al, -ale, -aux, (Hyménal, Hyménéal)adj. Relatif à l'hymen (au sens A). L'hymen se rompt (...) en formant de petites excroissances à l'entrée du vagin appelées lobules hyménéaux (Lar. Méd. t. 2 1972). Prononc. et Orth. . Att. ds Ac. dep. 1718. V. hymen1. Étymol. et Hist. 1520 anat. (FALCON, Le Guidon de Guy de Chauliac, P. méd., 56, 647 ds QUEM. DDL t. 3). Empr. au b. lat. hymen « membrane », gr. « id. ». Bbg. QUEM. DDL t. 3.
HYMEN, HYMÉNÉE, subst. masc. Poét. ou littér. A. 1. Union, mariage. Allumer les flambeaux de l'hymen. Si le destin jaloux Avait permis qu'un fruit de ton doux hyménée, Qu'un rejeton d'amour (...) Consolât de Gilfort la vie infortunée (BAOUR-LORMIAN, Veillées, 1827, p. 316) : L'ennui est un dissolvant de l'hymen, dissolvant redoutablement actif. Jusqu'ici l'idée de passer mon existence entière avec une même femme, m'a toujours fait plus peur qu'envie... AMIEL, Journal, 1866, p. 439. re, c'est la mort prochaine (MICHELET, Insecte, 1857, p. 368). 2. Au fig. Association, communion. De leur vrai sens je détourne les mots Et leur fais contracter les hymens les plus faux (BARBIER, Satires, 1865, p. 50). Dans l'action volontaire, il s'opère un secret hymen de la volonté humaine et de la volonté divine (BLONDEL, Action, 1893, p. 371). B. ANTIQ. Chant nuptial accompagnant la fiancée à la demeure de son époux; p. méton. fête accompagnant le mariage. Synon. épithalame. On chante autour d'elle un hymne religieux, qui a pour refrain ô umen, ô umenaie. On appelait cet hymne l'hyménée et l'importance de ce chant sacré était si grande que l'on donnait son nom à la cérémonie tout entière (FUSTEL DE COUL., Cité antique, 1864, p. 48). REM. Hyménéen, -éenne, adj., rare. Relatif au mariage. La maison retentissait de l'hymne hyménéen (BARRÈS, Voy. Sparte, 1906, p. 190). prononc. anc. réservée à la poésie à côté de [] ds LITTRÉ (,,Les deux prononc. sont usitées; les poètes le font rimer avec des rimes en in ou en ain``), DG, PASSY 1914, BARBEAU-RODHE 1930 et WARN. 1968 (,,parfois [-] en poésie``). La prononc. [-] disparaît parce que le mot sort de l'usage au sens I et qu'il n'est plus usité que comme terme techn. (v. hymen2) qui se prononce comme pollen ou abdomen [-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1548 Hymen « dieu du Mariage » (RONSARD, Premières poésies ds Oeuvres, éd. P. Laumonier, t. 1, p. 10, 10); av. 1560 « mariage » (DU BELLAY, L'Enéide ds Oeuvres, éd. H. Chamard, VI, 279); 2. 1548 Hymenée « dieu du Mariage » (RONSARD, loc. cit.); 1580 « mariage » (R. GARNIER, Antigone, t. III, p. 81 ds IGLF). 1 empr. au lat. class. Hymen « dieu du mariage », gr. « id. »; 2 empr. au lat. class. hymenaeus « chant d'hyménée », « mariage », gr. « chant nuptial, mariage », « dieu du mariage invoqué dans le chant nuptial ». |
Il y a deux articles différents dans le Trésor de la Langue Française, bien que ce soit apparemment le même mot. Ces deux articles signalent deux étymologie : d'une part une membrane, du bas-latin hymen. D'autre part un dieu du mariage, du latin classique Hymen, ou encore hymenaeus, chant d'hyménée (chant nuptial). Le même signifiant désigne : - une limite, un seuil du corps à franchir par un acte qui implique une violence, du sang qui coule; - un chant, une invocation apaisante. L'acte de réparation est indissolublement associé à l'acte de séparation. Le déchirement ne doit pas durer trop longtemps. C'est pourquoi on préfère que le mariage ait lieu avant le déchirement. On anticipe, on s'excuse de la faute avant même de la commettre. On se prépare au choc du franchissement. L'usage qu'en fait Derrida unifie les deux sens. La membrane se déchire elle-même, elle se plie et se replie indéfiniment, elle fusionne les contraires, elle brûle les logiques et les discours, elle s'interpose dans l'obscurité, écartant toute référence, elle se transforme en un espace en perpétuelle extension. Membrane miraculeuse, merveilleuse, qui engendre le spacieux. Les deux sens du mot hymen se retrouvent dans les deux sens du mot partage. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Auteurs VoixCoupure CE.OOI ProLimiteLH.JJH T.déchirement Rang = Q |
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