Il n'y a pas de sujet absolu. C'est l'un des acquis de la post-modernité. Le sujet est divisé, dissocié, etc... Plus la portée de la voix s'étend, et moins il trouve une parole sûre sur laquelle s'appuyer. Un sujet libre, du genre humaniste, existant dans l'évidence de la présence, n'y comptez pas. Il restera toujours un angle ou une dimension sous laquelle il se sera retiré - et il n'est pas exclu qu'il se retire tout à fait, nous laissant à un univers de machines.
Un sujet n'a pas de substance : il n'est qu'un effet de capitonnage, un point où le signifiant s'accroche à l'autre signifiant. Pour faire tenir la subjectivité, on multiplie les béquilles. L'ordre symbolique en est une, comme l'explique Lacan sous le nom de politique de l'autruiche.
Une oeuvre d'art fait parler le sujet, mais elle s'en détache nécessairement. Entre le tableau classique, qui codifiait les règles de la représentation, et l'effacement radical du sujet, toutes les positions sont possibles dans l'art à l'égard du sujet.
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