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TABLE des MATIERES :

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Sur la Cabale                     Sur la Cabale
Sur les judéités               Sur les judéités  
Sergueï Dmytryk - "La beauté de la lettre", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 octobre 2005

[La Cabale est de tous les temps, y compris les temps actuels]

Autres renvois :
   

La Cabale cachée de Jacques Derrida

   

Sur le retrait

   

Derrida, retrait, effacement

Tora, talmud

                 
                       

A cheval entre la philosophie et le commentaire biblique, la Cabale n'a jamais cessé d'avoir un impact sur nos contemporains. Nous la pratiquons avec d'autres grilles de lecture, sans perdre de vue les quatre niveaux d'interprétation, comme les maîtres les plus récents, de Gershom Scholem à Moshé Idel, Charles Mopsik ou Benjamin Gross (je ne cite que ceux qui sont accessibles en langue française), en passant par Jacques Derrida, si l'on admet qu'il puisse avoir lui aussi sa Cabale cachée.

Probablement née en Provence, partant du simple point, elle a fait surgir les sefirot du néant. Elle a fait prononcer les 22 lettres de l'alphabet hébraïque (sauf l'aleph imprononçable) par la voix, les a comptées (guematria) et combinées de toutes les façons. Elle a soutenu avec presque mille ans d'avance la proposition post-moderne selon laquelle le texte est son propre auteur. Elle a fait espérer le salut et le dévoilement (galgal) - sans grand succès.

Au 13ème siècle, Abraham Aboulafia était persuadué que, par la déconstruction des mots et la permutation des lettres (tserouf), il deviendrait prophète ou messie.

Au 16ème siècle, Isaac Louria y a introduit trois innovations majeures : le retrait (tsimtsoum), la brisure des vases (chevirat hakelim), la réparation (tiqoun). Un temps de concentration, un temps d'éparpillement et un temps d'unification. Ce système n'est pas dialectique. Il ne vise ni la cohérence, ni l'harmonie. Dès le début, un reste (rechimou) le perturbe, et ce reste est inéliminable.

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Propositions

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Tsimtsoum signifie originellement "concentration" ou "contraction", mais il est mieux traduit par "retraite" ou "solitude"

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La chevirat hakelim est la brisure des vases où des étincelles de lumière étaient contenues

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La brisure des vases tient à la nécessité de donner une existence séparée au pouvoir du mal en l'éparpillant dans les klipot

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[Tiqoun]

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Un rechimou, résidu de lumière divine, reste dans l'espace dont dieu s'est retiré

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[On ne sait pas si la voix hébraïque est toujours audible]

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La Cabale fusionne l'auteur (Dieu) et le livre (la tora), tandis que Derrida résorbe l'auteur dans le texte, lui conférant son infinité

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[Sur les lettres hébraïques]

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Pour Aboulafia, la logique du tserouf est supérieure à toutes les autres logiques

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Le tserouf d'Aboulafia (mystique de la permutation des lettres) repose sur une logique messianique de la déconstruction

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[Cabale, les sefirot]

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Il y a quatre méthodes (ou niveaux) d'étude de la tora, comme les quatre lettres du pardès

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Louria introduit trois innovations dans la Cabale, qui sont des moments dans la création : tsimtsoum (retrait), chevirat hakelim (brisure des vases), tiqoun (réparation)

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Isaac Louria (1534-1572) croyait être le messie, fils de Joseph

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[Sur l'aleph]

     


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