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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, acquiescement, le "oui"                     Derrida, acquiescement, le "oui"
Sources (*) : [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)               [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 17 janvier 2008 [La] matrice derridienne (ce qui s'en prescrit)

[Derrida, l'acquiescement, le "oui"]

[La] matrice derridienne (ce qui s'en prescrit) Autres renvois :
   

Derrida, la religion

   
   
                 
                       

1. Un "oui" archi-originel.

Il y aura eu, avant, ce qu'on peut nommer un Oui originaire. L'usage de ce mot "originaire", peut sembler étrange pour un théoricien qui soutient, par ailleurs, qu'"Il n'y a pas d'origine". Avec ce syntagme, les apories du "oui", à la fois antérieur, plus vieux que le "oui" courant, et incompréhensible, sont posées. Derrida utilise aussi parfois les mots "oui primaire" ou "oui primordial", bien que ces mots soient eux aussi discutables. Cette instabilité ou imprécision des mots résonne avec l'indescriptibilité du "oui". Il est étranger au savoir. Bien qu'aucune connaissance positive ne permette d'y accéder, bien qu'il échappe à la légalité courante, il faut que ce "oui" soit, à chaque moment, réitéré. On l'invoque à chaque souffle, chaque interjection, chaque appel. Inconditionnel (sans confirmation, ni garantie, ni preuve), coextensif à toute parole, il double tout énoncé, y compris celui qui vient de moi à moi, ou de moi à l'autre en moi. Antérieur à la langue, même s'il est encore dans la langue, il aura précédé toute croyance, tout lien, toute prise de responsabilité. Sans lui, il n'y aurait eu ni mémoire, ni discours, ni adresse à l'autre, ni héritage, ni confiance, ni foi. Il n'y aurait pas eu d'accueil, ni de la langue, ni de loi. Pour dire "oui" à un autre, il faut que je croie en lui. Devant lui, je m'engage, je promets, je signe ou j'acquiesce.

Mais cela pose une autre question. Si le "oui" est déjà une réponse, alors, à qui répond-il? Y aurait-il, avant lui, une obligation, un appel? Cet appel, selon Derrida, c'est depuis la promesse d'une réponse qu'il s'entend lui-même. Il commande un accueil, un oui "à" l'autre qui présuppose qu'un autre "oui" l'ait déjà accueilli, ait déjà dit "oui". Ce "oui" de l'autre est une marque sans contenu, vide, inarticulée. Il ne dit presque rien, rien d'autre que "oui". Rien ne peut le remplacer. Chaque fois que, dans la langue courante, on engage le "oui" comme tel (le "oui" courant, verbal), on engage aussi cette marque primaire du "oui" qui reste indicible. Ineffaçable, le double oui aura survécu à tous les désaveux, dénégations, négativités.

Ni constatif, ni performatif, il est la condition transcendantale ou quasi transcendantale du constat ou de l'acte de langage. N'ayant pas d'autre fonction, pas d'autre sens que de répondre à, il est au coeur de la religion comme de l'oeuvre d'art.

 

2. Des axiomes.

Il ne faut pas confondre les affirmations traditionnelles ou métaphysiques avec ce que Derrida aura nommé le Oui originaire. Dans un cas les présuppositions sont ordonnées par le discours, dans l'autre elles viennent avant, elles sont antérieures au discours. Un axiome, c'est l'affirmation d' une valeur qui doit rester intacte, donner lieu à un acte de foi. Il y a de la foi, et même double, dans toute religion, mais aussi dans n'importe quelle croyance. Tant que cette croyance est maintenue, l'axiome reste indiscutable - ce qui n'empêche pas qu'au nom d'un même axiome on puisse défendre des points de vue différents, critiquer, combattre ou rejeter telle ou telle thèse. D'un côté, si la croyance vacille, l'axiome peut être contesté, transformé ou rejeté; mais d'un autre côté, certains axiomes restent, quoiqu'il arrive, inéliminables. Exemples :

- la justice engage au-delà du droit, de la norme, du temps. Déjà posée, avant nous, elle nous arrive de l'inconnu, par des fantômes ou par des spectres. Excédant le présent, indémontrable, indéconstructible, elle s'annonce depuis un avenir sans présence.

- la vision aussi a son axiome. C'est une nécessité d'un autre type, qui tient à ce qui, chez l'humain, est l'essence de l'oeil : les pleurs, l'imploration. On implore par l'oeil ce qu'on ne voit pas, ce qui reste invisible. Axiome du dessin : quand le dessinateur ne peut plus voir son modèle, alors son trait devient implorant, il se substitue à l'absence.

- il y a, pour la déconstruction (elle-même irréductible à toute définition), quelques axiomes sans lesquels cette pensée n'aurait pas pu avoir lieu : l'ouverture de l'avenir (axiome originaire, irréductible), ou l'obligation incontournable, intraitable, d'endurer l'aporie.

- et pour l'Europe (non pas l'idée, ni l'esprit, ni même la culture, mais la tradition historique), Derrida repére deux axiomes : de différence avec soi (elle ne peut pas être identique à elle-même), et de finitude (il faut toujours qu'elle reparte, qu'elle recommence).

On peut rapprocher les axiomes des principes inconditionnels. Incomparables entre eux, hétérogènes, ils ne s'organisent pas, ne se constituent pas en listes finies ou en systèmes. Il peut y en avoir toujours plus, ou d'autres, différents voire incompatibles. On ne peut anticiper ni prévoir leur surgissement.

 

3. Ecouter, entendre, répondre.

Avant toute parole, tout discours, j'adresse une demande à l'autre : écoute, réponds, viens. Cette demande est indéterminée. Ces verbes qui se disent au présent sont irréductibles à leur signification usuelle. Il ne s'agit pas seulement d'écouter, d'entendre, de répondre, d'opérer, de fonctionner, d'appeler ou d'ordonner, il s'agit de s'engager, de dire "oui". La demande ne nomme, ne décrit, ne désigne rien, mais elle m'engage, moi aussi, à écouter, entendre, etc.. Sans faire appel à aucune autorité, ni loi, ni hiérarchie, je promets que c'est bien moi qui dis oui, et que la mémoire de ce geste restera.

L'acquiescement à l'autre, comme celui de l'autre, reste tremblant, incertain. Il faut le répéter sans cesse, le redire, le ritualiser. C'est ce qui arrive avec le Shema Israël de la tradition juive, ou avec la voix blanche de l'apophase (théologie négative). En ritualisant la répétition, on conjure le risque d'aller plus loin qu'il n'est raisonnablement permis, que ce soit à l'occasion d'une prière, d'un accueil ou d'un acte quotidien quelconque, comme un coup de téléphone.

Parfois le "oui" exclut la réponse. C'est le cas pour certaines appartenances communautaires, quand les alliés ou les "frères" ne peuvent, sous la menace ou le serment, que s'inscrire dans la communauté (leur accord est extorqué, il n'est qu'un faux acquiescement).

 

4. Alliance.

Il ne suffit pas qu'une alliance soit assignée par un père ou un archonte, encore faut-il qu'on y souscrive (qu'on dise "oui" à cette alliance). Comme un contrat symbolique ou même un héritage, on ne peut la sceller que par une confirmation, qui peut n'être que partielle ou conditionnelle. Exemple : quand il s'engage vis-à-vis de la philosophie, Jacques Derrida n'acquiesce pas à toute la philosophie, il ne partage pas tout avec elle. Une alliance n'est jamais automatique, ni naturelle. Dans tout discours, il y a deux oui (oui oui...) : celui qui s'adresse à l'autre, et l'acquiescement qui vient de l'autre, qui est impliqué dans le premier. Ni l'un ni l'autre n'est absolument garanti à l'avance.

Un "je" qui se cite soi-même disant "oui" ou qui fait le récit de cet acquiescement, c'est aussi une alliance : l'alliance de l'affirmation avec elle-même (oui, oui). La littérature pourrait être une alliance de ce type, et aussi la vie, l'auto-affection de la vie qui s'hétéro-affecte. C'est le chemin ouvert vers une sur-vie qui ne serait pas le dépassement de la mort, mais une victoire triomphale et terrible, qui brouille la distinction du vivre et du mourir (oui, oui, oui).

Lorsque Derrida choisit de dire Oui, je suis un Juif, sans pour autant faire partie de la communauté, il ne se soumet à aucune nécessité. Il pourrait dire "non", ou dire "oui" autrement, à d'autres conditions. S'il choisit cette alliance, il peut dire de la Torah qu'elle est un axiome absolu - non pas en général, mais dans son principe. Et (comme tout ce qui est nommé Dieu), il peut aussi se rétracter. Sans cette possibilité, il n'y aurait pas de oui digne de ce nom. Dans le cas du sacrifice d'Isaac, le oui secret d'Abraham ne peut se nouer en alliance singulière, absolument unique, que s'il ne dépend d'aucune contrainte extérieure, s'il peut se transformer en non.

 

5. Aimance.

Avant toute religion positive, les hommes sont liés entre eux par un sentiment élémentaire de respect, de scrupule. Ils doivent acquiescer à l'obligation de faire halte devant l'autre, avec retenue et pudeur. Ils doivent respecter la vie, s'arrêter, se tenir à distance de ce qui doit rester sain et sauf.

Pour que je puisse entrer en rapport avec l'autre, il faut que nous partagions déjà un espace commun, une amitié d'avant les amitiés. Il faut qu'ait eu lieu un partage de langue ineffaçable, enfoui, secret, oublié, inavouable. C'est ce que Jacques Derrida appelle l'aimance. Répondre à l'autre, cet acquiescement le plus originel, le plus fondamental, le plus inconditionnel, c'est l'aveu de cette archi-amitié qui n'est conditionnée par aucune détermination, aucun autre enjeu que ce rapport.

 

6. Le "oui" d'aujourd'hui.

Dans la modernité, le oui se transforme, il se gramophonise. On le répète, on l'archive, on l'enregistre, il devient une marque déposée, un titre inaliénable, ou encore un phonème avec sa sonorité, un graphème reconnaissable visuellement. Les machines qu'il lance sont comme celle de James Joyce : exposées à un double bind. Car dire oui, c'est signer, et le paradoxe du oui rejoint celui de la signature. D'un côté il lance une machine de production et de reproduction automatique, une parodie d'assentiment; et d'un autre côté, par sa singularité et son unicité, il implore le "oui" de l'autre, sa contresignature. Quand Artaud, avec son théâtre de la cruauté, prétend rompre avec toute parole antérieure, il lance lui aussi un appel. En rejetant toute économie répétitive, il ranime la nécessité de l'affirmation; mais si l'œuvre affirmative hérite de cette promesse, c'est qu'elle lui est infidèle.

La machine de production du "oui" ouvre un cercle où le "oui" affirmé, appelé, implique un autre "oui" au-delà du "oui". L'auto-affirmation ne peut pas se refermer sur elle-même. On ne peut faire alliance avec cette œuvre, y acquiescer, que dans un éclat de rire. Joyce rit de lui-même, il rit de sa propre toute-puissance, il rit de l'impossibilité de rassembler l'œuvre, de sa circoncision à laquelle il nous invite à acquiescer. Il rit de l'alliance du oui-rire qu'il nous propose.

 

 

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Propositions

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Un "oui" primaire, incompréhensible et ineffaçable, marque avant la langue et dans la langue qu'il y a de l'adresse à l'autre

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Le mot "oui" a toujours la forme, le sens et la fonction d'une réponse; cette réponse a parfois, peut-être, la portée d'un engagement originaire et inconditionnel

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Un Oui originaire, acquiescement donné à quelque présentation de soi, survit à toutes les négativités

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Un "oui" de l'autre précède toujours déjà, pré-originellement, le "oui" à l'autre - cette réponse qui ouvre à l'infini de l'autre, l'accueille, lui répond

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"Répondre à l'autre", c'est l'acquiescement le plus originel, le plus fondamental, et aussi le plus inconditionnel

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Axiome : nul à-venir sans héritage, possibilité de répéter, itérabilité, alliance à soi, confirmation du oui originaire, mémoire et promesse messianique

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Avant tout autre contrat, une amitié d'avant les amitiés, ineffaçable, inavouable, incommensurable, fondamentale et sans fond, respire dans le partage de la langue

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Un accueil silencieux de la chose ou du visage (fiabilité pré-originaire) est le préalable de tout contrat symbolique

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Il n'y a pas de "premier" oui, le oui est déjà une réponse, un appel qui ne peut s'entendre lui-même que depuis la promesse d'une réponse

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Toute sacralité, croyance, pensée ou autorité - religieuse ou non - reposant sur un axiome peut être critiquée, combattue ou rejetée au nom de ce même axiome

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Les deux sources de la religion présupposent un axiome unique, irréductible mais double, qui doit rester intact et donner lieu à un acte de foi

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Le miracle ordinaire, c'est l'acquiescement au "Crois-moi!" de l'autre - inconditionnellement, sans confirmation, ni garantie, ni preuve, ni accès à son for intérieur

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Il faut bien, au commencement, quelque coup de téléphone : "Allô, j'écoute, je suis là, présent, prêt à parler et à répondre" - comme dans le "Shema Israel"

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Paradoxe du "oui" : il lance une machine de production et de reproduction dont il ruine le modèle

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"Oui" est la condition transcendantale de tout performatif, de toute écriture, promesse, serment, engagement, qui en appelle au "oui" de l'autre et s'envoie, à soi-même, un "oui"

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La signature requiert un "oui" plus vieux que le savoir, un oui qui, derrière chaque mot et même sans mot, confirme le gage d'une marque laissée

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Signer, c'est affirmer de façon fière, triomphante, quelque chose dont on a déjà fait son deuil

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Le "oui" de l'affirmation ressemble à un acte de langage performatif : il ne décrit ni ne constate rien, il engage en répondant, jusqu'au point où il est débordé par ce qui vient

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Une alliance est scellée par un "Oui, oui" qui garde, en secret, une mémoire endeuillée où vient l'autre

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Une structure universelle de la religiosité est l'arrêt, la halte respectueuse devant ce qui doit rester sain et sauf

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Un lien entre singularités (relegere) fait de scrupule et de respect précède toute religion positive qui lie les hommes entre eux ou avec Dieu (religare)

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En disant "Oui", je m'engage et je signe, je réponds à l'interpellation d'un autre en lequel je crois

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"Oui oui"; tout discours est entre deux "oui", celui qui s'adresse à l'autre pour lui demander de dire oui, et le oui d'un autre, déjà impliqué dans le premier "oui"

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Face à l'université moderne dont le projet terrifiant, intolérable, est d'archiver toute la culture, l'oeuvre implore un "oui" de l'autre, la nouveauté d'une contresignature

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Dans l'Ulysse de Joyce, ce qui fait rire est l'ouverture du cercle qui renvoie de soi à soi : le "oui" affirmé/appelé implique un autre "oui" au-delà du "oui", un "oui-rire"

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La signature de Joyce invite les lecteurs et experts à acquiescer à la circoncision de l'oeuvre, à l'alliance du "oui-rire"

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"Viens" se dit au présent; le citer met à l'oeuvre un autre "Viens" dont le " faire" est irréductible aux verbes usuels : opérer, fonctionner, jouer, ordonner, appeler

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Un "Viens" chaque fois unique, éternellement répété, se soustrait à l'ordre du langage, il s'affirme sans procéder d'aucune autorité, aucune loi, aucune hiérarchie

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[La "gramophonisation" d'aujourd'hui est une parodie d'assentiment : dire "oui", automatiquement, à des voix enregistrées et reproduites comme vivantes]

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Un mot "gramophoné" est à la fois graphème et phonème : comme le YES anglais dans EYES ou le OUI français dans OUÏ-DIRE

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Axiome de la vision : Ce qui rend visible n'est pas visible

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Premier axiome de l'Europe : pour se retrouver, il faut toujours qu'elle reparte, qu'elle recommence (axiome de finitude)

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Second axiome de l'Europe : le propre d'une culture, c'est de n'être pas identique à elle-même (axiome de différence avec soi)

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Le "commun" (appartenance communautaire) présuppose un "nous" qui inscrit l'autre dans une alliance à laquelle il ne peut qu'acquiescer

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Un "dire oui à la loi" précède originellement la loi

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Qu'un "je" se cite soi-même, qu'il en fasse le récit, c'est ce qui, dans la vie comme dans la Genèse, donne lieu à l'alliance de l'affirmation avec elle-même : "oui, oui"

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La victoire triomphale de la vie, cette chose terrible, c'est dire "oui, oui, oui" à vie-et-mort, ce "neutre" qui brouille la distinction du vivre et du mourir

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La pensée déconstructrice dit "Oui" à la philosophie, ce qui l'engage envers cet autre, sans partager avec elle aucun autre contenu que ce gage donné

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L'oeuvre [d'art] suppose un acte de confiance, d'accueil du monde, qui engage dans la langue et le discours

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Rejetant avec dégoût toute économie répétitive, Artaud promet l'oeuvre affirmative, unique

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Si le théâtre, aujourd'hui, déclare sa fidélité à Antonin Artaud, c'est pour ranimer la nécessité de l'"oeuvre présente de l'affirmation"

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L'axiome de la déconstruction, ce à partir de quoi elle s'est toujours mise en mouvement, c'est l'ouverture de l'avenir

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Axiome de la justice : elle est inconditionnelle et indémontrable, elle engage au-delà du droit, de la norme, du temps

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Par sentence, affirmation, déclaration, la voix blanche de l'apophase consiste à aller toujours plus loin qu'il n'est raisonnablement permis

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Il ne suffit pas qu'on m'assigne un "tu es juif" pour que je souscrive un "Oui, je suis un Juif"

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En signant du nom du prophète Elie, Jacques Derrida rit tout bas de la signature, il contresigne par un "oui-rire" le fou rire de l'oeuvre joycienne

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Avant tout acte de foi, on devrait pouvoir entendre l'axiome absolu que les textes de la Torah veulent dire : à ce qui est nommé Dieu (Yhvh), il appartient de pouvoir se rétracter

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Axiome absolu : il faut qu'Abraham soit exposé en secret, en silence, à l'expérience du mal radical, du crime impardonnable, pour que soit nouée avec Dieu une alliance singulière

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