TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Van Gogh | Van Gogh |
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Artistes | Artistes |
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[A partir de Vincent Van Gogh (1853-1890)] |
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- il atteint la source même de la foi et de toute croyance. - son désir de jouissance est aussi impudique qu'impossible. - il transfère dans la peinture une matière auditive inaudible qui vibre à la place de son oreille. - il s'exprime par la couleur. - il a peint de nombreux tableaux de Souliers (chaussures, sabots) dont on ne peut pas arrêter le mouvement.
Ce fils d'un pasteur calviniste a porté le poids de sa généalogie. Il s'est voulu prédicateur, évangéliste et prêtre ouvrier avant de devenir peintre (le résultat d'un gigantesque effort). C'est ce qu'on appelle une vocation. Il n'a pas eu tort de se prendre pour le messie. Comme Albert Aurier l'a écrit de son vivant (janvier 1890), il a anticipé la loi qui deviendra, après et avec lui, celle de l'art contemporain : la loi de l'excès. Il a vécu cette loi au plus intime, dans ses propres conflits. Après avoir fixé la peinture comme on regarde le soleil, pour lutter contre son propre effondrement, il a perdu sa confiance en lui et sa foi en l'avenir. La perte, réelle ou imaginaire, des rares appuis auxquels il tenait : Gauguin (figure paternelle) ou son frère, lui sera fatale. Pendant sa longue et douloureuse période d'apprentissage (il a 28 ans quand il réalise sa première peinture), il se considère comme le peintre des gens modestes. Il s'intéresse surtout aux figures - et peine à trouver son style. Puis survient la mort de son père. Il arrive à Paris l'année de la dernière exposition impressionniste (1886). En un clin d'oeil, il apprend d'eux ce qu'il peut en tirer. Il s'empresse de prononcer picturalement leur oraison funèbre en fusionnant le trait brut, la couleur, la vibration et l'émotion : une alchimie impossible avant lui. Il passe d'un humanisme social à l'expression de sa subjectivité, à laquelle il soumet toute représentation et toute perspective. Comme Cézanne, Van Gogh élève des objets insignifiants à un statut difficilement dicible. Ce n'est pas un hasard si ses tournesols atteignent des prix mirobolants et si les penseurs les plus profonds se sont penchés sur ses peintures de godasses : Artaud, Bataille, Heidegger, Schapiro ou Derrida. Bottines, chaussures, bottes ou sabots, à lacets ou à clous, seules, par paires ou accompagnées d'un pot - mais toujours séparées du pied - elles ouvrent en beauté, autant que les ciels étoilés, à l'énigme de l'art. Le peintre de la dislocation est aussi celui de la somptuosité; le plus spontané, le plus jouisseur est aussi le plus torturé et le plus intellectuel. S'il s'est tranché l'oreille, c'est pour éviter de trop jouir, qu risque de libérer des forces qui le détruiraient. Que ses différents univers soient séparés par un mur était pour lui une douleur insurmontable. A qui marche sur l'abyme, seul l'asile offre un peu d'ordre. Il a beaucoup donné et la société lui a peu rendu; c'est ce déséquilibre qui l'a conduit au suicide. |
Propositions relatives à l'artiste :
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Création
: Qylal |
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Idixa
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VanGogh VanGoghParcours AA.BBB ArtArtistesGOGH.BE.BEE |
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