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Kant, l'esthétique                     Kant, l'esthétique
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Page créée le 3 janvier 2006.

Croire en la beauté

[Kant et l'esthétique]

Croire en la beauté Autres renvois :
   

L'esthétique

   

Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art?

   
                 
                       

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La place de l'esthétique n'est nullement marginale dans le système kantien. Elle est au coeur de la Critique du Jugement (troisième Critique) au sens large, en tant que faculté de juger en général, et aussi au sens plus étroit de jugement sur le beau. Qu'est-ce que le beau? Tout simplement ce qui plaît, c'est le point de départ de Kant. Mais dans ce qui plaît, l'accent n'est pas mis sur le plaisir, mais sur le jugement. Je produis en moi une idée par rapport à laquelle je définis mon goût. Cette idée est esthétique et symbolique. Elle ne dépend pas de l'objet concret, mais de mon jugement autonome (c'est-à-dire du discours). Elle ne cherche ni la jouissance ni l'intérêt - ni même le bien. La beauté n'a pas d'autre finalité que sa propre forme : l'idée se compare à la représentation.

Il se trouve que les jugements particuliers que nous portons sur la beauté sont communicables à d'autres personnes. Ils relèvent du sens commun. Bien qu'ils ne soient soumis à aucune règle ni principe objectifs, bien qu'ils soient dépourvus de concept, bien qu'ils soient immédiats, ils sont intersubjectifs et universels, et en outre ils donnent à penser. La satisfaction qu'ils procurent est nécessaire.

S'il y a art, il y a libre arbitre, une liberté de faire qui ne peut se comparer qu'à l'acte divin. Il y faut du génie.

On relève un paradoxe, une antinomie insurmontable. L'homme est capable de beauté pure (indépendante de tout objet) et aussi de beauté idéale (celle qui est conditionnée par un objet auquel elle adhère). La première ouvre un espace de jeu, la seconde s'organise en plaisir culturel qui bride le génie. La première renvoie à la belle forme, la seconde aux ornements. Les deux sont irréconciliables, mais coexistent. C'est l'un des aspects de la révolution copernicienne de Kant.

Le sublime aussi repose sur un jugement. Comme le beau, il plaît par lui-même, mais l'un tient à la forme et l'autre à l'informe. Impuissant à saisir l'infini dont il a l'intuition, le sublime dépasse tout critère des sens. Il exalte l'humanité et le sentiment moral.

L'esthétique kantienne n'est pas qu'une philosophie. Elle s'est réalisée dans le monde, par exemple par l'impressionnisme.

 

 

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Propositions

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Le principe du goût est le principe subjectif de la faculté de juger en général

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Est beau ce qui plaît dans le simple jugement

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Le modèle suprême, l'archétype du goût, est une pure et simple Idée que chacun doit produire en soi-même

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Le jugement de goût dans l'analyse du beau peut être considéré selon : 1/ la qualité; 2/ la quantité; 3/ les fins; 4/ la modalité, d'où résultent quatre moments du beau

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La beauté ne dépend ni de l'existence de l'objet, ni de l'intérêt que j'y porte, mais d'un jugement

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Dans le plaisir pur mis en jeu par le jugement de goût kantien, il ne s'agit que d'un discours sur le beau - de la discursivité même du beau

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Kant enferme la théorie de l'esthétique dans une théorie du beau, celle-ci dans une théorie du goût et cette dernière dans une théorie du jugement

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Est beau l'objet d'une satisfaction qui résulte d'un jugement de goût, indépendamment de tout intérêt

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La beauté est la forme de la finalité d'un objet, en tant qu'elle est perçue dans cet objet sans représentation d'une fin

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Est beau ce qui plaît universellement sans concept

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Est beau ce qui est connu sans concept comme objet d'une satisfaction nécessaire

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Il ne peut y avoir aucune règle objective du goût, qui déterminerait par concepts ce qui est beau

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Il est impossible qu'il y ait un principe objectif du goût

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L'agréable et le beau sont immédiats, tandis que le bon suppose la médiation rationnelle des fins

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Une idée esthétique est une représentation de l'imagination qui donne à penser, sans qu'aucun concept ni aucun langage ne la rende intelligible ni ne l'exprime complètement

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Antinomie kantienne du jugement de goût : ce jugement ne se fonde pas sur des concepts, mais il se fonde sur des concepts

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Pour Kant, beauté pure et beauté idéale sont incompatibles

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Dans tous les Beaux-Arts, l'essentiel est la forme, orientée par rapport à une fin pour le spectateur qui en juge et en tire un plaisir culturel

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Le beau touche à la forme d'un objet, tandis que le sentiment du sublime se rencontre au niveau de l'esprit devant un objet informe, indéterminé, illimité

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Le goût ou la faculté de juger esthétique méritent le nom de "sens commun à tous", car ils désignent ce qui est universellement communicable sans aucune médiation

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Les ornements (parerga) et suppléments extérieurs à l'oeuvre n'appartiennent pas à la "belle forme" et portent préjudice à la beauté authentique

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Une beauté naturelle est une chose belle; la beauté artistique est une belle représentation d'une chose

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Le beau et le sublime ont ceci en commun qu'ils plaisent par eux-mêmes

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Le jugement de goût n'est pas logique, mais esthétique, car il ne peut être que subjectif

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Dans l'acte de juger esthétique, j'attribue à mon sentiment particulier valeur universelle

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Il y a dans les Beaux-Arts à la fois l'organisation hiérarchique des métiers et l'ouverture d'un espace de jeu et de communication universelle entre sujets libres

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L'acte esthétique est celui qui révèle par excellence l'intersubjectivité

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Le jugement esthétique suppose une communication directe entre les hommes

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On ne devrait appeler art que la production qui fait intervenir la liberté, c'est-à-dire un libre arbitre dont les actes ont pour principe la raison

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Le principe de l'idéalité de la finalité suffit pour fonder notre jugement esthétique de manière libre et autonome, sans aucune hétéronomie

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Il y a deux espèces de beauté : la beauté libre, qui ne présuppose aucun concept de l'objet, et la beauté adhérente, qui est conditionnée à une fin

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Le beau est le symbole du bien moral

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Le pivot de l'esthétique de Kant est sa sémiotique du "beau comme symbole de la moralité" : elle détermine la beauté libre comme manque, et redonne sens à l'errance

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L'intérêt commun pour le beau dans l'art ne prouve aucun attachement au bien moral, tandis qu'un intérêt à contempler les belles formes de la nature témoigne d'une âme bonne

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L'artiste n'imite pas les choses de la nature, mais il imite en tant que sujet-auteur la production de la nature ou l'acte divin

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Le génie est la disposition innée de l'esprit par le truchement de laquelle la nature donne à l'art ses règles

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On distinguera l'art de la nature, comme le faire est distingué de l'agir, et les oeuvres de l'art des produits de la nature

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Dans le domaine des beaux-arts, le goût se révèle, mais le génie est bridé

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Kant hiérarchise les beaux-arts à partir de l'expression, fonction de la parole : poésie, arts de la forme, musique

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Le jugement du sublime peut être considéré selon : 1/ la quantité; 2/ la qualité; 3/ la relation; 4/ la modalité, d'où résultent quatre moments du sublime

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Le sublime est l'intuition esthétique de la limite infinie

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Est sublime ce qui, du seul fait qu'on ne puisse que le penser, révèle une faculté de l'esprit qui dépasse tout critère des sens, au-delà même de l'imagination

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Le sublime est un sentiment de déplaisir provoqué par l'impuissance du sujet à appréhender l'infini sur le mode de l'imagination, compensé par le plaisir de le saisir par l'idée

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Est sublime ce qui nous révèle la supériorité de notre capacité à la conservation de soi sur la force de la nature

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Le jugement sur le sublime exige un certain développement de la culture et une disposition au sentiment moral

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L'impressionnisme réalise à la perfection l'esthétique de Kant

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L'âme, qui est le principe qui insuffle sa vie à l'esprit, n'est rien d'autre que la faculté de présenter des idées esthétiques

 

 

 


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