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Le récit de l'Orloeuvre
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                 
 
                     
Proposition orlovienne                     Proposition orlovienne
Sources (*) : Idixa, la demeure de l'Orloeuvre               Idixa, la demeure de l'Orloeuvre  
Scripteur - "Parcours et cheminements", Ed : Idixa.net, 2004-2009, Page créée le 25 janvier 2008

 

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[Sur la proposition orlovienne]

   
   
   
                 
                       

Disons que la proposition est l'unité de base de l'Orloeuvre comme elle est l'unité du discours. Mais elle est d'abord (plus modestement) une hypothèse. Offerte à la lecture, elle peut être testée, contestée, niée, repoussée - et aussi exploitée, citée, transformée, bousculée. C'est aussi (entre autres) un fragment, un aphorisme, une adresse, une invitation, une promesse. Reprenons.

Le Trésor de la Langue Française propose plusieurs définitions pour le mot proposition :

- fait de mettre devant les yeux, en vue d'offrir;

- fait de soumettre quelque chose à la réflexion, à l'évaluation, à l'approbation;

- fait de soumettre une offre à l'acceptation, cette offre elle-même;

- fait de proposer quelqu'un à un poste, un grade, une distinction.

La proposition orlovienne est tout cela à la fois, et en outre :

- elle est unique, singulière. Sous cet angle, elle ne peut pas faire système, et à la limite elle usurpe ce statut de proposition. Comme les phrases d'Artaud, elle est inséparable de son support (Internet), son subjectile. Elle est prélevée quelque part, ce qui est à la fois légitime et illégitime.

- elle est rattachée à une ou plusieurs sources, énoncée par quelqu'un, soutenue par un visage. Sous cet angle elle prend de la hauteur, elle enseigne.

- elle s'articule avec d'autres propositions, en tant qu'élément d'un ou de plusieurs cheminements, d'un ou de plusieurs montages qu'elle peut déborder.

- enchaînée à d'autres propositions dans une machine d'écriture, elle est porteuse d'une productivité imprévisible. Chaque fois, elle émerge comme une invention qui peut, paradoxalement, faire système et ne pas faire système.

- elle n'est interprétable que par une lecture, c'est-à-dire par le biais d'une autre proposition.

 

Pas de pause donc, dans ce genre de proposition, ni de repos, ni de réponse. Ce qui se dispose là ne se pose jamais définitivement.

 

 

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Propositions

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La "proposition", qui désigne dans l'analyse du langage une "unité complexe intermédiaire entre le mot (ou terme) et le discours", est aussi l'unité de base de l'Orloeuvre

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L'unité de base de l'Orloeuvre est la proposition, c'est-à-dire la page

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Toute écriture est aphoristique

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On a toujours le droit - mais on n'a jamais le droit - de prélever une proposition dans un texte

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[Dans l'Orloeuvre, on entend par "source" les éléments de signature et de date à partir desquels une proposition s'établit ou une page s'écrit]

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Dans la proposition se manifeste le caractère enseignant de toute parole : elle promet une réponse à celui qui se dirige vers autrui

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[Il faut considérer chaque oeuvre dans sa singularité, comme une proposition]

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L'objectivité de l'être se pose dans un discours, dans une proposition qui s'entre-tient entre deux points qui ne font ni système, ni totalité, ni cosmos

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Une promesse propose - rien à l'horizon ne l'assure ni ne la garantit : la pro-position mise en oeuvre ne peut être connue absolument

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Sur chaque proposition de l'Orloeuvre se greffent des supplements : autres propositions, controverses, images, textes ou trajets

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La lecture orlovienne est comparable à un montage

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Tout discours a la forme d'une structure d'interprétation, dans laquelle chaque proposition se laisse interpréter dans une autre proposition

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Chaque proposition ou sous-parcours de l'Orloeuvre déborde le parcours dont il fait partie

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L'"invention" moderne comme production, proposition, dispositif technique ou machinique tend à prévaloir sur la "découverte" comme dévoilement de la vérité

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Le texte philosophique fonctionne comme une machine d'écriture dans laquelle des propositions typées et enchaînées représentent l'intention de l'auteur

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Parcours et cheminements (2004-2010) [Entete]

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