Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Lévinas, le sujet, le moi                     Lévinas, le sujet, le moi
Sources (*) : Les mots d'Emmanuel Lévinas               Les mots d'Emmanuel Lévinas
Emmanuel Lévinas - "Totalité et infini (Essai sur l'extériorité)", Ed : Livre de Poche, 1971, p333

 

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[La subjectivité se produit comme séparation : partir de soi, c'est ouvrir la dimension de l'intériorité]

   
   
   
                 
                       

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1. Il n'est de sujet que séparé de l'autre.

Selon Lévinas, un être qui se réfère à soi, qui se tient de soi, qui s'accomplit dans la solitude comme jouissance ou bonheur, implanté dans son corps, retiré dans sa maison, reçoit son existence de la séparation. Il se suffit radicalement à lui-même, jusqu'à s'affirmer comme athée. Mais la conscience de soi, accomplie positivement, n'implique pas la négation de l'être dont elle se sépare. Elle n'empêche pas l'accueil du visage ni l'hospitalité. L'être séparé s'identifie au Même, mais ne se définit pas par rapport à un tout.

Ici Lévinas s'oppose à la pensée métaphysique de l'intentionnalité. Le sujet n'est pas un être fini qui a une idée de l'infini ou qui se le représente. C'est un sujet qui parle face à face avec l'Autre. Quand il est mis en présence d'un interlocuteur concret, séparé, il entre en rapport avec l'altérité. Il n'y a dans cette relation ni mythologie, ni religion : le contact avec l'autre suffit pour faire surgir l'infini. La subordination à Autrui en tant qu'unicité et visage est le produit de sa liberté.

 

2. Intériorité.

L'intériorité ouvre le temps infini de la fécondité. Le sujet a une relation ambiguë avec son corps. D'une part le moi est l'identité par excellence, son être consiste à s'identifier. Mais d'autre part la vie intérieure reste secrète et se refuse au concept. Le corps vertical s'ouvre au désir. Il s'expose à l'absolument autre. Cette ambiguité se retrouve dans l'oeuvre d'art, et aussi dans la sexualité.

 

3. Le sujet-otage.

Par cette séparation radicale, le sujet s'écarte de lui-même pour accueillir l'autre. Il ne devient sujet que comme responsable d'autrui, hôte, otage. Ce retrait n'arrive pas dans un second temps, mais pré-originellement, dans un moment ou quasi-moment traumatique. Il faut cette persécution, cet assujettissement à l'autre, pour faire émerger le sujet.

Le psychisme est comme la pensée : il résiste à la totalisation.

 

 

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Propositions

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Pour contempler un monde, le sujet, retiré des éléments et de la jouissance immédiate, doit d'abord se recueillir dans l'intimité de la maison

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Pour accueillir la révélation d'un infini épuré de tout mythe, il faut un interlocuteur, un être séparé c'est-à-dire athée

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La séparation entre le Même et l'Autre n'est pas une chute ni une déchéance, elle est demandée par l'idée de l'infini

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Le Moi est l'identité par excellence, l'être dont l'exister consiste à s'identifier, à retrouver son identité à travers tout ce qui lui arrive

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L'éthique, c'est l'interruption de soi par soi : une séparation radicale qui conditionne l'hospitalité et la subjectivité du sujet hôte, otage, responsable d'autrui

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Le psychisme est la possibilité de l'athéisme : cette séparation si complète que l'être se maintient tout seul, chez lui, sans être cause de soi

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Le psychisme est l'événement d'une séparation radicale dans l'être : la révolution induite par la pensée en tant qu'elle résiste à la totalité

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[Lévinas, l'autre, l'altérité]

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Avec le sujet-otage, ce quasi-moment pré-originaire d'accueil du tout autre, du Il, du séparé, Lévinas subordonne le concept de sujet à une éthique du retrait, de l'hospitalité

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En se dressant du bas vers le haut, le corps s'ouvre au désir, il est moi tout en vivant dans l'autre

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Le corps est ambigu : d'une part "être corps" c'est se tenir (être maître de soi), d'autre part c'est être encombré de son corps (être dans l'autre)

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[L'essence de la jouissance est la transmutation de l'autre en Même]

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Il est impossible de se faire une idée de la totalité humaine, car les hommes ont une vie intérieure, secrète, qui interrompt la continuité du temps historique

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Le moi est solitude par excellence, ipséité irréductible à un genre; en lui, par l'exigence de bonheur, s'accomplit concrètement la rupture de la totalité

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[La fécondité est une relation avec un avenir, qu'on ne peut réduire à un pouvoir sur des possibles]

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Par la sexualité, le sujet entre en rapport avec l'absolument autre

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Si les oeuvres, livrées au champ anonyme de la vie économique, ne signifient pas par le langage et la parole, elles demeurent dans le Même

 


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