|
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
| Pour les titres annoncés dans l'index, voir la liste bibliographique. | |||||||||||||||||
|
|
Art et perspective actuels | Art et perspective actuels |
|
||||||||||||||
| Source : |
|
Derrida, l'art, l'oeuvre | Derrida, l'art, l'oeuvre |
|
|||||||||||||
| Jacques Derrida - "La vérité en peinture", Ed : Flammarion, 1978, pp207-9 (+R, par-dessus le marché) |
|
Derrida, le cinéma | Cinéma et psychanalyse témoignent d'une seule et même mutation : un détail ouvre la différance |
Derrida, le cinéma |
|
||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
|
La psychanalyse, sa place | La psychanalyse, sa place |
|
||||||||||||||
|
|
La différance | La différance |
|
||||||||||||||
|
|
1890-1910, le tournant | 1890-1910, le tournant |
|
||||||||||||||
|
Pour l'acquérir, cliquez sur le livre |
L'ouverture peut s'analyser ainsi : prélever un détail, l'agrandir, le mettre en mouvement. Derrida donne à cette opération qui résume la mutation contemporaine de l'art un nom : front Benjamin, syntagme créé à partir du portrait qu'Adami fait de Walter Benjamin. A la place du front du critique allemand (un fragment de son corps, de son visage), au-delà d'une ligne infranchissable, Adami inscrit un mot de sa main, Benjamin, qui fonctionne comme une légende ne portant pas sur l'oeuvre dans son ensemble (dont le titre est Rittrato de Walter Benjamin), mais uniquement sur un fragment (le front), c'est-à-dire un détail. Le syntagme désigne l'opération de supplémentation, qui n'est autre que celle de la différance, bien que Derrida n'utilise pas ce mot mais parle d'un idiome pris dans un voyage, trait différentiel où s'échangent les fragments. A la place de certains détails, viennent des légendes ou des simulacres. Plutôt que de se situer d'un côté ou de l'autre de la ligne, Benjamin voyage. Il reste en exil. La peinture d'Adami désigne une mutation historique commencée avec la photographie, poursuivie par le cinéma et la psychanalyse. C'est un changement d'époque marqué par une mutation du regard. Walter Benjamin a donné à cet événement un autre nom, la perte d'aura. Une époque est à venir (celle de la différance), aussi difficile à penser soit-elle. Cette époque est celle où le regard est pris dans des processus, machines ou appareils qui produisent sans discontinuer des lignes de fracture, des passages, des effractions qui ne se ferment pas. L'"ère de la reproductibilité technique" met en abyme toute référence, toute unicité ou authenticité. |
Le rapprochement que fait Derrida entre Benjamin et Freud s'appuie sur un autre tableau de Valerio Adami, Sigmund Freud en voyage vers Londres, où des détails, des écarts énigmatiques qui, eux aussi, plongent dans le politique, des frayages inconnus ouvrent sur la violence d'un voyage forcé. Cette mutation, entretenue par la crise du logos, disloque le cadre (parergon). Elle est portée par la photographie, comme Derrida l'expliquera dans Droit de regards de Marie-Françoise Plissart, toujours à propos du détail. |
|||||||||||||||
Création
: Qylal |
|
Idixa
|
|
||||||||||||
|
Derrida EVocalPerspective QD.HHG DerridaArtCH.JIK DerridaCinemaID.KLL InsuPsychanalyseDQ.GJJ DerridaDifferanceWC.IPS ArtMDDGJ.LGJ |
|||||||||||||||