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Mode d'emploi

     
     

 

TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Garantie, assurance                     Garantie, assurance
               
Scripteur - "Parcours et cheminements", Ed : Idixa.net, 2005-2008, Page créée le 12 avril 2007

[Garantie, assurance]

Autres renvois :
   

Derrida, la garde

   
   
                 
                       

Il nous faut un garant, nous le désirons, nous l'appelons, nous ne pouvons pas nous passer de cette fonction qui, depuis la mort de dieu, semble vide.

La croyance qu'on peut trouver un garant en soi-même, dans le propre, n'est pas morte. Elle trouve sa pleine expression dans l'humanisme. L'art moderne s'est cru autonome, et l'art contemporain se présuppose autoréférentiel.

La prolifération des images en tient lieu, et aussi leurs règles de construction, par exemple la perspective.

Pour la psychanalyse, c'est un père, un tiers. Pour Derrida, c'est un double, un simulacre de "je" qui intervient dès la première trace. Pour Heidegger, il faut prendre acte de ce que seul le néant, le rien peut occuper cette place. Ces postures reconnaissent que rien n'assure que le garant réponde. On s'accroche comme on peut.

Il nous arrive de nous élancer, en l'absence de toute assurance, par l'écriture ou par l'oeuvre. Un messianisme dégagé de tout moralisme irait dans ce sens.

On invente des systèmes de protection : une économie tend à rassurer contre toute menace même innommable (comme la différance), mais elle n'est pas à l'abri des crises ni des scènes de famille. On multiplie les principes rhétoriques, comme le principe de précaution.

L'Internet est un phénomène jeune dont les dispositifs de croyance ne sont pas encore stabilisés. Le premier qu'il a inventé est l'interface (mimer sur un écran une consistance imaginaire). Sans elle, il ne pourrait pas fonctionner, il serait réduit à un effet de flux insupportable.

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Propositions

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Il nous faut éprouver dans le rien la vaste dimension ouverte qui nous donne la garantie d'être

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Le nom humaniste de l'homme dans la pensée classique est celui de cet être qui a rêvé la présence pleine, le fondement rassurant, la fin du jeu

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Ebranler le monde figuratif revient à mettre en question les garanties de l'existence

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Dès le commencement, le discours d'assistance qui force à dire "je" (simulacre d'identité) prolifère avec le texte

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La perspective a été conçue comme instrument d'illusion plutôt que comme construction légitime de l'espace

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La spécificité de l'écriture (graphein) est l'absence du père : elle est une orpheline qu'aucune assistance ne vient prendre en charge

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Une oeuvre (ergon) est un "pharmakon" dont aucun père ne répond - comme l'écriture

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Paysage avec maison et personnages (Haïm Soutine, 1918)

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Une scène de famille met sans cesse en question la maîtrise des pharmaka qu'on devrait se transmettre de père légitime en fils bien né

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La différance rassure dans une économie, elle met en réserve

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Pour préserver le concept autoréférentiel et humaniste de l'art, il faut échapper à la dissémination à quoi nous contraignent les images, c'est-à-dire les tuer

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Internet ne peut pas fonctionner sans une garantie de sécurité, de transparence et de stabilité

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L'Internet est le lieu d'une tension entre la liberté comme effet de flux et la liberté comme garantie du propre

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Le principe de précaution se détruit lui-même car, si son application peut avoir des conséquences pires que sa non-application, il ne faut pas l'appliquer

     


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