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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
[La] matrice derridienne (ce qui s'en prescrit)                     [La] matrice derridienne (ce qui s'en prescrit)
Sources (*) : Le Derridex, aux fins de laisser venir l'"autre livre"               Le Derridex, aux fins de laisser venir l'"autre livre"
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 4 mai 2011 Inoculer, prémunir, désactiver

[La matrice derridienne (ce qui s'en prescrit)]

Inoculer, prémunir, désactiver
   
   
   
                 
                       

--- On supposera, sans préciser le détail, une phrase princeps, non démontrée car indémontrable, qui serait le point de départ matriciel du reste. Ce serait : Il faut de l'à-venir. C'est une phrase correcte, quoique nullement constative. Tout part d'une exigence, d'un commandement qui n'aurait aucune valeur si l'on n'y croyait pas; mais on y croit. J'imagine qu'on pourrait présenter les choses autrement, mais je n'ai pas trouvé de meilleure solution. Je dirai donc : "Il faut", en pointant les phrases que vous pouvez lire sur la colonne de droite. Ces phrases ne sont pas quelconques, ce ne sont pas n'importe lesquelles, ce sont les résultats d'une (ou de plusieurs) lecture.s. La liste n'est pas finie, mais pas non plus infinie. La liste n'est pas privée, elle est publique, partageable, mais ni universelle, ni obligatoire. Disons que le "Il faut" n'a pas la brutalité d'un commandement ou d'un impératif. Il t'oblige délicatement, avec une certaine précarité, dans le double sens du mot, falloir et faillir. Il faut, dans le "il faut" et aussi entre les "Il faut" laisser de la marge. Qu'on nomme cela devoir, principe, maxime ou encore axiome (tout dépend de la façon dont c'est reçu), il y en a plus d'un, et s'il y en a plus d'un, l'incertitude est de mise. C'est pourquoi la théorie ne suffit pas, il faut aussi le récit.

--- Mais revenons à la phrase : Il faut de l'à-venir. L'expression à-venir est substantivée, elle ressemble à un concept; mais c'est un faux concept, un quasi-concept comme dirait Derrida. On n'arrivera jamais à le définir, à le déterminer de manière claire et univoque. C'est un concept sans contenu, qui appelle un premier mot comme, par exemple : démocratie à venir, livre à venir, déconstruction à venir, oeuvre à venir, être à venir, éthique à venir, appel à venir, humanités à venir, langue à venir, messianisme à venir, ou encore époque à venir, contemporain à venir et même Derrida à venir. Chaque fois, "à venir" est précédé par un mot qui porte un héritage passablement lourd, pesant. Dire de ce mot qu'il est "à venir", c'est aussi, en même temps, en reconnaître, voire assumer, la longue tradition. On ne se débarrasse pas facilement de la démocratie, du livre, etc. En ajoutant à chacune de ces expressions la métaphrase ou métaobligation Il faut de l'à-venir, on les met en mouvement en espérant que quelque chose en surgira. Entre le "il faut" et l'"à venir", entre l'exigence et l'indétermination absolue, la tension est maximale.

 

 

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Propositions

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[Derrida, l'acquiescement, le "oui"]

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[Derrida, principes inconditionnels, inconditionnalités]

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[Derrida, serment, parjure]

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[Derrida, l'hospitalité]

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[Derrida, le don]

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[Derrida, liberté, libertés]

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[Derrida, le sacrifice]

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[L'oeuvre suspend les savoirs, elle oblige à en inventer de nouveaux]

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[Il faut, pour exposer une oeuvre, un lieu qui, malgré la mise en ordre, ne la restitue à aucun savoir ni aucune appropriation]

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[Nul ne peut garantir les "droits" d'un auteur sur une oeuvre]

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[Oeuvrer, c'est laisser s'ouvrir l'espacement]

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[Et il faut laisser oeuvrer la trace]

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[Il faut accueillir le référent, le crypter, le fabriquer, le réinventer, le mettre en mouvement]

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[Et pour chaque œuvrance singulière, il faut inventer un autre idiome]

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[Derrida, l'éthique]

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[Le tout autre qui arrive, avant l'éthique, en-dehors de toute économie et sans calcul, c'est l'"éthique même"]

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["Avant" l'oeuvre, il aura fallu un acquiescement, un "oui" qui s'oublie et se réitère dans l'oeuvre]

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[Il faut mettre le "oui" en oeuvre, avec ses paradoxes et la possibilité qu'en le contresignant, un tout autre "oui", un oui-rire, lui réponde et le ruine]

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["Je suis une oeuvre", dit l'oeuvre, cette mise en abyme]

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[L'oeuvre s'écrit à même le subjectile]

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[Derrida, responsabilité(s)]

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[L'oeuvre "digne de ce nom" menace les systèmes de l'art et de l'édition qui l'archivent, elle ruine l'autorité légitime qui la garde]

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[Toute oeuvre "digne de ce nom" entretient un rapport ambigu à l'institution qui l'accueille]

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[Derrida, la singularité]

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[Il faut répondre au pire : ce qui, irréductiblement, ne répond pas]

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[Et il aura fallu se laisser infecter tout contre le pire, le contrer]

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[Une oeuvre déliée du logocentrisme viendrait à la place du dégoûtant : irreprésentable, innommable, elle serait impossible à arrêter, même par le mot qui la désigne]

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[Ce qui advient au-delà du politique, au-delà du souverain - on ne peut l'évoquer qu'obliquement]

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[Il faut penser un "autre" concept de tolérance, un principe fondé sur l'hétérogénéité irréductible de l'autre]

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[Derrida, nos tâches, "Il faut"]

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[Un triple essai sur le nom (Jacques Derrida, 1987-1993)]

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[Tu es, toi aussi, engagé par un concept d'oeuvre qui t'oblige, même si son contenu reste à venir]

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[Et il faut collecter, accueillir, porter - au risque de la trahison ou du plagiat]

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[Toute déconstruction à venir est suspendue à la question du nom, de la signature]

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Il faut saluer le seul dieu qui puisse encore nous sauver, un dieu sans souveraineté

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[Il s'agit de laisser s'écrire un autre nom : un nom tout autre que nul n'aura jamais prononcé, un nouveau nom très vieux que personne n'aura jamais entendu]

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- Le scripteur : "Ce qui s'en écrit", de la matrice derridienne, est signé du scripteur, alors que "ce qui s'en restitue" et "ce qui s'en raconte" sont des pages signées par d'autres personnages qu'on nomme fictifs, bien qu'au fond cela ne fasse pas grande différence, il faut bien qu'une signature en vaille une autre. Si j'ai fait ce choix-là, c'est pour me rapprocher des usages académiques (comme si ma "propre" signature procurait une sorte de garantie de sérieux) et aussi pour signaler un autre genre de lisibilité. Mais j'espère que le lecteur n'est pas dupe. Entre ces différents écrits, je ne pense pas qu'il puisse y avoir de degré hiérarchique.

 


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