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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
"La vie la mort" : graphies d'alliance                     "La vie la mort" : graphies d'alliance
Sources (*) : Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà"               Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà"
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 15 mai 2019 "La vie la mort", ce qui s'en éparpille

[Il y a, entre vie et mort, des moments qui mettent en mouvement l'alliance : auto - hétéro - allo - oto - bio - thanato - photo -- graphie]

"La vie la mort", ce qui s'en éparpille
   
   
   
Comment ne pas acquiescer? (il faut du "Il faut") Comment ne pas acquiescer? (il faut du "Il faut")
Derrida, la vie, la survie               Derrida, la vie, la survie    
J.D., une éthique de l'œuvre                     J.D., une éthique de l'œuvre    

A. Biographie, autobiographie, alliance.

Le séminaire sur "la vie la mort" (1975-76), est aussi, et peut-être surtout, un séminaire sur la vie et l'œuvre. Dans l'un et l'aute cas, il est pas question chez Derrida d'un rapport empirique, mais d'une alliance. cf : [Ce qui, entre vie et oeuvre, fait bord, est aussi une alliance entre vie et mort]. C'est au fond cette alliance qui rencontre son intérêt, son engagement.

 

B. De l'autobiographie à l'auto-hétéro-thanato-bio--graphie.

Pour décrire différentes modalités du rapport ou de l'alliance entre vie l'œuvre, Jacques Derrida utilise différentes concaténations des mêmes mots. Ce sont des néologismes, des inventions qui apparaissent pour la première fois à l'occasion de ce séminaire et de ses réécritures.

Je distingue entre les quatre premiers moments, liés entre eux et sans doute moins distincts chez Derrida que ce que je vais dire, et les derniers moments, qui nous engagent différemment.

 

I.

1. Auto-bio-graphie. C'est un "je" qui déclare : [Je raconte ce que j'ai accompli quand j'étais vivant], ou bien [Je raconte ma vie, je me raconte].

cf : [Auto-bio-graphie].

 

2. Auto-thanato-graphie. Par comparaison avec la formule de l'autobiographe, [Je raconte ce que j'ai accompli quand j'étais vivant], la déclaration correspondante pourrait être : [Je sais que je suis mort, mais comme je ne peux pas le proférer, un autre "je" le profère et l'écrit].

cf : [Auto-thanato-graphie].

 

3. Hétéro- ou allo-bio-graphie. La déclaration correspondante pourrait être : [Je raconte la vie d'un autre auquel je m'identifie, et auquel je vous invite à vous identifier vous aussi].

cf : [Hétéro ou allo-bio-graphie].

 

4. Hétéro- ou allo-thanato-graphie. La déclaration pourrait être : [Ta mort, tu ne peux pas la raconter puisque tu es mort, mais moi qui survis, je peux la raconter].

cf : [Hétéro ou allo-thanato-graphie].

 

II.

Dans le texte derridien, ces quatre moments (autobiographie, autothanatographie, hétérobiographie, hétérothanatographie) se recoupent les uns les autres. Noués entre eux, emmêlés, ils ne se présentent pas séparés, à la façon des distinctions tranchées que je viens de proposer. Ce ne sont pas des moments descriptibles en tant que tels, mais des mouvements, des pas qui marchent ensemble ou en série. D'une part, en faisant la liste de ces néologismes, je contribue à figer la stricture qui les unit, mais d'autre part, en les entendant d'une oreille différente, je contribue à ouvrir d'autres voies, plus ou moins strictes, à leur déploiement.

Ces moments qui n'en font qu'un sont toujours déjà affectées par la différance. Ils sont contaminées par un "pas au-delà" dont certaines déterminations fragmentaires peuvent surgir, entre ces mots ou en plus de ces mots. Que peut-on dire de ce pas ? Telle est peut-être la question principale, la question d'avant la question, posée par Derrida dans son séminaire, sur laquelle il travaillera jusqu'à son dernier jour.

 

5. Oto-bio-graphie. [Je suis à l'écoute de la vie d'un autre que je porte en moi].

cf : [Oto-bio-graphie].

 

6. Auto-hétéro-allo-thanato--graphie. Vient ensuite un mot-valise lui-même divisé, partagé en deux, ce que je traduis par une déclaration plus tremblante : [Entre "ma mort" et "le mouvement de ma vie" vient s'intercaler une différance dangereuse qui me paralyse].

cf : [Auto-hétéro-allo-bio/thanato--graphie].

 

Cela fait donc six néologismes, six moments de l'écriture derridienne. Toutefois les deux textes, Au-delà du principe de plaisir et Spéculer sur "Freud", ne finissent pas en paralysie. Ils y aura peut-être, au-delà, un septième moment.

 

C. Le "pas au-delà" du fait-œuvre.

Au-delà du sixième moment, il y a encore autre chose, un "pas au-delà" qui l'engage particulièrement, vis-à-vis dudquel il pourrait dire : "ma vie mon œuvre". cf : [Entre vie et mort, peut s'écrire un septième moment d'alliance, doublement aporétique : "ma vie mon oeuvre"].

Vers la fin de sa vie, il aura nommé ce moment : [Auto-bio-photo-graphie].

 

 

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Propositions

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"Il n'y a rien hors du texte" - un texte ne doit être lu que dans sa texture propre, sans référent, ni signifié transcendantal, ni hors-texte

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[Ce qui, entre vie et oeuvre, fait bord, est aussi une alliance entre vie et mort]

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[En s'alliant, "la vie la mort" inaugurent une marche, un "pas au-delà"]

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[Auto-bio-graphie]

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[Derrida, sur sa vie] - élements biographiques et autobiographiques

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"Rien ne revient jamais à du vivant", au porteur du nom : tout nom est un nom de mort, et tout ce qui revient revient seulement au nom

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[Auto-thanato-graphie]

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En usant de sa liberté académique, Jacques Derrida propose une certaine démonstration autobiographique; il y prend un plaisir qu'il souhaiterait enseigner

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Il y a du mal à vouloir réduire la vie à l'objet scientifique de la biologie ou de la biographie, car elle ne fait pas face à la mort : avec son désir, elle est partie prenante du champ investi

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Le trait qui institue l'oeuvre, avec un dedans et un dehors, est toujours divisible; sa divisibilité - qui est aussi contraction, retrait - fait texte, trace, reste, et aussi idiome

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En espaçant le cadre, le passe-partout laisse paraître l'oeuvre

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L'oeuvre d'un auteur (son corpus) et sa vie (son corps) sont traversées par la force et la dynamique d'un bord - qui n'est jamais indivisible

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Qu'un "je" se cite soi-même, qu'il en fasse le récit, c'est ce qui, dans la vie comme dans la Genèse, donne lieu à l'alliance de l'affirmation avec elle-même : "oui, oui"

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Chaque fois qu'un vivant déclare "moi", "je", "je vis", il signe avec lui-même un contrat secret, inouï, il s'ouvre un crédit, une alliance cryptée qui ne peut être honorée que par l'autre

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En s'ouvrant son propre crédit d'elle-même à elle-même, une signature fondatrice s'invente comme signature, se donne un nom et produit la contresignature qui la garantit

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Avant "la vie / la mort", il y a "la vie / le mort", où la Vivante qui précède le mort s'allie avec lui et vient en plus, en retard, au-delà

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[Hétéro ou allo-bio-graphie]

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[Hétéro ou allo-thanato-graphie]

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En lisant des textes autobio- ou autothanato-graphiques, on peut repérer des lieux ouverts à la traversée de suppléments parergonaux - vers l'hétérothanatographie

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[Oto-bio-graphie]

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Par le néologisme "otobiographie", Jacques Derrida nomme la nécessité d'engager l'"entendre-parler" de l'oreille, avec ses différences, dans la structure testamentaire du texte

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L'otobiographie, c'est que c'est seulement quand, avec retard, l'oreille de l'autre entend "ma" signature (hétérobiographie), que le contrat autobiographique a lieu

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[Auto-hétéro-allo-bio/thanato--graphie]

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[Auto-bio-photo-graphie]

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Tout commence par la trace : une archive qui s'affecte d'avance de nostalgie, une mort qui me précède et reste à venir, une autobiophotographie non réappropriable

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Nietzsche a mis en jeu son nom - ou mis en scène sa signature - pour faire de tout ce qu'il a écrit de la vie ou de la mort un immense paraphe biographique

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[Il y a, dans l'œuvre derridienne, un privilège du moment septième]

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Logique de l'obséquence : "Je suis la mère qui survit toujours à ce qu'elle aura engendré"

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[(Cinéloft) : En invitant aux otobiographies, voire plus...]

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[(Cinéloft) : En s'entendant parler, se regardant voir, par l'alliance d'un vivant avec la mort (autobiographie / allothanatographie)]

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On trouve chez Freud, dans ses textes, une récurrence impressionnante du chiffre sept

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