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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Cinéma : invitation aux otobiographies                     Cinéma : invitation aux otobiographies
Sources (*) : Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire               Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 4 juillet 2019

 

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[Dans les films, l'autobiographie invite aux otobiographies - voire plus]

   
   
   
                 
                       

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1. Le "pas au-delà" de l'otobiographie.

Otobiographies est le titre d'une conférence publiée en français en 1984, mais déjà prononcée deux fois en anglais, la première en juillet 1976 à Charlottesville (Virginie), et la seconde en octobre 1979 à Montréal. Le mot otobiographie, orthographié de cette façon, ne figure pas dans la deuxième séance du séminaire La vie la mort dont la conférence est issue. Il apparaît après, comme un pas au-delà, peut-être dès l'été 1976 mais sans avoir laissé de trace, et certainement en 1979. On peut associer ce mot à un événement et le lire comme performatif. Le mot est en lui-même une transformation, un saut. Il a été l'occasion d'un pas au-delà et invite à d'autres pas du même style. C'est cette invitation qui m'autorise, à son propos, à parler d'autre chose que de Nietzsche ou François Jacob, en l'occurrence du cinéma, mais sans quitter la philosophie.

Je vais tenter d'analyser ce néologisme que Derrida associe à ceux d'auto-bio-graphie et d'allo-thanato-graphie (avec des tirets), à partir de l'expérience cinématographique. Beaucoup de films se présentent comme des autobiographies, mais il ne s'agit pas seulement de cela, il s'agit de travailler une certaine extériorité, une marge ou parergon ou limitrophie qui est à la fois celle de la philosophie et du cinéma, pour mettre à l'épreuve, entre ces deux champs, le concept même d'otobiographie (o.t.o.), qui a ce point commun avec la différance de ne pas pouvoir se distinguer oralement d'un autre mot de la langue courante.

 

2. Fellini.

On peut partir de la déclaration faite par Federico Fellini le 18 février 1986 : "Tous les films sont autobiographiques. Cette question que vous posez sans cesse est ridicule. Nous sommes toujours autobiographiques. Même quand on prétend être objectif, détaché, ce n'est qu'une apparence de détachement, une soi-disant objectivité. (...). Ce que ce film peut avoir d'autobiographique [il s'agit de Ginger et Fred], toujours sur le ton de la plaisanterie, c'est un certain mécontentement, quelques regrets. Je pense que sans en être vraiment responsable, la télévision a changé le rapport entre le spectateur et l'image. Ce n'est plus un rapport basé sur la suggestion, la confiance, l'exaltation que créait le grand écran autour duquel le grand public s'amassait, comme à l'église. Les lumières s'éteignaient, cet immense drap s'illuminait, les acteurs, immenses, avec leurs visages énormes, et ces lieux mystérieux, tout cet aspect exotique, l'aspect féminin, la femme, tout ça, la télévision l'a irrémédiablement détruit. Ce n'est plus du tout la même image, c'est une image schizophrène, psychédélique, névrotique, confettisée, dispersée, une sorte de kaléidoscope. On chatouille l'œil, et on finit par créer un type de spectateur impatient, superficiel, qui veut faire son film lui-même en sautant sans cesse d'un programme à un autre. Et évidemment moi, en tant que cinéaste qui ai été formé à une certaine conception du cinéma, je dois tenir compte d'un public que je ne connais pas. Je dois raconter mes histoires, exprimer mes fantasmes et mes quelques idées dans un langage qui tienne compte des exigences d'"insectes", de ce nouveau public frénétique et impatient. Je ne dirai plus rien".

 

3. Un film, aussi vivant qu'un texte.

Partons d'une autre déclaration, celle de François Jacob qui affirme que la vie est un texte. Derrida fait remarquer que François Jacob ne peut pas s'extraire de ce texte puisqu'il est lui-même vivant et que ce qu'il nous a légué est aussi un texte. Et s'il y a résonance entre ces trois textes, alors on peut dire que tout texte scientifique sur la biologie est une sorte d'autobiographie, comme les films. Et même si, contrairement à Nietzsche ou à Freud, François Jacob n'engage pas directement son nom dans sa pensée, ce nom y est quand même inscrit d'une autre façon.

 

 

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Propositions

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Par le néologisme "otobiographie", Jacques Derrida nomme la nécessité d'engager l'"entendre-parler" de l'oreille, avec ses différences, dans la structure testamentaire du texte

 


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