Derrida
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CinéAnalyse : autobiographies                     CinéAnalyse : autobiographies
Sources (*) : "La vie la mort" : graphies d'alliance               "La vie la mort" : graphies d'alliance
Violaine Rimoir - "L'étrangeté d'autrui est ma liberté", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 21 sept 2019

 

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Derrida, la vie, la survie

[(CinéAnalyse) : En racontant ma vie, en me racontant : auto-bio-graphie]

Derrida, la vie, la survie
   
   
   
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1974.

- Amarcord (Federico Fellini).

2014

- Boyhood (Richard Linklater).

2019.

- Douleur et gloire (Pedro Almodovar)

- Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais).

- The Souvenir, Part I and II (Joanna Hogg, 2019-2021).

2020.

- Un Soupçon d'Amour (Paul Vecchiali).

2021.

- The Lost Daughter (Maggie Gyllenhaal).

2022.

- Armageddon Time (James Gray).

- Les Amandiers (Valeria Bruni-Tedeschi).

- Apollo 10. 1 and 2 (Richard Linklater)

- Licorice Pizza (Paul Thomas Anderson).

- Aftersun (Charlotte Wells).

- The Fabelmans (Steven Spielberg).

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Toute autobiographie suppose une dissociation entre le « je » qui raconte et l’autre « je », celui qui est raconté. C’est le même, et ce n’est pas le même. Dans le temps où il raconte, le premier est vivant, et le second est mort. S’agissant de littérature ou de cinéma, la dissociation est réitérée. Le « je » du film ou du livre ne se confond pas avec le « je » vivant (celui qui se raconte à lui-même l’histoire qu’il tient pour la sienne propre) ; et en outre ce « je » de l’œuvre n’est pas le même que celui que le lecteur lit ou le spectateur voit et entend. De multiples « je » sont écrits, réécrits, sujets de montage et d’élaboration, ce qui ouvre pour chaque lecteur ou spectateur plusieurs interprétations possibles. Il n’y a pas un « je », mais une série de mises en abyme, un empilement de « je « (s) entre lesquels nous naviguons. Il en résulte que quand une autobiographie multiplie les artefacts pour se présenter comme un unique présent, ce n’est pas le réel qui est en jeu, mais un fantasme d’unification, une unification imaginaire d’un moi narratif avec les différents « je » (s) de l’autobiographie.

À ce fantasme circulaire s’ajoute, dans les autobiographies courantes, usuelles, le recours à des modèles, des stéréotypes qui se ferment sur eux-mêmes. Le récit le plus réussi serait aussi le plus replié, le plus cohérent, le plus scellé. Le genre autobiographique ne cesse de travailler cette fermeture, sans jamais y réussir complètement. S’il y a récit, il y aussi un contexte, un cadre, des bordures (parerga), la situation du moment. On peut toujours ajouter à ce récit des commentaires, des légendes. Il restera marqué par l’incertitude, l’inachèvement.

 

 

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Propositions

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Boyhood (Richard Linklater, 2014) - Entre une vie, un récit, une fiction, les bordures sont vivantes : incertaines, changeantes, imprévisibles

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Les Amandiers (Valeria Bruni-Tedeschi, 2022) - Une série de mises en abyme se recouvrent, s'étendent, s'excèdent, s'imposent comme sources de lecture et d'autorité

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The Souvenir Part I et II (Joanna Hogg, 2019-2021) - Il est impossible d'arrêter le mouvement de la mimesis

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The Lost Daughter (Maggie Gyllenhaal, 2021) - S'auto-punir en s'emparant, par un geste de cruauté impardonnable, de la poupée perdue d'une petite fille abandonnée

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Amarcord (Federico Fellini, 1974) - Où une fiction circulaire scelle l'alliance autobiographique du cinéma avec un "je"

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Aftersun (Charlotte Wells, 2022) - Le fantasme autobiographique de la présence du père

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The Fabelmans (Steven Spielberg, 2022) - Un film, dans le film, révèle une vérité dont il témoigne par le montage

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Ne croyez surtout pas que je hurle (Frank Beauvais, 2019) - Il faut, pour se débarrasser d'une addiction aux écrans, faire un film

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Licorice Pizza (Paul Thomas Anderson, 2021) - Un film où l'acquiescement à l'autre déclenche le mouvement gratuit, imprévisible, de l'"aimance"

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Un soupçon d'amour (Paul Vecchiali, 2020) - "Il faut que je te porte" - à l'adresse d'un mort, cette phrase est mortifère

 


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