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TABLE des MATIERES :

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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'indemne                     Derrida, l'indemne
Sources (*) : [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)               [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée par le scripteur le 21 juillet 2010 L'oeuvre intacte, et contaminée

[Derrida, l'indemne, l'immun, l'intact]

L'oeuvre intacte, et contaminée Autres renvois :
   

Derrida, auto-immunité

   
   
                 
                       

1. Un acte de foi.

Toute croyance suppose un acquiescement, un dire "oui" à l'autre, un axiome sans lequel il n'y aurait ni loi, ni droit, ni contrat. Aucune vérité ne serait crédible, aucun lien fiduciaire ne pourrait s'instaurer sans cet acquiescement. Il faut que cet axiome reste intact, qu'il reste sain et sauf. Cette loi de l'indemne qui conditionne le lien social est commune à la raison, la science, la religion. C'est leur chose même. Une inhibition nous saisit et nous oblige à faire halte. Pourquoi la respectons-nous? Aucune contrainte ne s'exerce. La porte est ouverte, comme celle de la loi, mais nous ne la franchissons pas, nous obéissons à un sentiment quasi-mystique, un ordre qui nous intime de rester en-deça d'une barrière invisible.

Si l'on pouvait décrire l'indemne de manière positive, ce serait le pur, le propre, l'intègre, le non-contaminé. Ce serait le sentiment de pudeur, de scrupule ou de respect qui nous lie à l'autre. Ce serait l'original - protégé par le droit d'auteur - auquel il ne faut pas toucher, l'être pur qui nous rassure et nous inquiéte en même temps, ou encore le moi vivant, le moi corporel et glorieux.

 

2. Altération et protection.

Il faut de l'indemne, du vierge, du propre, de l'immun, de l'intact ou de l'intouchable, pour se défendre contre ce qui pourrait l'altérer : l'autre, la différance ou la dissémination. Le mouvement d'auto-immunité est double : (1) l'indemne est inséparable de ce qui le menace, (2) ces deux veines sont irréductibles l'une à l'autre. Toute pensée est contaminée par l'autre, par l'hétérogène; l'indemne est inséparable de ce qui l'infecte.

On trouve dans les trois monothéismes des alliances et épreuves qui mettent l'indemne à l'épreuve. Avant Saint Paul, le judaïsme avait inventé la circoncision, qui entame le corps pour le rendre intact.

 

3. Fétichisation.

Ce qui est indemne ou supposé tel tend à prendre de l'ampleur, à se gonfler de présence vivante. Il faut cet effet phallique pour idolâtrer, fétichiser, entretenir la foi.

Toute pensée qui cherche à restaurer l'originel ou l'authentique relève de cette logique. C'est le cas par exemple de la pensée de Marx, quand il soutient que tout commence par la valeur d'usage, et que tout doit y revenir. Mais si un tel mouvement cyclique pouvait aboutir à une immunité absolue, plus rien arriverait, ce serait le mal absolu.

 

 

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Propositions

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La religion et la raison ont la même source qui se divise en s'opposant à elle-même : le lieu de la croyance, de la fiabilité, de la fidélité, du fiduciaire et de la foi

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[Science et religion sont indissociablement liées, dans une logique d'auto-immunité de l'indemne]

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Dans sa duplicité, son ellipse originaire, la religion exige et exclut le sacrifice et la prière

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L'indemne, c'est l'être dans sa propriété

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Le moi vivant est auto-immune : il accueille l'autre en-dedans et dirige, pour lui-même, ses défenses contre lui-même

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"On ne peut pas toucher à l'original"; il faut cet axiome - qui garantit la pureté de l'original - pour interpréter, déplacer, traduire et inventer

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Le droit d'auteur suppose un "original" pur, vierge, intouchable et identique à soi

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Une immunité absolue de la raison serait le mal absolu où plus rien n'arrive, tandis qu'en laissant exposer une passivité, une vulnérabilité, la raison laisse venir l'imprévisibilité de l'autre

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Les deux sources de la religion présupposent un axiome unique, irréductible mais double, qui doit rester intact et donner lieu à un acte de foi

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Un lien entre singularités (relegere) fait de scrupule et de respect précède toute religion positive qui lie les hommes entre eux ou avec Dieu (religare)

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La religion croise deux veines irréductibles l'une à l'autre : croyance en un tout-autre auquel on peut accorder foi, crédit; expérience de l'indemne, du sacré ou du saint

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Une structure universelle de la religiosité est l'arrêt, la halte respectueuse devant ce qui doit rester sain et sauf

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L'indemne, le propre, n'est-ce pas la chose même de la religion?

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L'interdiction de la loi n'est pas une contrainte impérative mais une différance : "je t'ordonne de ne pas venir jusqu'à moi"

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L'effet phallique tient ensemble les deux sources de la religion : ce qui est intact, indemne, automatique (le machinique); ce qui se gonfle de présence vivante (la foi)

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Une circoncision est une épreuve de l'indemne

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Pour Marx, la valeur d'usage est une chose pure, sensible, intacte, originelle, identique à elle-même

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Le concept "pur", chez Derrida, c'est ce qui permet de penser la contamination

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