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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Autour des "pas au - delà", l'épreuve des films                     Autour des "pas au - delà", l'épreuve des films
Sources (*) : Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire               Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 19 juillet 2019

 

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Comment ne pas recevoir? (la réponse insolvable)

[Les "pas au-delà" de la:vie:la:mort, à l'épreuve des films]

Comment ne pas recevoir? (la réponse insolvable)
   
   
   
Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà" Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà"
"La vie la mort", ce qui s'en éparpille               "La vie la mort", ce qui s'en éparpille    
                       

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Autour des questions de l'autobiographie, on peut analyser le séminaire "la vie la mort" comme une marche, une démarche, une série de pas qui sont tous des "pas au-delà", qui aboutissent ni à un "pas au-delà" ultime, ni à une impasse, ni à la réitération de "pas au-delà" successifs, mais à autre chose dont on peut dire qu'elle est en lien avec la dimension du "Il faut", un "Il faut" non pas concret mais mais général, ni déterminé ni indéterminé, le "il faut" dont on peut dire qu'il est celui de "la vie la mort". Pour expliciter ce "il faut", j'ai choisi un certain parcours dans les graphies derridiennes. Lui-même parle de graphique de la différance, et se sert dans son texte d'une série de néologismes, de mots-valises plus ou moins liés ou associés entre eux, dont le sens n'est pas explicité et se recoupe partiellement entre ces termes. Je vais passer en revue ces néologismes en tentant à chaque fois de stabiliser leur sens, ce qui est sans doute une violence par rapport au style derridienne. Mais pour limiter cette violence, je les ouvrirai à d'autres dimensions infiniment plus larges, qui resteront inexprimées.

 

Il s'agira donc d'explorer au-delà de :

1. l'autobio-graphie. "Je raconte ma vie". Cette expression implique simultanément "Je suis mort" et "Je suis vivant", ce qui est impossible.

Exemples : Amarcord de Fellini, Douleur et gloire de Almodovar.

 

2. l'autothanato-graphie. "Je raconte ma mort", impliquant "Je suis mort", mais sans son corrélat "Je suis vivant", ce qui est impossible.

Exemples : La Jetée (Chris Marker), Gens de Dublin (John Huston).

  

3. l'hétérobio-graphie. "Je raconte la vie d'un autre". Il faut la reconter tout en s'impliquant soi-même, que cette hétérobiographie soit aussi une autobiographie. Redoublement des alliances.

Ce que Freud fait avec son petit-fils Ernst.

Le fantôme de Goya (Milos Forman, 2005).

 

4. l'hétérothanato-graphie. "Je raconte la mort d'un autre". Ce que Freud fait avec sa fille Sophie et son petit-fils Heinerlé.

Pont des Arts (Eugène Green).

120 battements par minute (Campillo).

4b. l'allothanato-graphie. "Je survis à la mort d'un autre". Freud, le deuil, le demi-deuil.

En s'entendant parler, se regardant voir, un vivant se lie avec sa perception d'un film, il en produit l'allographie.

Vanya on 42nd street et My dinner with Andre (Louis Malle).

 

5. l'otobio-graphie. "Je suis à l'écoute de la vie d'un autre". L'appel de Nietzsche dans Ecce homo, à la veille de sa chute dans la folie. Cette écoute qui se situe encore dans la structure testamentaire du texte engage l'"entendre-parler" de l'oreille, de sa propre oreille c'est-à-dire mon oreille, dans la lecture et l'interprétaton du texte de l'autre.

Exemple : Monika, de Bergman. (voir d'autres films sur le regard-caméra).

 

6. l'auto-hétéro-allo-bio-thanato--graphie. "Ma vie plus que ma vie". La réitération de toutes les autres graphies dans une graphique de la différance.

C'est la septième étape, et le chiffre 7 ne vient pas ici par hasard. Il y a un retrait, mais il reste l'œuvre, une œuvre vivante.

Wanda, de Barbara Loden.

Que le spectacle commence (Bob Fosse, 1979). Le mort comme fin.

Mother! (Darren Aronovski, 2017). L'avenir est anéanti.

Sur la dimension aporétique : Le lion est mort ce soir (Suwa).

Andrei Roublev (Tarkovski, 1966). Comment ne pas peindre?

 

7. l'auto-bio-photographie.

Trois Visages (Jafar Panahi, 2018).

 

VOIR AUSSI/

a. La théologie négative comme "pas au-delà".

Huit et demie, de Fellini (1963).

Stalker (Tarkovski, 1979).

 

b. Les inconditionnalités, "sans alibi".

L'Arrangement (Elia Kazan, 1969).

Invasion (Hugo Santiago, 1969).

Heureux comme Lazzaro (Alice Rohrwacher, 2018).

 

c. Conclusion.

Si je n'avais pas introduit la dimension des films, je n'aurais pas pu vivre plus que ma vie. Je serais resté dans le texte de Derrida.

On notera que, parmi les films que j'ai cités, certains sont contemporains du séminaire La vie la mort (le milieu des années 1970), d'autres sont récents, nos contemporains d'aujourd'hui. C'est ainsi que, dans la citation même des films, se met en place une certaine boucle, une autre autobiographie qui pourrait être celle de l'interprète qui a vécu ces films dans les années 1970 et les vit encore une fois, une autre fois. Le retour du même vient nous saisir dans le temps même de l'étude.

 

 

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Propositions

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Par le néologisme "otobiographie", Jacques Derrida nomme la nécessité d'engager l'"entendre-parler" de l'oreille, avec ses différences, dans la structure testamentaire du texte

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[(Cinéloft) : En s'entendant parler, se regardant voir, par l'alliance d'un vivant avec l'allo-thanatographie d'un film]

 


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