Projet
Derrida
Art
Auteurs cités
Scripteur
Mode d'emploi
         
 
         
Le récit de l'Orloeuvre

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
Pour les titres annoncés dans l'index, voir la liste bibliographique.    
Derrida, la peinture                     Derrida, la peinture
Source (livre) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delayin - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Idixa, 2004-2009, Page créée le 4 août 2006

[Derrida, la peinture]

Autres renvois :
   

Derrida, l'art, l'oeuvre

   

La peinture

   

Derrida, le dessin

Derrida, le musée

                 
                       

Il y a au moins deux peintures :

- prise dans une rhétorique, elle reproduit de vieux codes intarissables ou des allégories. Elle est, à sa façon, un texte.

- comme Khôra, elle est silencieuse, hors langage, porteuse d'un élément sauvage, irreprésentable, hétérogène à tout discours. Elle déborde le cadre (parergon) dont elle se sert pour se délimiter. Par exemple, dans la série des tableaux de chaussures de Van Gogh, la peinture est comme un reste qui n'arrive jamais à destination. On ne peut pas arrêter sa productivité. C'est un artefact, un pharmakon.

Cette tension ou duplicité marque la peinture comme tout art.

Simple surface, la peinture pose la question d'une fiabilité originaire, antérieure à tout contrat symbolique. Il faut que je croie en ce tableau, qu'il se rattache à une terre, un sol, une marque. Ma confiance est engagée, mais elle est prise dans un double mouvement : cette peinture me déstabilise, elle m'éloigne aussi du sol. La vérité en peinture est multiple, au moins quadruple, surtout depuis qu'une certaine signature (Cézanne) en a fait un événement, une performance picturale.

Sa capacité de restauration est, elle aussi, double :

- comme le dessin, elle rend, elle restitue. Quoi? Pas un objet, mais la vue elle-même. Quand on dit qu'une peinture "rend bien", c'est de cela qu'il s'agit. Elle rend ce qui s'est retiré hors du tableau. Dans la peinture classique, on parle de mimesis, mais l'image produite (qu'elle soit ou non imitative) vient en plus, elle est surabondante.

- elle est peinture de peinture. Ce qui est peint n'est pas l'objet, mais l'essence de la représentation : une seconde présence, une autre présence qui répète la première par pliure. Ceci est un tableau, Je suis la peinture en peinture, dit le tableau.

Religieuse ou sacrée, elle indique ce qu'on n'a jamais peint.

--------------

Propositions

--------------

-

La peinture se passe de langage, demeure hétérogène au discours et lui interdit tout surplomb

-

Dans la peinture, un élément sauvage, irreprésentable, résiste à l'échange entre représentation et discours

-

Khôra est le lieu où la peinture se fait oeuvre

-

Quiconque écrit sur des arts sans voix (peinture, sculpture, musique) est mis en demeure d'adresser des mots, mais à qui?

-

Tout rapport à un tableau implique un mouvement double de rapprochement et d'éloignement, de marque et de marche (Fort/Da)

-

C'est comme s'il y avait deux peintures dans la peinture : l'une coupant le souffle; l'autre volubile, intarissable, reproduisant un vieux langage

-

La peinture rend, restitue, réajuste ou complète ce qui s'est retiré, hors d'usage, hors du tableau

-

[Hypothèse de Jacques Derrida : "Dans le dessin ou dans la peinture, il s'agit de restituer la vue par suppléance, supplémentation ou substitution"]

-

La chaussure de Van Gogh est comme une lettre : elle n'arrive jamais vraiment à destination

-

En grec, "pharmakon" signifie la peinture dans le sens de couleur, teinte artificielle

-

La peinture au sens courant est une peinture de peinture : elle révèle l'essence de la pensée comme représentation

-

[On ne peut arrêter le mouvement de sérialité différentielle des tableaux de chaussures de Van Gogh]

-

Pour rendre ou restituer une vérité, la peinture doit être fiable : offrir une alliance originaire, antérieure à tout produit ou objet symbolique

-

La "vérité en peinture" est une formulation passe-partout de Cézanne qui promet que les quatre vérités seront dites, mais seulement en peinture

-

Ce qui est commun à l'écriture et à la peinture, c'est que devant le tribunal du logos, elles se révèlent impuissantes à répondre aux questions

-

La peinture dans son milieu abstrait (le mur du musée) se détache doublement, comme produit et comme oeuvre : double marque de pliure et de dissémination

-

Tout tableau dit : "Je suis la peinture en peinture, l'origine de la peinture" - mise en abyme qui le restitue à la représentation

-

La structure de la peinture est "restante" : ce qui y revient n'est ni une vérité, ni une présence dans la représentation, mais une marque

-

La signature de Cézanne est associée à un événement dans la peinture qui en engage plus d'un à sa suite

-

L'écriture ne sera jamais la simple peinture de la voix

-

La peinture chrétienne doit se soumettre à une auto-présentation allégorique qui convertit le regard

-

On n'a jamais peint le pénis circoncis du Christ

-

La peinture de Valerio Adami est, comme le travail de Jacques Derrida, un texte

Jacques Derrida ŕ Ris-Orangis en 2004

logo

Photo Laure Vasconi

-

boutique Librairie Generale


Recherche dans les pages d'Idixa par FreeFind


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 

 

 
   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
DerridaPeinture

AA.BBB

DerridaCheminements

PE.INT

BD_DerridaPeinture

Rang = zQuois_Peinture
Genre = -