| D'une part l'Internet est une machine. Dans le prolongement de l'ordinateur, il peut contribuer à l'écriture d'un théologiciel qui fonctionnerait comme cloisonnement absolu, blocage de tout événement, annulation de l'avenir.
D'autre part le nouveau régime des télécommunications dont il fait partie contribue à disloquer les liens institutionnels, déhiérarchiser les savoirs, faire éclater le livre, réorganiser le champ de l'édition et du droit, forger dans la pratique un nouveau concept du politique.
Il y a donc duplicité. Comme les media et les télé-technologies, L'Internet une pratique spectrale où le rapport à la parole, au langage et au savoir est toujours remis en jeu.
Les concepts derridéens : la différance, la trace, la déconstruction sont à l'oeuvre au coeur du réseau (comme ailleurs). L'électronique élargit leur champ d'action.
Les philosophes et autres intellectuels ne doivent pas rester passifs devant ce phénomène. Ils peuvent proposer de nouvelles normes leur permettant de se faire entendre dans l'espace public.
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