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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, le projet idixien | Derrida, le projet idixien |
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| Source (livre) : |
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Derrida, la circoncision | Derrida, la circoncision |
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| Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, pages 181 et 184 | Un texte circoncis se passe du corps et de sa part incirconcise - il évite les citations qui seraient des incorporations |
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Cette formulation tente de concilier ce que Derrida dit p30, et les précisions qu'il apporte pp181 et 184. Ainsi le texte de Geoffrey Bennington publié au-dessus de Circonfession et intitulé Derridabase est-il circoncis (p30) car il ne cite pas Derrida, il "ose" tuer les guillemets (p181), il ne donne aucun fragment du corpus de l'auteur (ses phrases), il se passe de son corps, du corps de ses écrits pour n'en garder que la loi de production. Ne pas citer, c'est faire du texte un autre texte en son propre nom (la circoncision est aussi nomination). Le risque de cette posture est qu'un texte sans corps devient prévisible, fermé sur lui-même [dans la circoncision rituelle aussi, la fermeture sur la communauté peut prévaloir sur l'alliance hétéronome], il prive d'avenir. C'est un théologiciel. Derrida cite en 1990 son propre texte de 1977 (les carnets). Il n'avait pas encore compris, dit-il, ce qu'est la circoncision. Pourquoi? Il raconte le fantasme d'une circoncision ratée où l'infans, sanglant, tombe par terre. C'est un moyen de rester soi-même, enfermé dans son identité, sans accepter l'autre en soi. Citer, ce n'est pas incorporer ni introjecter, c'est laisser l'altérité s'installer dans la pliure de son propre texte. |
Avertissement sans frais pour le projet Idixa. Attention! Tuer les guillemets, être incapable de citer (comme Geoffrey Bennington), pourrait être une sorte de mauvaise circoncision, une simple séparation qui se désintéresserait du sang et des larmes. Citer doit être ici pris au sens fort. Ce n'est pas seulement faire signe à l'autre texte, ce que Derrida fait depuis le départ, ce n'est pas seulement parler autour d'une chose inarticulable (comme l'infans qui ne parle pas, non circoncis, qui n'a pas encore de nom), c'est mettre fin à une certaine fuite, c'est se rassembler, tendu vers l'avenir (comme dit Augustin) dans la région de l'abondance inépuisable (p185). Cela jette un certain éclairage sur le supposé "tournant" de 1990. S'il y a tournant, ce n'est pas vers l'éthique, c'est vers une circoncision, la bonne, celle de la fine lame de l'écriture derridéenne. |
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: Qylal |
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