Après tout, le point n'est qu'un effet de subjectivité. Par une sorte de captation, il nous accroche au discours, il nous y capitonne. C'est bien ce que nous attendons de lui, avec crainte et angoisse, car il peut nous lâcher à chaque instant. Alors, aucun cri ne le retient. Nous chutons avec lui. On comprend qu'il ne soit pas confortable de ne reposer que sur cela, un point.
Ce point enfoui est silencieux, mais nous l'entendons, nous l'entendons comme bruit et silence. Nous l'absorbons par toutes les pores de nos corps, y compris la bouche. Il est invisible, mais nous le repérons sur une image ou une photo.
Il faut un long chemin pour repérer l'autre point, celui qui est venu au commencement, celui qui s'est retiré du néant et qui continue à se retirer dans la vie courante, même quand on l'entend. On hésite à l'évoquer, car il brûle les mots. Il est gommé dans l'actualité mais se lit à vif dans certaines images. |