| Quand Derrida rapproche la parole de la voix, il l'appelle parole vive (sans expliquer ce que serait une parole non vive). Inscrite dans la phonè, elle s'entend au présent, elle unit la vie et l'idéalité. Sa vérité est logocentrique.
La présence de la parole n'est pas absolue. Dès le départ, elle est infectée. Elle garde la trace d'une violence originaire, d'une altérité absolue, d'un supplément : l'archi-écriture. Elle se présente, ici et maintenant, mais son passé est irreprésentable.
La parole se donne à travers le visible. Pour Dieu seul, sa franchise serait totale.
S'il y a parole, il y a détour par la langue, c'est l'être qui parle.
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