Derrida
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
CinéAnalyse : Auto-thanatographies                     CinéAnalyse : Auto-thanatographies
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 16 janvier 2020 "La vie la mort" : graphies d'alliance

[(CinéAnalyse) : En me mettant à la place d'un autre pour raconter, comme si j'étais vivant, ma propre mort : "Auto-thanato-graphie"]

"La vie la mort" : graphies d'alliance
   
   
   
Sur l'"autothanatographie", néologisme derridien Sur l'"autothanatographie", néologisme derridien
Orlolivre : comment ne pas mourir?               Orlolivre : comment ne pas mourir?    
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

logo

 

Au cinéma, l'autothanatographie, ce n'est pas seulement montrer sa mort, se sentir mourir ou avoir l'impression qu'on meurt ou qu'on est déjà déjà mort, c'est raconter cette expérience. Il faut que je sois là, présent, et qu'en même temps je sois cet autre qui est là-bas, mort ou en train de mourir, et qui est aussi moi. Je suis là deux fois, avec la même identité, le même nom, la même personnalité, mais pas dans la même position.

L'un des films les plus connus jouant sur cet écart est La Jetée (Chris Marker, 1963). C'est un classique de l'autothanatographie. Circulaire, il commence et finit par la mort du je. Cette mort est racontée comme souvenir, destin inéluctable, événement et réitération, par un personnage qui est le même je, mais différent. Qu'il le sache ou non, qu'il le vive au futur ou au passé, n'a pas beaucoup d'importance. Ce qui compte, c'est qu'au moins une fois il revive cet instant où il est à la fois le racontant et le raconté, le vivant et le mourant. Dans le film, le personnage arrive à être doublement je sans jamais dire je. C'est le discours de la voix off qui lui permet, en même temps, d'être mort et de vivre. Déjà mort, il n'est pas encore un spectre; et pas encore mort, il est déjà un survivant. L'autothanatographie n'est jamais dissociable d'un temps de deuil de soi-même, un moment de jouissance qu'il faut réitérer. Dans Gens de Dublin (John Huston, 1987), un narrateur, qui n'est autre que le réalisateur lui-même, se raconte comme mort. Dans Mémoires d'un Juif tropical (Joseph Morder, 1984) ou dans Le lion est mort ce soir (Nobuhiro Suwa, 2018), il raconte une étape de sa vie définitivement effacée, soit par un voyage, soit par une perte d'amour. C'est toujours une expérience d'arrachement ou de retrait, mais dans certains cas (La Jetée, Gens de Dublin), elle se termine en boucle, sans avenir, tandis que dans d'autres cas (Mémoires d'un Juif tropical, Le lion est mort ce soir), elle ouvre sur un supplément de vie, un "pas au-delà".

--------------

Propositions

--------------

-

[(CineAnalyse) : En disant : "Je suis mort"]

-

La Jetée (Chris Marker 1963) - L'instant pour moi le plus décisif, celui dont je désire le retour avec le plus d'intensité, c'est celui de "ma mort", que je n'ai pas vécue

-

"Gens de Dublin" ou "The Dead" (John Huston, 1987) - le film qui fait entendre la phrase : "Je suis mort"

-

Le lion est mort ce soir (Nobuhiro Suwa, 2018) - Au cinéma, l'impossible, c'est jouer sa propre mort

-

Mémoires d'un Juif tropical (Joseph Morder, 1984) - Il aura fallu dire "Je suis mort" pour que commence la vie en plus, la vie supplémentée par l'oeuvre, plus que la vie

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

CineHantise
CineAutoThanato

AA.BBB

CineLoft

EH.LLI

LVLO

FG.KJH

AutoThanato

WD.KJD

ProjCinemonde

SI.LKJ

NE_CineAutoThanato

Rang = YCineloftAutoThanato
Genre = -