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Derrida, l'innommable                     Derrida, l'innommable
Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida  

Page créée par le scripteur le 25 décembre 2006.

[Derrida, l'innommable]

     
     
     
 
                   
                         

Ecrire l'innommable, le dire, le parler, c'est traquer l'impossible, l'indicible ou l'inouï, c'est aussi le désigner par des mots. Ainsi la différance dont l'inscription, impensable, n'a jamais été inscrite en aucune langue; ou la trace, scellée depuis toujours. Ces notions évoquent un mouvement originaire dont on ne peut rien dire.

Innommable est l'autre absolu et ce qui le représente : le dégoût (parergon de la troisième Critique de Kant) ou, à la même place, un art du tout-autre.

En poussant la déconstruction, on aboutit, non sans crise, à des notions qui ne peuvent se dire dans le langage du logos : une subjectivité qui serait absolue, un au-delà du savoir absolu, une voix déconstruite (qui implique de déconstruire l'oeuvre de Derrida elle-même). Il y a là un imprononçable, un schibboleth.

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Propositions

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La différance est innommable et son inscription impensable car sa trace s'efface elle-même; imperceptible, elle a disparu dans l'oubli

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La différance est le concept ultra-transcendantal de la vie qui permet de penser la vie et qui n'a jamais été inscrit dans aucune langue

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Dans le texte sans voix de la métaphysique, la trace est scellée, innommable; on ne peut que l'affirmer dans un certain rire, partout et toujours

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Innommable est la subjectivité absolue : un étant identique à soi présent comme substance

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Ce qui suscite le dégoût est innommable dans le système logocentrique : c'est l'autre absolu, indicible, auquel aucune représentation ne peut se substituer

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Le moment de la crise est toujours celui du signe : et s'il restait vide de sens?

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Un art impossible à arraisonner ne se laisserait ni questionner, ni nommer : comme celle du tout-autre, son énergie resterait inassimilable et absolument refoulée

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Un art non-logocentrique occuperait la même place que le dégoût : insubstituable, irreprésentable, innommable, impossible à arrêter, même par le mot qui le désigne

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Ce qui excède l'époque du logocentrisme (celle qui, comme histoire, clôt le savoir) n'est rien : ni la présence de l'être, ni le sens, mais autre chose qui n'a pas de nom

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On ne peut déconstruire la transcendance de la voix sans s'enfoncer vers l'innommable

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On peut déconstruire l'oeuvre de Derrida à partir de son innommable : la voix

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Le schibboleth de Derrida est la voix prononcée, mais innommable

     


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