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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Visuel/vision, deux régimes du voir | Visuel/vision, deux régimes du voir |
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| Source (livre) : |
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Plus d'un régime de vision | Plus d'un régime de vision |
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| Georges Didi-Huberman - "Devant l'image, question posée aux fins d'une histoire de l'art", Ed : Minuit, 1990, formulation déduite des pp9 à 64 | [Il y a deux régimes du voir : la vision, organisée selon les normes courantes, et le visuel, indice ou symptôme d'une figuration non codifiée] |
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Cette opposition est développée par Georges Didi-Huberman dans son livre Devant l'image. - la vision. Ce régime du voir s'appuie sur des représentations rendues intelligibles par un discours porteur de connaissances. C'est le savoir de l'histoire de l'art, aussi clair et distinct que possible, à visée universelle, qui analyse des signes et distingue des choses qui ont reçu une dénomination spécifique. Dans cette logique, tous les concepts peuvent être traduits en images et toutes les images en concepts, ce qui place les images sous la tyrannie du visible (imitation) et/ou du lisible (iconologie). - le visuel. Parfois des choses singulières nous laissent bouche bée. Quand nous posons notre regard sur une image de l'art, un non-savoir nous éblouit. D'où vient-il? D'un trait, d'une couleur? Nous sommes déchirés, les évidences s'évident et s'obscurcissent. Un travail de figurabilité est à l'oeuvre. Cela vaut pour les images modernes et aussi pour celles d'autres époques comme le Moyen Age. La figure dépasse le sens, elle défigure et préfigure. Le critique ou l'historien qui interroge ces images n'est pas un savant mais un auteur, un inventeur du passé. Ces deux régimes ont toujours coexisté. La césure n'est pas circonstancielle, mais anthropologique. Toute figure porte une énigme. La pensée chrétienne a beaucoup joué sur cet écart, que creuse l'image d'art. On peut rapprocher ces deux régimes des deux dimensions de l'espace contemporain, l'espace logocentrique (vocal) et l'espace de dissémination. L'art est partagé entre les deux (bien qu'un seul puisse dominer dans telle oeuvre ou tel courant de l'art). Leur duplicité - qu'on rencontre également dans l'art religieux - est l'un des traits de la modernité. |
-------------- Propositions -------------- -Un "objet visuel" est un objet investi par le regard d'une valeur de figurabilité -Figurer, c'est transposer le sens dans une autre figure, défigurer et préfigurer -Il y a deux façons de voir la peinture : en tant que signe (vision) ou en tant que matière colorée (visuel) -La représentation dessine à l'avance une boîte dans laquelle l'image est enfermée -En fabriquant du visuel, le regard divise la vision -Entre le régime normal du monde visible (figuration) et la capacité humaine à la figurabilité s'ouvre une césure anthropologique -L'historien de l'art propose un savoir sur l'objet d'art, tandis que l'oeuvre se spécifie par un non-savoir -L'historien d'art garantit la fermeture du visible sur le lisible -La tyrannie du visible est un écran qui s'interpose devant les oeuvres d'art -L'énigme de la figure, c'est qu'elle cache la chose et aussi y donne un accès, quoique détourné, déplacé -La figure, mode fondamental de la pensée chrétienne, est toujours entre deux choses, deux univers, deux temporalités, deux modes de signification -En nous desaisissant des conditions normales de la vision, l'image d'art nous fait revenir à ce qui conditionne le regard : le "visuel" |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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DidiHuberman VisionVisuel AA.BBB ProVisionDE.HHD BV_VisionVisuel Rang = J |
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