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TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Plus d'un régime de vision                     Plus d'un régime de vision
               
Arsène Gaillour - "Une raison sans promesse", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 29 mars 2006

[De même qu'il y a plusieurs perspectives, plusieurs régimes de vision cohabitent]

Autres renvois :
   

Sur l'image

   

Sur la perspective illusionniste

   

Sur la figure

Le regard

                 
                       

Toute vision est conditionnée par des normes que la tradition occidentale de l'histoire de l'art isole sous le nom de perspective. Il y a la perspective illusionniste issue de la Renaissance et d'autres, venues d'ailleurs, d'avant ou d'après. Notre regard s'accoutume à les combiner, les juxtaposer, les diviser, les déplacer. L'idée que puissent se croiser dans la même oeuvre plusieurs formes symboliques, plusieurs régimes de vision, plusieurs profondeurs visuelles, n'étonne pas. Depuis l'abandon du positivisme en histoire de l'art, on n'imagine plus qu'ils puissent former un tout. Les régimes se chevauchent, s'opposent et se contredisent.

On peut opposer (selon le vocabulaire de Georges Didi-Huberman) la vision courante normée, voire tyrannique, au visuel dont les objets ouvrent au désir.

On peut aussi opposer la vision comme lieu du corps, inséparable des autres sens, à la visualité pure.

On ne voit pas seulement par ses propres yeux, mais aussi par ceux des autres, qu'ils soient visibles ou invisibles. On voit aussi à partir d'un lieu vide, géométral.

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Propositions

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La tyrannie du visible est un écran qui s'interpose devant les oeuvres d'art

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En fabriquant du visuel, le regard divise la vision

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Il y deux régimes du voir : la vision, organisée selon les normes courantes, et le visuel, indice ou symptôme d'une figuration non codifiée

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En nous desaisissant des conditions normales de la vision, l'image d'art nous fait revenir à ce qui conditionne le regard : le "visuel"

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Un "objet visuel" est un objet investi par le regard d'une valeur de figurabilité

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Le propre du visible est d'être superficie d'une profondeur inépuisable

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[La vision n'est pas une pensée, elle habite un lieu du corps]

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Voir signifie mettre en mouvement la réalité encore invisible

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Une construction perspective est une "forme symbolique" si un contenu intelligible s'attache à un signe concret et sensible pour s'identifier à lui

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Le regard, porté par la structure symbolique de la vision, l'interrompt et la déplace

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Par d'autres yeux, nous sommes à nous-mêmes pleinement visibles

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La vision de l'oeuvre est conditionnée par le regard ou la voix d'un autre, spectateur supposé qui est, lui, dérobé à la vue

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Entre le régime normal du monde visible (figuration) et la capacité humaine à la figurabilité s'ouvre une césure anthropologique

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Le positivisme postule que tout le visible peut être décrit et compté comme tout

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C'est d'abord le regard qui interroge les choses : comme notre corps et nos sens, il est un mesurant pour l'Être

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La peinture moderniste écarte le facteur tactile (ombre et perspective) pour privilégier la visualité pure

     


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